L'intervention du conseiller d'état Laurent Moutinot
Après avoir fustigé le président de la France il n'est pas question, à Genève, de se mettre à faire l'histoire à la Sarkozy consistant à donner à lire des textes soigneusement choisis par le gouvernement de manière à inspirer les copies d'élèves dans la bonne direction, Laurent Moutinot aborde son dada, la lutte contre le négationnisme.

Mais qu'est-ce que le négationnisme?
Par exemple, comme le font les contributeurs à ce colloque, nier la responsabilité de MM. Nicole et Lebet, ainsi que celle de leur organisation, respectivement le parti socialiste genevois et le parti communiste dans la préparation et l'exécution de l'émeute provoquant la réaction de la troupe agressée, acculée à tirer, est-ce du négationnisme? Nier que le sang coulé, but de la provocation, devait servir de levier pour déclencher une grève générale, peut-être insurectionnelle, mais en tout cas ayant comme mobiles:
- donner une stature nationale à Léon Nicole parce que sa tentative de prendre le contrôle du parti socialiste suisse pour que ce dernier quitte la IIe Internationale pour rejoindre la IIIe, tentative nécessaire car d'une part, Nicole et ses partisans ont été largement minorisés lors du dernier congrès du PSS, donc l'espoir de prendre le pouvoir s'est évanoui, et que d'autre part, la participation de Nicole au Congrès d'Amsterdam, malgré l'interdiction qui lui en a été faite, risque de déboucher sur son exclusion. En fait, cette exclusion sera faite en novembre 1939, Nicole tentant de créer avec le parti communiste une organisation ennemie du PSS, qui va échouer du fait de l'interdiction du PCS et de ses filiales. Mais la collusion entre Nicole et les communistes est telle que ces derniers pourront continuer leur propagande sous la protection du PSG;
- pour le PCS, appliquer la ligne du Komintern, et venger son impuissance à perturber les derniers meetings de Géo Oltramare. Mais il y a aussi ce Brigitte Studer révèle: pourquoi il faut, coûte que coûte, neutraliser Nicole ce qui signifie: soit il devient un agent docile du Komintern, soit il est dénoncé jusqu'à son élimination politique comme social-fasciste, car il reste un danger pour le mouvement révolutionnaire, sa position "de gauche" empêchant la formation d'un parti communiste fort à Genève.
Quoi qu'il en soit, l'appel à la grève fut un fiasco total. Quant à Nicole, il accueillera les communistes dès 1937, exclu en novembre 1939, il formera la Fédération socialiste suisse, camouflage du parti communiste interdit. Léon Nicole, dès 1932. a été un fidèle larbin de Staline!.

Les Amis de l'URSS, association à laquelle participe Nicole
Encore une filiale du Komintern!
Après Laurent Moutinot avoue le financement, pour donner des champs d'ouverture à ses copains qui se spécialisent dans la négation des crimes communistes, comme Jean-François Fayet qui, dans une publication sur Woldemar Wehrlin, "oublie" la Grande famine de 1932-33, Holodomor en Ukraine. Enfin, le conseiller d'état explique qui'il essaie de mettre en oeuvre, à la demande de la CGAS (Communauté genevoise d'action sysndicale) [qui nie les sommations!], c'est d'ouvrir dans les archives un certain nombre de documents que nous avons, ou que nous avons peut-être. Cela vous intéressera d'apprendre que la CGAS m'a demandé de lui fournir un plan de l'endroit où sont tombées les victimes du 9 novembre 1932. Mais ce plan n'existe pas dans les Archives d'Etat, il n'existe pas dans les dossiers de police, il n'existe pas dans les archives du pouvoir judiciaire puisqu'elles sont versées au Conseil d'Etat. Il y a encore l'Armée
Laurent Moutinot tait un fait révélé par Brigitte Studer: après son élection au Conseil d'Etat, Léon Nicole a été en charge de la police, ce qui devait être utile à Moscou, et quand il a été renvoyé par le peuple, les archives ont été emportées. Selon André Rauber, sa femme a tout brûlé!
Ensuite, Laurent Moutinot continue sur son sujet favori, lui-même. Ainsi, il rappelle sa lutte pour les mendiants à la page 210.
Evidemment, il fallait pour un tel public, parler du fasciste Christoph Blocher: comment se fait-il que Christoph Blocher arrive à monopoliser et à réécrire l'histoire en faveur de l'UDC, sans que cela pose le moindre problème à quiconque?. C'est le scoop du colloque! Ainsi donc Michel Caillat, Bernard Degen, Jean-François Fayet, François Godicheau, Charles Heimberg, Paul Pasteur. Stéfanie Prezioso, André Rauber, Marco Scavino, Marco Tackenberg, Luc van Dongen, Marc Veuilleumier, Dominique Wisler, Marco Tackenberg, Hans-Ulrich Jost, Mauro Cerutti, tous falsifieraient l'histoire, y compris et totalement celle du 9 novembre 1932, cela au service de l'UDC! Nom d'un chien, des agents doubles!
A propos de l'UDC, ce parti s'appelait le PAI durant les années 1930, et il a combattu le nazisme sans faille, alors que le parti socialiste genevois, le parti de Laurent Moutinot servait Staline. Mais cela ne dérange pas d'avoir servi l'horrible régime soviétique qui a déporté, affamé et fusillé plus de 10 millions d'individus, durant les années 1930, ces années où Léon Nicole, le PSG et son organe, Le Travail célébraient l'URSS et son génial chef. Staline. Evidemment, les nouvelles décrivant la réalité soviétique étaient censurées mais dénoncées comme des calomnies, ce qui fait de ces gens les complices de ces millions de crimes. Mais le négationnisme des crimes communistes n'est pas condamnable: une loi à deux vitesses!
Et comme exemple, celui de Hans Erni, qualifié de trop à gauche alors qu'il a adhéré au PCS en 1937, au moment de la Grande terreur et des procès de Moscou, victime de la Banque nationale qui a écarté son projet pour des nouveaux billets. Comme toujours, on cache le contexte, celui de l'horreur soviétique et ainsi, les millions de victimes de la répression soviétique n'existent pas.
Il termine son intervention en s'indignant contre une histoire officielle mais ce colloque où des historiens payés par l'état, dans un colloque subventionné par ce même état, fabrique une légende du 9 novembre 1932 au service de la gauche socialiste et communiste! Ah, il est fort ce Moutinot!
PS: alors qu'il était membre du Conseil d'Etat, Léon Nicole est resté directeur du Travail. De plus, que Léon Nicole, un agent de Staline soit ministre de la police n'a jamais été analysé! Pourtant, dans une ville comme Genève où siège la Société des Nations, le chef de la police peut apprendre des faits importants sur des membres de gouvernements en exil occupés par l'URSS, et qui essaient de se faire entendre par la SdN ou de rapporter des informations sur les nomreux crimes soviétiques. Par exemple, il y a eu une campagne commandée par Moscou pour que l'Ukrainien Konovalets soit expulsé de Suisse, ce qui fut fait. Jusqu'à quel point Nicole, le PSG et Le Travail sont-ils impliqués? Ce qui est sûr, c'est que ce patriote ukrainien fut assassiné à Rotterdam par un agent du NKVD, Soudoplatov, (par le biais d'un colis piégé) le 23 mai 1938.

Le récidiviste Gross, insulteur et provocateur, doit être frappé, une fois pour toutes, avec sévérité.
Le Travail du 7-7-36 n'hésite pas à dénoncer et Léon Nicole a déposer plainte!