Colloque sur la manifestation du 9 novembre 1932

“La faute à Léon Nicole?” d'André Rauber

“En tentant de surcroît d'accréditer la légende d'un complot révolutionnaire délibéré du leader socialiste et de la gauche genevoise: avant de devoir se rabattre sur la thèse d'une volonté de ce dernier “d'avoir provoqué intentionnellement la foule à former un attroupement qui a manifesté par des voies de fait l'intention de résister à l'autorité cantonale”; laquelle avait autorisé le meeting provocateur de l'Union nationale”.

En quoi, ce meeting était-il provocateur? Démontrer que Nicole et Dicker étaient des agents de Moscou, étaient le stricte vérité!

Pour la gauche genevoise, il faut comprendre le parti communiste, et cette amnésie révèle qu'André Rauber fait partie du parti du Travail, successeur ce ce parti. Ce pseudo historien réussit l'exploit d'oublier le parti communiste suisse dans les 12 pages de son article.

Ainsi cela permet de falsifier totalement la réalité de l'émeute oranisée par MM. Nicole et Lebet, de même que la virulente lutte entre le parti communiste et le parti socialiste, accusé d'être des social-traîtres à la solde de la bourgeoisie. Car, avant le 9 novembre 1932, et après, un combat incessant oppose les socialistes et les communistes, celui de la III Internationale (le Komintern) et la IIe Internationale social-démocrate!


Le PCS en faisant de Furst, membre du parti communiste genevois un martyr, alors qu'il faisait partie des provocateurs, tente un coup double: faire croire que le parti est victime et de plus, Furst ayant été exclu de la FOMH, syndicat contrôlé par le parti socialiste suisse, nouvelle preuve que ce dernier est un social-traître, et que seul le parti communiste défendrait la classe ouvrière.

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