Colloque sur la manifestation du 9 novembre 1932
La lente agonie de la démocratie en Autriche du 15 juillet 1927 au 12 février 1934 de Paul Pasteur
A la page 139, commence par les affrontements entre les socialistes démocrates et les conservateurs, dont la rivalité permettra aux socialistes nationaux, les nazis, de l'emporter. Le 30 janvier 1927, affrontement entre des partisans du Schutzbund, organisation paramilitaire de la social-démocratie, et les Frontkämpfer, milice conservatrice. Evidemment, les méchants Frontkämpfer affrontent les bons Schutzbund, deux hommes tirent sur les manifestants sociaux-démocrates et tuent un invalide de guerre et un garçonnet de 8 ans. Pasteur mentionne un non-lieu le 14 juillet 1927 mais a-t-on identifié et arrêté les assassins? Etaient-ce des excités du Frontkämpfer ou des agents provocateurs nazis ou communistes?
Car à qui profite ce double crime?
Ces deux morts sont instrumentalisés pour exarcerber les tensions sociales, un des principes de base l'agit-prop. faire de ces meurtres un symbole qui focaliserait la haine des masses. Et le non-lieu du 14 juillet 1927 est du pain béni pour les agitateurs! Une énorme foule se rue sur le Palais de Justice qui est saccagé. Les dirigeants sociaux-démocrates apparaissent trop tard écrit Pasteur. Et quand les pompiers tentent d'éteindre de bâtiment en feu, des coups de feu éclatent. De l'huile sur le feu! Les dirigeants sociaux-démocrates rencontrent le chancelier Mgr Seipel: En un instant, celui-ci comprend qu'ils ont peur de suivre «la masse ouvrière», peur de la guerre civile!. Seipel ordonne à Johann Schober, préfet de police, de réprimer les troubles. Bilan du massacre du 15 juillet 1927: 89 morts et à plus d'un millier de blessés! Bilan politique: les sociaux-démocrates sont, à choix, des social-traîtres, des couards ou des escrocs!
Une partie des ses militants et sympathisants du SPÖ créent revuesm comme Der Linke Sozialdemokrat, comités, Wilhelm Reich appelle au front unique, tous servent la stratégie du Komintern de classe contre classe. En janvier 1929 sort le premier numéro de Der revolutionäre Sozialdemokrat. Le Parti social-démocrate réagit en excluant Wilhelm Reich, qui quitte Vienne pour Berlin, et continue son agitation avec Sexpol.
A la page 146: Face à l'attentisme du parti social-démocrate, face à la montée des nationaux-socialistes, qui de facto gagnent des militants dans les milieux populaires, face surtout à l'attitude du gouvernement fédéral, les militants s'impatientent, certains rejoignent les nationaux-socialistes, d'autres les communistes.
Pas un mot sur le parti communiste autrichien (Kommunistische Partei Österreichs ou KPÖ) fondé en 1918, devenu section du Komintern, et rien sur le coup d'état de 1918 appelé révolution.
Cette stratégie de provoquer des émeutes faisant couler le sang pour entraîner les masses et surtout disqualifier la social-démocratie, cela ne fait pas réfléchir Paul Pasteur qui ne fait aucune relation avec le 9 novembre 1932 à Genève. Curieux tout de même! Il est vrai que ce colloque est subventionné par les politiciens socialistes, et il faut bien renvoyer l'ascenseur!
Ndlr: la page de Wikipédia [http://fr.wikipedia.org/wiki/Parti_communiste_autrichien] sert de propagande au KPÖ en oubliant que ce parti fut une section du Komintern; et de plus, un lien est assuré avec le site de ce parti!