Colloque sur la manifestation du 9 novembre 1932
Quand la répression tuait la démocratie: la Seconde République espagnole et l'ordre public de François Godicheau

Gauche républicaine: défendre la petite propriété, la mort aux voleurs
La première partie rappelle la politique systématique d'opposition de gauche de la CNT-FAI pour montrer que les socialistes du PSOE, au gouvernement, servent les possédants mais pas les ouvriers. Excitant et exacérbant les ouvriers des usines et les travailleurs agricoles, ces appels à la haine provoquent de nombreux assassinats, vols et incendies sans compter les agressions, souvent mortelles, contre l'église catholique: nonnes violées, tombes souillées, prêtres émasculés. Devant ces émeutes souvent orchestrées, le gouvernement fait tirer, tue et blesse avec de nombreuses arrestations.

Le Travail, 25 mai 1935
Si l'étude décrit bien la spirale des manifestations achevées sous les coups de feu et les grèves brisées par la Garde civile ou l'armée, elle s'arrête en 1936, ce qui permet d'occulter le rôle du Komintern et en particulier la tentative réussie de Staline de prendre le contrôle du gouvernement républicain. En mai 1937, des troupes attaquent les anachistes et les poumistes à Barcelone, et cette victoire va permettre de placer Negrin à la tête du gouvernement républicain. La répression sanglante, meurtrière contre les organisations ennemies des communistes, à l'aide de la tchéka espagnole, le SIM aux ordres du NKVD, et l'intervention des agents du NKVD et de l'Armée rouge fera des dizaines de milliers de victimes: la terreur rouge contrôle le camp républicain.

L'Espagne trahie, l'URSS dans la guerre civile
Pourquoi François Godicheau ne parle-t-il pas des exécutions à Albacete, de la mort par la torture de Nin, et des milliers de disparitions? François Godicheau, serait-il un communiste stalinien?