La répression militaire des grèves générales de 1918 et 1919
Bernard Degen, Prof histoire Uni de Berne
Les scénarios d'exercices que les média mentionnent régulièrement montrent toutefois que les responsables militaires n'ont pas tous abandonné l'idée d'une intervention armée contre la population. [
] Dans une grande partie des cas, la troupe a été engagée contre le mouvement ouvrier. Depuis la fin de la Première Guerre mondiale, on dénombre 22 cas (en italic, celle ajoutée par Degen):
|
1918
|
Olten | Grève générale nationale |
|
1919
|
Zürich | Occupation pendant plusieurs mois |
|
1919
|
Bâle et Zürich | Grève générale |
|
1923
|
Tessin | Manifestations antifascistes |
|
1927
|
Genève
|
Emeute organisée par Léon Nicole sous prétexte de l'affaire Sacco et Vanzetti: un mort, des blessés |
|
24 mars 1929
|
Bâle
|
Affrontements entres policiers et manifestants lors de la "Rencontre rouge" soi-disant antifasciste. Des participants zurichois, refoulés à Bâle tentent de manifester à l'Helvetiaplatz de Zurich. |
|
1929
|
Tessin | Réunions antifascistes |
|
1929
|
Bâle | Journées internationales de lutte contre le fascisme |
|
1930
|
Zürich
|
Manifestion communiste |
|
1930
|
Baden | Réunion de jeunes communistes (comprendre de la Jeunesse communiste, filiale du PCS) |
|
1930
|
Schaffhouse | Rotes Treffen Rencontre antifasciste |
|
1er août 1931
|
Genève | Manifestation illégale par le PCS |
|
1932
|
Genève | Manifestation lors de la Conférence internationale du désarmement |
|
1932
|
Lugano | Manifestation antifasciste |
|
21 janvier 1932
|
Zürich
|
Emeute organisée par le PCS: la police qui, à Zürich est aux mains et sous les ordres des chefs socialistes, sans donner le moindre signal, tire sur les premiers rangs de la foule une trentaine de coups de feu Selon Degen, assaut contre la caserne |
|
24 février 1932
|
Genève
|
Manifestation illégale par le PSG qui tente de fomenter une émeute. Une échec total, la journée des caponnades, mais "on a pas osé" arrêté Nicole, Rosselet et Dicker, ce qui aurait empêcher la fusillade sanglante du 9 novembre 1932. |
|
1er mai 1932
|
Lausanne
|
Le PCS manifeste malgré l'interdiction |
|
mardi 14 juin 1932
|
Zürich
|
Le PCS utilise la grève des monteurs de Zürich pour fomenter une émeute alors que la manifestation est interdite par la ville de Zürich socialiste. La fusillade de janvier étant encore dans toutes les mémoires, cet événement prend une ampleur démesurée. La police du gouvernement socialiste de la ville réprime une manifestation interdite |
|
mercredi 15 juin 1932
|
Zürich
|
2e émeute «Les sanglantes échauffourées de mercredi à Zürich: Une bataille à coups de pavés. On assiste à des véritables actes de brigandage. Le Parti communiste suisse organisateur de la provocation du 15 juin 1932 à Zürich qui fit couler le sang. Les ouvriers se battent contre les patrons et le PCS manipule leur lutte pour s'en servir contre son ennemi: la sociale-démocratie! |
|
jeudi 16 juin 1932
|
Berne
|
Tentative d'attentat contre le conseiller fédéral Jean-Marie Musy, adversaire courageux et déterminé du Komintern. |
|
jeudi 16 juin 1932
|
Zürich
|
«Après la nuit rouge de Zurich. La protestation socialiste. Lors d'une assemblée de 800 personnes, «les participants ont voté une résolution déplorant les pénibles incidents de mercredi soir dont le parti communiste de la ville de Zurich, qui refuse de prendre ses responsabilités, le PCS est le seul responsable» |
|
samedi 18 juin 1932
|
Zürich
|
Sans vergogne, alors qu'il est totalement responsable de la mort de Frédéric Meier et des blessés causés par la provocation manipulant la grève des monteurs organisée par le PCS, organisation assassine, complice des si nombreux crimes en URSS, tente de remettre ça en instrumentalisation la cérémonie des obsèques. |
|
«Comprendra-t-on enfin le danger permanent que constituent pour la tranquilité publique toutes ces organisations bolchévisantes, troupes d'assaut, Secours rouge et le parti communiste lui-même?» Journal de Genève, 18 juin 1932. Il ne s'agit pas d'une simple échauffourée, née spontanément, mais d'un véritable combat de rue, organisé méthodiquement par les chefs communistes. «La Tagwacht, organe de Robert Grimm, rend les communistes responsable du sang qui a coulé et constate que par leur propagande, ils ont fait lever une terrible semence.»
|
||
|
28 juin 1932
|
Lausanne
|
Procès contre onze communistes pour la manifestion illégale du 1er mai |
|
8 octobre 1932
|
Fribourg
|
Une émeute: "Le peuple contre les traîneurs de sabre" selon Le Travail «A Fribourg, la foule soulevée contre l'arbitraire policier donne l'assaut au poste de police et libère les soldats et les ouvriers arrêtés» selon le Drapeau rouge (PCS) du 15 octobre 1932. |
|
8 novembre 1932?
|
Lausanne
|
Monument aux morts italiens de Montoie (Cimetière de Lausanne) vandalisé |
|
8 novembre 1932?
|
Lausanne
|
Attentat à la bombe à la Palud, place de Lausanne |
|
9 novembre 1932
|
Genève
|
Emeute organisée par le PSG (Léon Nicole), le PCS (F. Lebet) avec les anarchistes (Tronchet) |
|
1933
|
Genève | Manifestation contre l'Allemagne nazie |
|
1933
|
Bienne | Réunion de Pentecôte des Jeunes socialistes |
|
1936
|
Liestal | Manifestations de chômeurs |
|
14 avril 1933
|
Bâle
|
1933: Suisse, 5 francs d'amende; URSS, 10 ans de camp de concentration |
|
4 février 1936
|
Davos
|
Assassinat de Wilhelm Gustloff par David Frankfurter, alors que les nazis et les sionistes collaborent! |
|
4 septembre 1937
|
Lausanne
|
La police découvre à Lausanne un cadavre criblé de douze balles, celui d'Ignace Reiss, exécuté par le NKVD. |
|
1942
|
Chippis | Conflit à l'usine d'aluminium |
|
1945
|
Tessin | Violences contre des fascistes |
|
1945
|
Berne | Réunion communiste |
A propos de la grève générale de 1918: Pas un seul instant Degen n'imagine que profitant des difficultés de millions d'ouvriers, certains crapules voulaient utiliser les ouvriers pour prendre le pouvoir, soi-disant au nom de la classe ouvrière, comme fut le coup d'état de Lénine. Par conséquent, il attribue ce mobile aux autorités fédérales: Si on voulait donner une leçon à la classe ouvrière, il fallait agir vite. Pas un instant, il ne peut comprendre que le souci de ces autorités fédérales fut d'éviter bains de sang et chaos, but heureusement atteint! Toujours cette projection sur autrui de ces propres intentions, un des mécanisme vicieux des prétendus antifascistes!
Quand on doit constater un état d'esprit perturbé et partisan de la part d'un historien, c'est le signal qu'on a quitté l'Histoire pour la propagande! A éviter.