La grève générale de novembre 1918, le comité d'Olten et l'agitation bolchévique

Dans les livres d'histoire, on parle de manière biaisée de novembre 1918. Les historiens suisses, la plupart des imposteurs se croyant être des “antifascistes” alors qu'ils sont en fait staliniens voire trotskistes, tentent d'imposer leur propagande marxiste. Prétendant réviser l'histoire suisse, souvent mythifiée il est vrai, ils l'infiltrent et la falsifient par leur infection communiste. Cette véritable imposture fonctionne car en formant un réseau ils imposent leurs mensonges dans des livres, des licences et même dans le Dictionnaire historique de la Suisse.

Le comité d'Olten selon le Dictionnaire historique de la Suisse. A la première lecture, tout a l'air exact. Mais quand le 3 mars 1918, Fritz Platten a pris la place de Rosa Bloch, d'où venait-il donc? Il rentrait de Russie où le gouvernement de Lénine, issu du coup d'état d'octobre, imposait son régime illégitime par la terreur rouge. A aucun moment Bernard Degen n'évoque le fait que le comité d'Olten pouvait se transformer en contre-pouvoir et déclencher une guerre civile, selon la tactique des agents bolchéviques, comme cela se fit à Münich, à Budapest et ailleurs. Cet historien oublie que le comité d'Olten fut évidemment l'enjeu d'une lutte entre les socialistes de la IIe Internationale et les communistes qui formeront peu après le parti communiste et la IIIe Internationale. Oublier cette réalité est le signe d'un travail pas objectif et/ou incompétent! Et il manque le texte de l'appel du 11 novembre 1918.

Le Courrier (Genève) du 6 Décembre 2005 publie un article d'Alix Heiniger sur la grève générale qui moque la paranoïa de l'état-major de l'armée suisse croyant que cette action était une tentative de révolution. En 2005, stigmatiser l'anti-communisme alors que le communisme a été la misère et la terreur pour le peuple dans tous les régimes créés par un coup d'état, prouvent que ces soi-disant historiens ne sont en fait que des communistes falsifiant l'histoire pour occulter les centaines de millions de vies brisées ou avillies par leurs camarades. Ce mépris de la mémoire des victimes du communisme va de pair avec le manque de solidarité avec les victimes des régimes communistes actuels; au Tibet, en Corée du Nord, à Cuba, dont le peuple peut bien crever. Et ils ne peuvent pas compter sur ces historiens-là qui, au contraire, soutiennent les bourreaux de ces peuples. Quelle honte! Mais c'est comme cela depuis 1917 par les complices de Lénine et Staline.

Cette interprétation est le fait d'une cotterie d'historiens ( Willi Gautschi, Marc Vuilleumier et évidemment Hans-Ulrich Jost) rejointe par un groupe de travail financé par le Fonds national suisse, à savoir Michel Caillat, Mauro Cerutti, Jean-François Fayet, Jorge Gajardo. Ces personnes se servent de leur titre d'historien pour diffuser leur propagande bolchévique et leur entreprise reçoit l'appui des socialistes qui oublient que le coup d'état de Lénine a été dirigé contre les mencheviks, des sociaux-démocrates, et que la IIIe Internationale, le Komintern avait comme ennemi, la IIe Internationale. Combien de socialistes ont-ils été déportés et souvent fusillés par les bolchéviques, puis par Staline, avant, pendant et après la Seconde Guerre mondiale, en particulier dans les “démocraties populaires”, qui n'étaient que des colonies de Moscou! Et cette lutte entre les socialistes et les bolchéviques traversait déjà le Comité d'Olten, fait ignoré par l'historienne Heiniger et ses camarades!

Réformes ou révolutions? Révolution pour Lénine,
un coup d'état pour ériger par le sang dans les larmes sa dictature
brisant la vie de 100 millions de Russes et de sujets de l'empire des Romanov

Comité d'Olten ruffieux
Le Comité d'Olten
Combien d'agents du monstrueux Lénine? En plus d'Angelica Balabanoff, Friz Platten et Willy Münzenberg?

Heureusement que grâce à Grimm et d'autres membres du Comité d'Olten, les bolchéviques furent minorisés et que le comité refusera l'aventure en se dissolvant. Alors que le régime bolchévik de Lénine n'apporta aux ouvriers que misère et terreur, le sort des ouvriers suisses continuera de s'améliorer, ce qui est très bien! Jamais durant l'existence du l'Union soviétique, les ouvriers soviétiques n'auront un niveau de vie équivalent à celui des ouvriers suisses, et de bien loin!

?*? Pourquoi Grimm aidera-t-il Willy Münzenberg, agent de Lénine, à quitter la Suisse???

Quelques documents sur les nombreuses tentatives de nier l'influence bolchévique dans le Comité d'Olten et dans le déclenchement de la grève générale.

Parmi de nombreux exemples de cette falsification de l'Histoire, il est ici rappelé les événements survenus à la fin de la Première Guerre mondiale, la grève de novembre 1918 et le Comité d'Olten ainsi que les procès d'avril 1919 dont un eut lieu à Genève, celui de Nicolet et Nicole.

La Revue parti démocratique et fédéraliste vaudois
La Revue du 11 novembre 1918, organe du parti démocratique et fédéraliste vaudois


Le conseiller fédéral Arthur Hoffmann paie justement
son aide au départ grâce à l'Allemagne de Lénine et d'autres bolcheviks

Il ne s'agit pas ici de vitupérer contre les “mauvais ouvriers” alors que le droit de grève est un droit démocratique, et par conséquent de ne pas analyser les conflits sociaux de novembre 1918, mais de mettre en lumière la tentative des bolchéviques, leur coup d'état d'octobre 1917 ayant hélas réussi par le sang, d'exporter leurs méthodes afin de tenter un coup en Suisse, comme d'autres furent organisés en Allemagne (Münich, Hambourg, …), en Hongrie. Loin de là donc l'idée de décrire la période de la grève générale de 1918, mais de montrer que, contrairement à ce qui est raconté, l'influence bolchévique a existé et a été même assez importante, mais que tout a été fait pour la dissimuler, en particulier par la disparition de Willy Münzenberg.

Le site memo.fr rapporte d'intéressants faits sur «le cas Hoffmann»: “Le 18 juin 1917, on apprit que le conseiller fédéral saint-gallois Arthur Hoffmann avait fait transmettre par le conseiller national socialiste Robert Grimm, qui se trouvait à Pétrograd, des propositions de paix séparée de l'Allemagne à la Russie. Un télégramme chiffré, envoyé le 3 juin à la légation de Suisse à Pétrograd, disait entre autres : «Le conseiller fédéral Hoffmann vous autorise à faire à Grimm les communications verbales suivantes : l'Allemagne n'entreprendra aucune offensive aussi longtemps qu'une entente amiable paraît possible avec la Russie. Ai la conviction, à la suite de conversations répétées avec de hautes personnalités, que l'Allemagne désire une paix honorable pour les deux parties, assortie d'étroites relations commerciales et économiques dans l'avenir, et de l'appui financier pour la réorganisation de la Russie». Désavoué, Hoffmann envoya le lendemain sa démission au président de l'Assemblée fédérale. ”

Journal de Genève du 1er avril 1919. Le procès des agitateurs. Le réquisitoire. […] L'auditeur requiert les peines suivantes: sont déclarés coupables; Le procès des agitateurs 4 avril 1919: la réplique de l'auditeur.

genève grève
Journal de Genève, le 5 avril 1919

a) de mutinerie, commise par l'édition et la publication de l'appel à la grève de protestation du 7 novembre 1918; sont inculpés de ce délit; Grimm, Ilg, Durr, Schurch, Kaufmann et Schneeberger;
b) de mutinerie, commise par l'édition et la publication de l'appel au peuple travaileur suisse, du 11 novembre 1918, sont inculpés de ce délit; Allgöwer, Duby, Eng, Grimm, Grospierre, Gschwend, Hugler, Ilg, Kaufmann, Lang, Reithaar, Ryser, Schneider, Schurch, Vocker, Platten, Schmid et Nobs; Les peines requises: Allgöwer, 6 mois de prison, Duby 7, Durr 6, Eng 6, Grimm 10, Grospierre 6, Hugler 7, Ilg 8, Kaufmann 8 , Lang 6, Reithaar 6, Ryser 6, Schneider 5, Schurch 5, Vocker 7, Schmid 6 et Nobs 9; Platten trois ans et privation des droits civiques pendant dix ans.
Münzenberg a disparu!

Journal de Genève du 1er avril 1919. Genève. Le procès des agitateurs. Les inculpés avaient été arrêtés, on s'en souvient, au local du Grütli, rue des Corps-Saints, le 14 novembre dernier, pendant l'échauffourée de St-Gervais, en même temps que MM. Hoffmann et Hubacher. Au cours de l'instruction, ces deux derniers avaient été mis hors de cause par une ordonnance de non lieu.[…] Il ne reste que Nicole et Nicolet.

Journal de Genève du 4 avril 1919. “Le procès des agitateurs. Audience de jeudi après-midi. La réplique de l'auditeur. L'auditeur, major Meyer, a prononcé une réplique: "La défense, dit-il, s'est efforcée d'établir que la levée de troupes a été ordonnée sans aucune raison et que les chefs socialistes n'avaient jamais songé à une grève générale révolutionnaire. Pour répondre à ces tentatives, il suffit de rappeler les paroles prononcées en juillet 1918 au congrès ouvrier de Bâe, où, entre autres, un des accusés d'aujourd'hui, Schneider, a déclaré que lors d'une grève générale on s'adresserait évidemment aux tropes pour les engager expressément à refuser l'obéissance à leurs chefs et à refuser de tirer sur les ouvriers. Nobs, alors président de l'Union ouvrière de Zürich, avait déclaré que Zürich était depuis longtemps préparée à l'action. Grimm a présenté au Conseil fédéral la demande que les troupes de Zürich sient isolées sous verre, que le meeting de la Fraumünster soit autorisé et que le départ de Münzenberg soit permis…” Curieux que Grimm demande que le départ de Münzenberg soit permis? Pour empêcher que son interrogatoire prouve la complicité des bolcheviks!

Journal de Genève du 5 avril 1919. Au même moment à Genève, le procès contre Nicole et Nicolet, après la grève générale, aboutit à leur acquittement.


La révolte des ouvriers sera noyée dans le sang par la Tchéka, mais dans la discrétion:
il ne faut pas entamer la légende totalement fallacieuse du parti des ouvriers

Journal de Genève du 5 avril 1919. L'antibolchevisme aux usines Poutiloff. Le Times a reçu de source russe digne de foi d'importants détails sur les grèves anti-bolchevistes qui ont récemment éclaté à Pétrograd. […] Le centre de l'agitation a été l'usine Poutiloff, où, le 10 mars, dix mille ouvriers se réunirent et votèrent à l'unanimité une significatif ordre du jour, dans lequel on déclare que les bolchevistes ont renié les principes de la révolution en trompant les ouvriers et les paysans de toute la Russie pour assumer une dictature tyrannique, et cela indépendamment de la volonté du peuple. L'ordre du jour protestait aussi contre les violations de la liberté des ouvriers dont les droits les plus élémentaires ont été foulés aux pieds par les commissariats du soviet, et contre la supression de la liberté de presse et de droit de réunion. Dans cette résolution, les ouvriers demandaient de passer le pouvoir suprême à un soviet d'ouvriers librement élu, et les pouvoirs assumés par le commissariat des vivres aux sociétés coopératives de consommation… Les Bolcheviks battent en retraite sur le front d'Orenbourg et d'Arkhangel


Journal de Genève du 8 avril 1919 Un traité bolcheviste germano-russe. Le Daily Mail est informé par une source digne de foi de l'existence d'un traité secret entre les spartaciens allemands et les bolchevistes russes. Ce traité signé le 5 janvier dernier, dans la pauvre chambre où logeait Rosa Luxembourg. par Radek, plénipotentiaire de la république russe des soviets et par le chef spatacien Charles Liebknecht. D'après les termes mêmes du traité Lénine s'engageait à reconnaître en Liebknecht le président de la république des soviets allemands, à fournir des subventions considérables pour la propagande spartacienne, à mettre à la disposition des spartaciens des agents propagandistes experts et à faire coïncider une offensive de l'armée rouge à la frontière allemande avec l'insurrection des spartaciens à Berlin…”

Un appel au peuple bavarois. Le conseil central révolutionnaire de Bavière a publié lundi, dans les Münchener Neueste Nachrichten, l'appel suivant au peuple bavarois: “Le sort en est jeté! La Bavière est devenue république des conseils. Le peuple travailleur est maître de ses destinées…

En Hongrie. Arrestations de prêtres et de personnalités bourgeoises


Journal de Genève du 7 avril 1919. Le nouveau programme bolchéviste. L'agence russe Union donne de nouveaux détails sur le programme bolchéviste tel qu'il a été établi par le récent congrès communiste de Moscou: Ce programme pose en principe que la dictature du prolétariat est la condition sine qua non de la révolution sociale, parce qu'elle permet de réduire à néant la résistance des exploiteurs. Il affirme que la poussée actuelle du prolétariat provoque la création de nouvelles alliances capitalistes internationales telles que la Société des nations…

Journal de Genève du 8 avril 1919. Au pays du “progrès”. […] Cet automne, nos législateurs ont décidé de réquisitionner chez le paysan tout ce qui n'était pas nécessaire à sa famille et de lui ses produits à des fixes, élevés sans doute en comparaison de 1915-1916, mais dérisoirement bas en regard des prix payés par le public n'ayant pris part à l'assiette au beurre des Sovdem.

Les bolchéviques donnent une partie de ce qu'ils volent. Début de la komunalka, occupation des appartements des bourgeois et des nobles, les bolchéviks donnent ce qu'ils ont volés et ceux qui les acceptent se font complices de ces vols.

Journal de Genève du 9 avril 1919. La situation en Russie. Les propos de Vassily Sukhomlin, député à la Constituante russe (dissoute par les bolchéviques en janvier déstruisant toute opposition à leur régime sanguinaire) et membre suppléant de la direction du parti socialiste révolutionnaire. A la question “Le bolchévisme a-t-il accompli quelque réforme destinée à durer?”…


Un fait dénontant le travail de subversion pour déclencher des émeutes par Graber et Humbert-Droz. Le site memo.fr rapporte que: “En 1917, le journaliste et conseiller national socialiste neuchâtelois Paul Graber - son fils Pierre sera conseiller fédéral - fut condamné à 8 jours de prison. Il avait relaté, selon les termes de son collègue de presse et de parti Jules Humbert-Droz, « le martyre d'un soldat qui, au cours d'une marche de Colombier à La Neuveville, par un très grand froid, avait été victime d'une congestion pulmonaire et de faiblesse cardiaque. Ses officiers l'avait traité de simulateur, déchargé de son fusil, puis attaché entre deux chevaux montés par eux, ils l'avaient ainsi « aidé » à marcher sac au dos. On ne se décida à le soigner que lorsqu'il s'écroula. ». Une manifestation «prit d'assaut » la prison de La Chaux-de-Fonds et libéra le détenu.

Des troupes furent dépêchées qui, selon Humbert-Droz, se livrèrent à des « charges de cosaques » et « sabrèrent femmes et enfants » (en fait, il n'y eut que quelques blessés légers). Humbert-Droz fut condamné à trois mois de prison pour injures à l'armée. Quant à Graber, il parvint à se cacher jusqu'à la session des Chambres fédérales - là, l'immunité parlementaire le protégeait. Les poursuites furent alors abandonnées.”

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