L'histoire suisse sinistrée

Affirmer que l'histoire suisse a été parfois construite, enjolivée est tout à fait exact. Mais le pire provient d'historiens critiquant la version officielle pour tenter d'imposer leur version sinistre au service du communisme. L'ouvrage collectif “Cent ans de police politique en Suisse” constitue un paradigme de cette réécriture de l'histoire soi disant au service d'un mouvement ouvrier. Mais lequel ? car le mouvement ouvrier a été et demeure l'enjeu des socialistes, des communistes, des fascistes et des anarchistes, chacun d'entre eux ayant leur vision du mouvement ouvrier. Et pour cause, chacun veut l'utiliser pour ses intérêts égoïstes en faisant croire qu'il défend les intèrêts des ouvriers; le mouvement ouvrier ne sert que de marche pied pour atteindre le pouvoir et/ou la fortune pour les socialistes, et le pouvoir total pour les communistes! Et les auteurs "oublient" les millions de victimes du communisme, comme par hasard. Et cela aussi la Suisse; ainsi en 1937, la Grande terreur agissait aussi dans la Conférération helvétique, autre oubli de AEHMO!

L'ensemble de l'ouvrage manifeste une indignation contre la “mauvaise Suisse” qui use de moyens, parfois illégaux, contre les bons révolutionnaires… en oubliant le terrorisme des anarchistes et des communistes, tout autant que les gentils progressistes qui ont soutenu Lénine, Staline, et soutiennent encore aujourd'hui Cuba, que les frères Castro ont privatisé pour leur seul profit et celui de leurs courtisans depuis 1959. En résumé, la réalité est plus complexe que ce manichéisme engagé… à gauche; ce serait à droite, cela serait pas mieux! En fait, l'alternative n'est pas gauche/droite, mais honnête/malhonnête et même humanisme/immondisme!

Tout aussi révélateur, les nombreux manques qui révèlent qu'il s'agit, sous la couverture d'une étude historique, d'un ouvrage de propagande communiste falsifiant la réalité des faits :

Il manque en plus des recherches sur l'évaluation des conséquences que deux magistrats responsables de la police, Léon Nicole, conseiller d'Etat de Genève de 1933 à 1936, et André Muret, municipal de la Police à Lausanne, aient été des agents de Staline, d'une puissance étrangère, donc et de pas n'importe qui, le sanguinaire Staline! Ainsi des enquêtes sur l'attentat de la place de la Palud, Lausanne le 8 novembre 1932, et d'autres impliquant des agents du Komintern, du NKVD ou du Smersh, ont dû être freinées ou arrêtées. Durant cette période les espions de Moscou travaillaient tranquillement à Genève et à Lausanne.

Tout état a un police pour se défendre contre ceux qui veulent sa destruction. Mais cette tâche peut être dévoyée à tout instant pour des motifs personnels ou partisans. Pour prendre exemple sur la France, patrie des droits de l'homme, les renseignements généraux ont trempé dans de nombreuses affaires allant de l'assassinat de Stavisky à la cellule “anti-terroriste” de Mitterrand, chargé en fait d'assurer l'occultation et la protection de la fille du président, en passant par les arrestations comme celle de l'“Affiche rouge” et raffles durant l'occupation. Aussi critiquer le rôle de la police politique est tout à fait nécessaire pour autant qu'elle ne soit pas dévoyée par des convictions partisanes et sinistres qui ôtent toute valeur à “Cent ans de police politique en Suisse (1889-1989)”, de la pure propagande bolchévique dont le régime était l'ennemi du peuple!
Cent ans de police politique en Suisse Cent ans de police politique en Suisse (1889-1989)

Ouvrage collectif… des bolchéviques suisses!

Ass. pour l'Etude de l'Histoire du Mouvement Ouvrier (AEHMO) & Editions d'en bas, 1992

Les Editions d'en bas, en fait de l'Est!

sPublié une année après la faillite de l'URSS et le sabordage du glorieux parti communiste de l'Union soviétique!

Critiques de différentes contributions par des bolchéviques, trotskistes, communistes, tous des historiens honnêtes… niant les millions de crimes communistes!?!

Pierre Chessex, président AEHMO, crypto-communiste, “Préface”. Associer la situation de la Suisse avec la période de Staline démontre une totale méconnaissance de la Suisse et de Staline. A noter que 1989, c'est aussi l'écrasement par les chars du “Printemps de Pékin” que Pierre Chessex oublie, peut-être pas par hasard!

Hans-Urich Jost, sans doute le maître d'oeuvre, pseudo historien mais vrai propagandiste bolchévique qui a du mal a se remettre la fin dramatique de sa patrie et de son parti communiste chéri. De quoi cet émule de Jdanov nous parle-t-il? De «Surveiller et punir». Cela ne peut être le goulag de Lénine et Staline, car il manque affamer, avilir, tuer, massacrer aussi bien qu'exploiter! Non, Radio Moscou nous présente: «Le quadrillage du mouvement ouvrier et du socialisme par la bourgeoisie aux 19e et 20e siècle» Pour le quadrillage de l'URSS par la bourgeoisie rouge et sa police politique, les massacres d'ouvriers comme en mars 1919 aux usines Poutilov, deux ans avant Cronstadt, les exécutions de mineurs du Donbass par Kaganovitch en 1930-31, voir ailleurs, le AEHMO oublie le sort tragique du mouvement ouvrier russe, mouvement liquidé en 1919-20, et dont les ouvriers depuis sont exploités sans limités par le parti-état communiste, le syndicat étant aussi à ses ordres!

Marc Vuilleumier “La police politique en Suisse 1889-1914. Pour terminer un extrait de “Tuer un roi” car il ajoute ce que Marc Vuilleumier oublie, c'est que parfois, c'est la démence qui conduisait à ces meurtres! Restreindre l'analyse de l'anarchie uniquement à la politique, la présenter toujours comme un progrès contre des rois, tous évidemment odieux, c'est faire de la propagande, pas de l'histoire, le but de cet opuscule nul et non advenu!

Autre tare de cet opuscule, son antifascisme à deux vitesses: stigmatiser le fascisme noir ou brun pour servir le rouge: conséquence, c'est du faux antifascisme, l'anti-fascisme stalinien!

naine lausanne Le 29 janvier 1904, Charles Naine, rédacteur de “La Sentinelle” fait une conférence contradictoire à la Maison du peuple de Lausanne

Rappelons qu'en août 1914, la IIe Internationale qui clamait que la grève ferait barrage à la guerre, tourne casaque: de nombreux socialistes entrent et participent aux gouvernements d'“union sacrée”. D'autres socialistes profitent de la fin de la guerre pour faire des coups d'état, prendre le pouvoir et provoquer des guerres civiles meurtrières, comme Lénine, Bela Kuhn. Le coup d'état de Lénine et sa terreur rouge causent 14 millions de morts entre 1917 et 1922, plus que la Première Guerre mondiale et la grippe espagnole réunis!.

Claude Cantini, «faux antifasciste mais vrai stalinien» “La police vaudoise et les "subversifs" 1890-1915

Charles Heimberg, spécialiste de l'Histoire du XXe siècle sans Lénine ni Staline!!! “Ces dossiers existent

Peter Huber, trotskiste donc disciple d'un meurtier de masse, “Le Ministère public de la Confédération et l'émigration suisse vers l'Union soviétique. On y apprend que Koni avait établi la liste des communistes suisses arrêtés durant la Grande Terreur, mais cette liste n'est pas publiée alors que des dizaines de Suisses ont été fusillés ou déportés!

Karl Odermatt, communiste stalinien, “Activités de Marc-Edmond Chantre et de son bureau anticommuniste

Charles-André Udry, trotskiste, donc bolchévik, “L'empereur BUPO et son archipelqui tente d'amalgamer la BUPO et le NKVD par son titre “L'empereur BUPO et son archipel”. Associer le BUPO et la répression du parti-état bolchévique démontre une totale incompréhension de la nature de la Confédération suisse et celle de l'URSS. De plus, l'auteur, trotskiste, oublie que le goulag a eu comme co-fondateur un certain Lev Bronstein, dit Trotski, un vrai meurtrier de masse, massacrant ouvriers, paysans et le Soviet de Kronstat en mars 1921.

Cent ans de police politique en Suisse Cent ans de police politique en Suisse

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