L'histoire suisse sinistrée
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Cent ans de police politique en Suisse (1889-1989) Ouvrage collectif Ass. pour l'Etude de l'Histoire du Mouvement Ouvrier (AEHMO) & Editions d'en bas, 1992 |
Charles-André Udry, L'empereur BUPO et son archipel
L'auteur tente d'amalgamer la BUPO et le NKVD par le titre de sa contribution L'empereur BUPO et son archipel. Associer le BUPO et la répression du parti-état bolchévique démontre une totale incompréhension de la nature de la Confédération suisse et celle de l'URSS. De plus, l'auteur, trotskiste, oublie que le goulag a eu comme fondateur un certain Lev Bronstein, dit Trotski. Et surtout, mais c'est la base du trotskisme, de faire de Trotski la victime de Staline, ce qui est vrai, pour mieux faire oublier que durant la période 1917-1924, le parti bolchéviste a imposé, dans le sang et les larmes, son emprise contre les ouvriers, les paysans et les soviets, dont le dernier indépendant a été écrasé en mars 1921, celui de Kronstat.
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La BUPO était co-locataire (avec qui? avec le KGB? avec la CIA?) d'une île russe dans le pays de archipel du goulag.
A trouver les projets de Trotski de militariser les usines!
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Néanmoins, sa conception policière de l'histoire et son adhésion à la contre-révolution violente obscurcissaient la clarté de son jugement politique. A propos d'un policier de la police politique de Neuchâtel de 1976.
Le persiflage d'Udry s'abat sur les ficheurs, Furgler et Koller, sur lesquels les historiens ne disposeront pas d'aucun portrait parlé mis au point par Alphonse Bertillon.
A noter la référence de la fiche de Jacques Pilet publié dans Fiche & Fouine n0 4, décembre 1990, pp 10-11: L'hebdomandaire fliqué.
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L'archipel BUPO attend son Soljenitsyne helvétique.
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Comment le parti suisse du travail pouvait-il dénoncer le principe d'une police politique préventive, lui qui justifiait les pratiques du NKVD-KGB, déniait l'existence - évidente - du goulag, justifiait la répression contre les titistes et les hitléro-trotskistes.