L'histoire suisse sinistrée
![]() |
Cent ans de police politique en Suisse (1889-1989) Ouvrage collectif Ass. pour l'Etude de l'Histoire du Mouvement Ouvrier (AEHMO) & Editions d'en bas, 1992 Karl Odermatt, un vrai stalinien, complice de Staline et par conséquent ennemi du peuple soviétique. Le mensonge total. |
Karl Odermatt Activités de Marc-Edmond Chantre et de son bureau anticommuniste
par le communiste Karl Odermatt!
L'auteur nous apprend que Les archives de Marc-Edmond Chantre, directeur du secrétariat du Centre suisse d'action civique (CSAC), en Suisse alémanique Aktion freier Staatsbürger, ont été retrouvées FORTUITEMENT DEVANT son domicile, à Aubonne, après sa mort. Elles ont été déposées aux Archives cantonales vaudoises par le POP vaudois. Quelle surprise! Curieusement Odermatt n'en dit pas plus et évite, et pour cause, les questions légitimes suivantes:
Karl Odermatt qui évoque surtout la surveillance du Parti suisse du Travail, feint d'ignorer que ce parti et ses filiales ont continué la tradition du parti communiste suisse d'avant guerre, d'être totalement soumis aux ordres de Moscou. Le Parti du Travail était donc une 5e colonne au service de l'étranger. Et si la surveillance des activités syndicales par le CSAC est plus discutable, l'auteur, toujours amnésique, oublie qu'une des tâches des partis inféodés à Moscou était aussi l'espionnage industriel et la désinformation sur le «paradis des travailleurs» sans droit de grève ni d'association avec, en plus, des salaires de misère!
Le Centre suisse d'action civique a édité, de 1953 le Bulletin national d'Information jusqu'à la dissolution du CSAC en 1965. Mais le Bulletin devenu en 1966 Organe d'Action civique arrêtera fin 1969. Affirmation fausse d'Odermatt, le premier numéro du Bulletin commence en 1948, peu après la fondation du Kominform, le Komintern bis! Odermatt fait une fixation sur 1953, car c'est cet année que son idole, Staline, est parti pour le paradis des leaders communistes, lieu séparé de celui des militants et des victimes du communisme.
Un tel ouvrage doit évidemment stigmatiser Théodore Aubert, père spirituel de Chantre dont la tare serait d'avoir dénoncé la véritable nature de l'Union soviétique, dictature d'une oligarchie, celle des cadres supérieurs du parti-état communiste, dictaure contre le prolétariat ouvrier et agricole; Aubert démasquant également son appareil mondial de domination, d'espionnage et de désinformation, le Komintern. Pour les liquidations en URSS et au dehors, c'était le KGB qui s'en occupait, évidemment sur les ordres du Politburo, organe composé d'un meurtrier de masse et de ses hommes de main, tous de vrais ennemis du peuple, mais sachant vivre dans le luxe de son exploitation sans limites.
Toujours évidemment, Odermatt dénonce les bailleurs de fonds, les membres du CSAC dont le conseiller fédéral Paul Chaudet, ainsi que les liens avec la police et les autorités. Et les bailleurs de fonds du Parti suisse du Travail? Le déficit chronique du parti n'était-il comblé que par les réclames de propagande pour l'URSS?
Et pour terminer On peut qualifier les activités de Chantre et de son bureau comme anti-démocratiques et typiques de la période de la guerre froide. [
] Il faut ajouter que Chantre n'est ni le premier, ni le seul à employer ces méthodes qui n'ont pas seulement pour but d'affaiblir un parti politique de gauche, mais le mouvement ouvrier, syndical et politique dans son ensemble. Karl Odermatt, l'URSS, votre patrie, était-elle démocratique? Et les démocraties populaires? Quant au mouvement ouvrier en URSS et dans les colonies soviétiques? Il est rendu impossible par une terreur quotidienne et quand les ouvriers se révoltent, les troupes de chocs du parti communiste tirent dans le tas, et cela depuis le massacre contre les ouvriers des usines Poutilov en mars 1919, avec ensuite Berlin, 1953, Poznan et Budapest 1956
Curieux cette focalisation sur le parti du travail et encore plus curieux le fait qu'Odermatt oublie que ce parti soutient la négation de la démocratie, l'URSS et sa politique impérialiste, sans oublier les autres régimes communistes. Evidemment, Karl Odermatt n'a ni compassion ni solidarité avec les millions de victimes des régimes communistes
Et pourquoi l'ouvrage oublie d'écrire que Karl Odermatt (né à Zürich, en 1920), membre des Jeunesses socialistes en 1936, puis, en.octobre 1944, a été un des membres fondateurs du Parti suisse du Travail dont il devient un des dirigeants, et resté membre jusqu'en 1991. Karl Odermatt authentique stalinien, faux amis du peuple, qui donne raison au combat de Marc-Edmond Chantre, vrai amis des peuples russes et suisses !