Les communistes suisses et la «déstalinisation» de Marc-E. Chantre

5. Le rapport Khrouchtchev

Le 17 mars 1956, des nouvelles d'agences de presse occidentale parlaient d'un rapport secret de Khrouchtchev présenté dans une séance à huis clos devant le XXe Congrès du PC de l'URSS (14-25 février 1956). La presse communiste cria, naturellement, au mensonge et, le 24 mars 1956, la Voix ouvrière parlait du «prétendu contenu» d'un rapport de Khrouchtchev et tentait de noyer le poisson en disant que la mise en accusation de Staline n'avait jamais atteint le degré de virulence qu'on lui prêtait dans les milieux anticommunistes. […] Dire qu'il est accablant pour le «génial Staline», c'est peu. Ce réquisitoire permet d'affirmer que Staline a été l'un des plus grands criminels de l'histoire. C'est pourquoi la presse communiste suisse, toujours à la pointe de l'information sur l'URSS, n'a jamais osé publier une ligne du rapport Khrouchtchev qui devait l'intéresser


Un rappel fondamental, sans Lénine, pas de Staline. Ainsi les trotskistes, spécialistes de la falsification de l'histoire, présente leur icone comme la pauvre et innocente victime de Staline, en oubliant qu'entre 1917 et 1924, Trotski a été un des principaux lieutenants de Lénine et qu'il a autant de sang sur les mains que le fossoyeur du printemps démocratique de 1917. De plus, Staline a pu compter sur un parti-état aux ordres du Politburo, mais aussi sur l'idéologie marxiste qui appelle à la liquidation des classes autres que celles des ouvriers et de paysans. Ces génocides de classe appelé par Marx, Lénine les a réalisé, et Staline les achevé.

Enfin, Chantre démolit la tentative politique de Khrouchtchev visant à mettre tout sur le dos du Vojd, pour sauver Lénine, d'une part tout autant meurtrier que Staline, mais qui a permit à un Staline d'accomplir son immonde action!

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