Les communistes suisses et la «destalinisation» de Marc-E. Chantre

1. Staline dictateur

Staline a régné en autocrate sur toutes les Russies. Il a, simultanément, régné en autocrate non moins absolu sur l'Internationale communiste, sur toutes ses sections et toutes ses organisations auxilaires. Il n'est pas arrvié à ce degré de puissance par sa seule volonté, comme les actuels dirigeants de l'Union soviétique essaient de l'accréditer pour les besoins actuels de la cause communiste. S'il y est parvenu, c'est qu'il avait à sa disposition l'appareil d'un parti dont la doctrine et l'organisation sont tout entiers tournés vers l'instauration, le maintien et l'exercice de la dictature.


Un rappel fondamental, sans Lénine, pas de Staline. Ainsi les trotskistes, spécialistes de la falsification de l'histoire, présente leur icone comme la pauvre et innocente victime de Staline, en oubliant qu'entre 1917 et 1924, Trotski a été un des principaux lieutenants de Lénine et qu'il a autant de sang sur les mains que le fossoyeur du printemps démocratique de 1917.

De plus, Staline a pu compter sur un parti-état mais aussi sur l'idéologie marxiste qui appelle à la liquidation des classes autres que celles des ouvriers et de paysans.

Enfin, Chantre démolit la tentative politique de Khrouchtchev visant à mettre tout sur le dos du Vojd, pour sauver Lénine, d'une part tout autant meurtrier que Staline, mais qui a permit à un Staline d'accomplir son immonde action!

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