Le Bulletin du Centre national d'information 1967
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 1
Ils «admettent» et «approuvent» par Lucien Laurat [
] Le spectacle actuellement donnée par le communisme chinois n'est étonnant que pour ceux qui n'ont pas encore compris la nature et les implications du totalitarisme rouge. Mais si l'étonnement devant les faits et gestes de la révolution maoïste paraît un peu «retardataire», celui que l'on peut avoir, en revanche, devant le silence de la «conscience universelle» - voire son attitudue approbatrice - face au déchaînement du sectarisme et de la violence, lui, beaucoup plus importun. [
] Victor Serge, un homme que l'amour de la révolution conduisit en URSS et que son amour de la liberté fit emprisonner là-bas, frôler la «liquidation physique» par la Guépéou et renvoyer sur les routes de l'exil où le pourchassèrent les agents soviétiques et les communistes locaux, partout où il voulut élever la voix pour mettre en garde le monde contre les périls du totalitarisme. Car, en 1936, il y a déjà, lorsque grandit l'exarcebation stalinienne du communisme, «ces grands intellectuels et des chefs de parti occidentaux qui avalent tout ça, le sang, l'absurdité, le culte du chef, une constitution démocratique dont on fusille les auteurs»
Victor Serge avait beau multiplier les entrevues, les articles, les conférences: «L'effroyable machine continuait sa marche. Les intellectuels et les politiques se détournaient de nous, l'opinion de gauche était muette et aveugle.» Cararctérisant cela, Serge écrivait: «cela devenait une lamentable faillite de la Conscience moderne».
Coexistence: deux versions incompatibles. Le 2 novembre, une fois de plus, la presse mondiale publiait hautement que le secrétaire général du PC de l'URSS, M. Brejnev, venait de proclamer que la coexistence pacifique était possible
[ndlr: toujours le mensonge communiste pour duper les imbéciles
]
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 2
A la télévision suisse: apologie des gardes rouges et du totalitarisme chinois [
] la radio suisse la plus complaisante envers le communisme. On va jusqu'à y défendre les positions chinoises. [
] l'incroyable émission diffusée à l'intention de la jeunesse par la Télévision romande, le 30 janvier dernier, à 18 heures, «les jeunes aussi», émission de Nathalie Nath.
Le dragon hors du moteur.F. N. Andersson a quitté la Suisse.
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 3
Comment on informe: la figuration
impressionnante. On se demande parfois pourquoi quelques poignées d'excités se rassemblent, ici ou là, à l'appel du parti communiste pour des manifestations dirigées contre des hommes politiques de passage, manifestations parfaitement inutiles en apparence car elle ne sauraient tromper ceux contre lesquels elles sont organisée
comme pour le général Ky, alors que Ho Chi Minh recevrait des ovations enthousiastes!
Les titres
violents. On sait que lorsque des étudiants communistes manifestent, ici ou là, certaines rédactions de chez nous se montrent volontiers compréhensives et ne manquent pas d'opposer, s'il le faut, le «bon droit» des manifestatants à l'«incongruité» de l'intervention des forces de l'ordre. Il n'y a pas besoin de lire entre les lignes pour s'apercevoir que les étudiants de Djakarta, parce qu'ils manifestent contre un communisme qui faillit les asservir
Rencontre européenne des étudiants en Suisse. La balance est faussée. Les délégués des organisations nationales d'étudiants de l'Europe occidentale et orientale se sont réunis récemment en Suisse à l'enseigne d'une «Rencontre européenne 67» pour des échanges de vues. Les débats ne purent aboutir à la publication d'un communiqué commun étant donné les divergences profondes qui s'élevèrent à propos du Vietnam. L'unanimité ne fut acquise qu'à propos des étudiants espagnols et portugais dont «la situation n'est pas conforme aux droits de l'homme» et sur le contrôle des activités néo-nazies. On voit ici comment la présence des communistes peut infléchir les résultats d'une délibération internationale. Car, il n'est pas douteux que la situation des étudiants dans les pays de l'Est n'est pas plus conforme «aux droits de l'homme» que celle des étudiants dont on semblerait avoir exclusivement parlé. [ndlr: toujours faire diversion sur les régimes de Franco et de Salazar dont les méfaits de la dictature sont amplifiés de manière malhonnête pour faire croire que ce serait le sommet du totalitarisme, ce qui fait diversion sur le vrai totalitarisme, celui des régimes communistes dont les peuples sont systématiquement abandonnés à la cruauté de leur bourreau!] A propos du péril totalitaire qui pourrait renaître en Occident, on est obligé de dire qu'il est encore sans commune mesure avec le totalitarisme régnant dans l'Europe de l'Est et l'offensive communiste menée dans les pays libres pour étendre l'empire totalitaire. Il est certain que plusieurs organisations estudiantines - quand elles ne sont pas dominées par des activistes - doit être conscientes de cela. Toutefois, pour entretenir le dialogue avec les étudiants communistes, elles renoncent à mettre ces problèmes trop en avant ou à en faire les thèmes de résolutions. De ce fait, pratiquemment, et parce que les étudiants communistes feront toujours barrage contre ce qui risquerait de léser peu ou pro les intérêts du mouvement révolutionnaire, l'unanimité ne peut se faire que sur des thèmes allant dans le sens de la propagande révolutionnaire. [ndlr: comprendre «mouvement révolutionnaire» comme le service de régimes communistes dans lequel le peuple vit dans la misère et la terreur au profit d'une bourgeoisie rouge, cruelle et parasite!]
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 4
Le communisme en Suisse: le Parti du Travail compte être porté au pouvoir par l'encerclement communiste de la Suisse par Marc-E. Chantre [
] Du 1er au 3 novembre 1966 s'est tenue une «table ronde» communise groupant les représentants de 16 partis des «pays capitalistes développés». [ndlr: 16 partis au service des «pays socialistes sous-développés»!] Cette rencontre placée sous l'agide de la «Nouvelle revue internationale» (organe central du communisme d'obédience soviétique) a rssemblé des partis communistes d'Allemagne, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal, Suède et Suisse. [
] Le communisme au pouvoir en Suisse? Il est vrai que M. Woog n'a guère d'illusions sur les chances du communisme en Suisse, en dehors de la «contagion» au travers d'une ou plusieurs de nos frontières. Voici ce qu'il a dit: «Il est peu probable que la transition du capitalisme au socialisme ait lieu en Suisse avant d'avoir lieu en Italie, en France ou même en Allemagne fédérale. Il se produira sans doute un encerclement socialiste de la Suisse, encerclement total ou partiel. [ndlr: ce Woog prend ses désirs pour des ordres ou, encore plus grave, il délire comme la plupart des communistes, victimes de ses propres mensonges]
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 4
Le communisme en Suisse: le Parti du Travail compte être porté au pouvoir par l'encerclement communiste de la Suisse par Marc-E. Chantre [
] Du 1er au 3 novembre 1966 s'est tenue une «table ronde» communiste groupant les représentants de 16 partis des «pays capitalistes développés». [ndlr: 16 partis au service des «pays socialistes sous-développés»!] Cette rencontre placée sous l'agide de la «Nouvelle revue internationale» (organe central du communisme d'obédience soviétique) a rssemblé des partis communistes d'Allemagne, Canada, Danemark, Espagne, Etats-Unis, Finlande, France, Grèce, Italie, Luxembourg, Norvège, Portugal, Suède et Suisse. [
] Le communisme au pouvoir en Suisse? Il est vrai que M. Woog n'a guère d'illusions sur les chances du communisme en Suisse, en dehors de la «contagion» au travers d'une ou plusieurs de nos frontières. Voici ce qu'il a dit: «Il est peu probable que la transition du capitalisme au socialisme ait lieu en Suisse avant d'avoir lieu en Italie, en France ou même en Allemagne fédérale. Il se produira sans doute un encerclement socialiste de la Suisse, encerclement total ou partiel. [ndlr: ce Woog prend ses désirs pour des ordres ou, encore plus grave, il délire comme la plupart des communistes, victimes de ses propres mensonges]
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 5
Le communisme en Suisse: le Parti du Travail compte être porté au pouvoir par l'encerclement communiste de la Suisse par Marc-E. Chantre [
] Les chiffres de Woog. A la rubrique des chiffres, le secrétaire du Parti du Travail n'avait guère un bilan enthousiasmant à présenter. Il citait, pour le parti, un effectif de 5000 membres, ce qui est sensiblement «gonflé» (les effectifs «naviguent» aux environs des 3000, en réalité)
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 6
Où est le scandale au Vietnam? par Suzanne Labin. Le meilleur moyen de détecter la valeur d'une société c'est d'examiner ce qui la scandalise. Appliquons donc ce test aux réactions des faiseurs et diseurs de l'opinion occidentale, face à la guerre du Vietnam. Après la partition du Vietnam en 1954, le communiste Hio Chi Minh réalise vite qu'il devait éteindre par tous les moyens la fascination qu'exerçait le Sud libre sur ses sujets enchaînés dont un million avaient fui son aire. Il comprit que pour que sa nuit continue de régner à Hanoï, il devait supprimer le jour à Saïgon. En conséquence il lança ses guerilleros dans le Sud. Lorsque ses bandes d'égorgeurs y furent prises avec des manuels de guerilla chinois et des mitrailleuses soviétiques, est-ce que cette éruption de terrorisme émanant de pouvoirs communistes étrangers scandalisa Jean-Paul Sartre, François Mauriac, le sénateur Fulbright, Walter Lippman et le général de Gaulle [ndlr: pas un mot de de Gaulle dans son discours de Phom Penh le 1er septembre 1966: «Mais, tandis que le Royaume avance dans la bonne voie, pourquoi faut-il qu'à ses frontières la guerre provoque un déchaînement de massacres et de ruines qui menace son propre avenir ? http://gaullisme.fr/43cdg_PhnomPenh.htm »] .
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 7
Où est le scandale au Vietnam? par Suzanne Labin. [ ] Jusqu'en 1962, les effectifs américains au Vietnam restèrent minimes: une centaine fin 1955, 600 en 1958 - moins que les effectifs d'une ambassade chinoise dans un pays d'Afrique noire - quelques milliers en 1962. Et les troupes américaines se limitaient strictement à l'assistance sans jamais intervenir sur le terrain, Mais en 1962, il y avait 7 ans déjà que Ho Chi Minh répandait le feu et le sang dans le Sud Vietnam. Voici son escalade à lui:
De 1955 à 1957: 3500 civils sud vietnamiens tués: aucune action militaire américaine.
De 1957 à 1959: 6700 civils sud vietnamiens tués: aucune action militaire américaine.
De 1959 à 1961: 12000 civils sud vietnamiens tués: aucune action militaire américaine.
Et encore ces attentats sauvages, dont 85 % visèrent de simples paysans, étaient doublés de destructions massives: villages razziés, rails coupés, récoltes incendiées, écoles plastiquées, léproseries pillées, ponts et toutes minés. En 1962, on compta 30'000 actes de sabotage
Même si le coeur ne balance pas
Au fur et à mesure que les Soviétiques montent d'un cran le ton de leurs diatribes contre Pékin, la «Voix Ouvrière» prend quelque audace pour exposer qu'elle est «profondément préoccupée» par ce qui se passe en Chine [ndlr: la «Voix Ouvrière» en revanche n'a jamais été préoccupée par les déportations de masse, le travail forcé, le goulag et la sanglante répression anti-ouvrière en URSS, dans les «démocraties populaires», à Cuba, au Vietnam, en Corée du Nord et en Chine communiste: un «oubli» sans doute, la défense à deux vitesses du prolétariat!] Mais la VO sait par expérience qu'il peut y avoir de grands retournements; aussi faut-il, dans les querelles du communisme, être obligatoirement du côté soviétique sans pour autant être trop contre les Chinois.
Coup de pied tardif Au culte de la personnalité. M. Vincent (VO du 31 janvier) fait de «Nouvelles réflexuions sur les événements de Chine», il écrit notamment pourquoi il est «frappé»: «Surtout quand s'instaure un culte de la personnalité sans exemple, une véritable déification de Mao Tsé-toung, le grand timonier, le sommet du marxisme-léninisme, le sublime esprit, le fastueux Himalaya, le Solei rouge. Cette admiration a quelque chose de monstrueux, et elle étouffe toute pensée libre, toute discussion, toute vie, toute démocratie.» Qui du vivant de Staline pratiquait l'admiration «monstrueuse» pour Staline, le «grand timonier», la «locomotive des masses», le «Soleil des masses», le plus «grand capitaine de tous les temps», et nous en passons et des plus somptueuses!
Le Bulletin du Centre national d'information No 156, février 1967, page 8
Economie soviétique: finances publiques 1967 par Lucien Laurat [
] Il est de notoriété publique que l'URSS a deux budgets militaires: l'un officiel
[
] Les hommes du Kremlin ne savent d'ailleurs que trop bien que leur économie n'est pas de taille à supporter indéfiniment le poids disproportionné d'un armement qui voudrait égaler celui des Etats-Unis. Leur souci manifeste et sans aucun doute sincère de mener à bien la réforme préconisée par le professeur Liberman le prouve.
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 1
Ils abusent des tranquillisants par Marc-E. Chantre. «Le communisme a changé», cette petite phrase, on l'écrit beaucoup actuellement. A-t-il réellement changé au point d'être autre que ce qu'il fut dans un passé très récent dont on essaie de nous perdre le souvenir? On ne saurait répondre à cette question sans quelque examen. § En premier lieu, il faut enregistrer qu'à cette question même, les dirigeants du communisme répondent par un «non» catégorique. «Nos objectifs sont restés les mêmes, assurent.ils; le «marxisme-léninisme reste notre inspiration et notre seul guide pour l'action» ajoutent-ils en précisant bien: «les ajustements que nous apportons à notre comportement dépendent des circonstances présentes, ils ne sont pas «extérieurs» au marxisme-léninisme, il en procèdent comme tout ce que nous disons et faisons». § De son propre aveu donc, le communisme n'a ni changé de nature, ni changé d'intention
[ndlr: à moins d'un an après l'agression soviétique contre la Hongrie (1956) et un avant le printemps de Prague (1968): le socialisme à visage humain noyé dans le sang!]
Merci à vous tous
qui, à l'occasion de nos derniers numéros nous avez écrit pour nous dire vos encouragements et votre plaisir de voir que le «Bulletin» osait encore dire des vérités disparues de beaucoup d'autres journaux.
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 2
Genève: étudiants de gauche au collège par Jean-François Chouet. Jusqu'à la fin de l'année scolaire 1965-66, le MIC (mouvement intercollégien) pouvait encore se prétendre indépendant et politiquement neutre, encore que certains subodorassent déjà sont affiliation future à l'ASU (Action syndicale universitaire). «Dans le sillage du syndicalisme étudiants, des organisations regroupant les élèves du Collège, de l'Ecole supérieure technique, de l'Ecole supérieure des jeunes filles se sont créées. Elles s'occupent des relations avec les professeurs, de la vie culturelle, de problèmes pratiques (économat, travail rémunéré).» Jeunesse socialiste, février 1967. [ndlr: évidemment ce sont les objectifs officiels masquant les vrais objectifs: infecter la jeunesse par le marxisme et recruter des «idiots utiles» qui deviendront ensuite des crapules: la Jeunesse socialiste use des mêmes méthodes de subversion et de tromperie que les communistes!]
Ils abusent des tranquillisants par Marc-E. Chantre. «Le communisme a changé» suite. «Le Kremlin abandonne la voie communiste pour rejoindre progressivement le camp capitaliste» [
] «Il n'y a plus de danger communiste: il est superflu de combattre le communisme», écrit-on aussi assez largement dans notre pays.
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 3
A la radio: le passage du malin. [
] le forum consacré au cas Andersson sur les ondes de Sottens. Un journaliste et un avocat lausannois «pas de gauche» (comme disait Nordmann) ont égrené des réflexions sur le citoyen Andersson, présentant celui-ci comme un «vrai suisse»
A la télévision: les tables (rondes)
parlent. Le dimanche 12 mars, on pouvait voir la traditionnelle «table ronde» à la Télévision suisse. En fin d'émission, on parle du Vietnam et l'on répond à la question: «Si vous êtiez le président Johnson, arrêteriez-vous inconditionnellement les bombardements sur le Nord-Vietnam?» Un seul participants, M. Ruffieux,.de Genève, posa le problème de la guerre subversive et des moyens dont il faut éventuellement faire usage pour ne pas donner aux guérillas l'exclusivité de choisir le terrain militaire sur lequel il leur est profitable de se battre.
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 4
Le prétexte pacifique: ça marche moins bien!. [
] Depuis la dernière marche de Pâques sur Genève, on savait que les espoirs des organisateurs de mobiliser massivement la jeunesse derrière les mots d'ordre du «Conseil mondial de la paix», centre de propagande communiste notoire, s'etaient heurtés à un échec complet dans notre pays.
Les jeunes aussi
«ratés» au démarrage «du Festival» La jeunesse soviétiques'apprête à fêter le cinquantenaire de la Révolution d'Octobre. Pour saluer cet événement, le Komsomol - qui compte 23 millions de membres - a «invité» 40'000 des siens à partie en Sibérie et en Extrême-Orien pour défricher des terres incultes et construire des centrales électriques et de des usines [ndlr: comment en reviendront?]. Ce genre de «volontariat spontané»
Les étudiants suisses et l'UIE. Les étudiants progressistes ont mené grosse campagne contre le financement de la centrale internationale coiffant les organisations d'étudiants non communistes, financement assurés par l'organisation des étudiants américains, elle-même «arrosée» par la CIA. § Cette attitude des progressistes manque une fois de plus de sincérité. En effet, les mêmes font campagne pour l'Union nationale des étudiants suisses (UNES) entre en relation avec l'Union internationale des étudiants (UIE), organisation communiste siègeant à Prague
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 5
Où est le scandale au Vietnam? par Suzanne Labin Pour mieux faire contraste avec les Américains qu'ils appellent des «interventionnistes étrangers», nos défaitistes occidentaux s'attachent à bâtir l'image du terroriste vietcong comme «le fils du pays soulevé par une révolte authentique». Ce thème fut formulé comme suit par Bobby Kennedy: «On n'arrête pas une révolution par la force.». Ce serait folie, en effet, s'il y avait révolution. Mais il n'y en a pas. Pendant les 7 premières années de leurs attaques, les bandes terroristes étaient composées à 90% de commandos venus du Nord-Vietnam. Beaucoup avaient été formés dans des camps de guerilleros en Chine même.
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 6
Savez-vous que
En Pologne, le communisme n'a pas résolu le problème du chômage comme il prétendait seul pouvoir le faire; En 1965, l'Europe y compris l'Europe a construit 5,6 millions de logements, 9,5% pour l'URSS soit moins que la Suisse; Au Tibet, 100'000 lamas sont persécutés; Au Yémen, trois écoles avec des enseignants soviétiques; Pékin admet que l'opposition n'a pas encore été détruite malgré l'intervention de l'armée; la FSM a décidé d'interdire toute participation de la délégation de la Chine communiste; Bruno Kreisky, nouveau président du Parti socialiste autrichien a déclaré: «Le socialisme démocratique et le communisme sont deux forces inconciliables; en Hongrie, les candidats officiels du parti communiste (dont on sait, depuis 1956, combien il est unanimement adoré par les Hongrois) ont obtenu entre 95 et 99 % des voix!!!.
Après les élections françaises. Exemple à ne pas suivre. Si l'on fait ou si l'on renonce à dévoiler la nature totalitaire du communisme, on laisse pratiquement le champ libre à la propagande révolutionnaire. Les chefs du parti communiste peuvent, dès lors, imposer à de plus larges milieux l'image trompeuse qu'ils veulent donner de leur organisation au plan de la manoeuvre électorale: celle d'un parti de «libération sociale», de «progrès», cele qui détiendrait les «clefs de l'avenir» et qui, de ce fait, représenterait la seule opposition valable à un présent mis en accusation systématique.
Où est le scandale au Vietnam? par Suzanne Labin [
] Et Jean-Paul Sartre, François Mauriac, le sénateur Fulbright, Walter Lippman et le général de Gaulle reconnaisse diplomatiquement ceux qui brûlent les livres, se vantent d'être les héritiers de cuex qui avaient écrits les livres. Ainsi, la route des bourreaux, en Asie, est pavée par ceux-là mêmes qui, en France, prétendent se lever pour défendre les victimes. [ndlr: mais jamais celles des régimes communistes: pas de victimes donc pas de crimes, et le tout est joué!]
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 7
Aperçus de l'offensive mondiale du communisme L'effort d'expansion communiste: les 5000 contacts permanents de Moscou. Lors de son récent IIe congrès, la société créée à Moscou, à l'instigation du parti communiste, pour «l'amitié et les relations cuturelles avec l'étranger» a annoncé qu'elle a créé, en 9 ans, des contacts permanents avec 5000 organisations différentes dans 133 pays et territoires (Pravda, 27 janvier 1967).
Les 1300 contacts du Komsomol. Le dernier congrès du Komsomol a fait l'objet d'un rapport dans la Komsomolskaya Pravda du 4 février dernier.
Du côté de la jeunesse: Point de ralliement 67; Moscou. Du 1er au 3 février dernier a eu lieu, à Moscou, le congrès du Komsomol et ce fut l'occasion de faire des projets ambitieux pour l'année 1967 qui, rappelons-le, sera celle du cinquantième anniversaire de la révolution soviétique.
Tiers monde: la subversion tricontinentale. L'organisation permanente de la Conférence tricontinentale (organisme de coordination révolutionnaire qui siégea à La Havane en janvier 1966), véritable centrale de la subversion communiste dans le tiers monde, a décidé récemment la création d'écoles de cadres destinés à structurer les mouvements dits de «libération». Ces écoles seront établies, pour le Sud-Est asiatique, en Corée du Nord, pour l'Amérique à Cuba et pour l'Afrique, la direction du mouvement hésite encore entre trois plateformes révolutionnaires: la Républiques arabe unie, l'Algérie et le Mali.
Le Bulletin du Centre national d'information No 157, avril 1967, page 8
Economie soviétique: flottement dans la politique agricole par Lucien Laurat [
] Enfin, cet objectif est atteint, ou presque. Mieux vaut tard que jamais. Mais en 1955, l'URSS comptait moins de 200 millions d'habitants; elle en compte plus de 234 millions aujourd'hui. Autrement dit, on avait promis pour 1955 plus de 9 quintaux par tête d'habitant, et on exulte aujourd'hui parce qu'on est arrivé à 7,3 quintaux. Il n'y a donc pas de quoi chanter victoire. Cependant, ce que les augures du Kremlin se gardent bien de dire (bien que leurs statistiques en fassent foi), c'est que seule la récolte céréalière était bonne.
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 1
Le coup des «fusils de l'espérance» par Marc-E. Chantre. Du spectacle «V comme Vietnam», la Gazette de Lausanne nous dit qu'il fait le procès des Américains et cite une formule communiste: «Il y a des fusils qui apportent la mort au bout de la trajectoire de leurs balles. Il y a des fusils qui, au bout de leur trajectoire de leurs balles, apportent l'espérance.» On voit l'astuce. En vertu de cette «philosophie» de corps de garde rouge, le fusil qui impose le communisme à Budapest est un «fusil de l'espérance». Mais le fusil qui s'oppose au débordement de la violence révolutionaire, où que ce soit dans le monde, devient un «fusil de la mort». Le moins qu'on en puisse dire est que Staline a su admirablement jouer de ce «fusil de l'espérance» pour soumettre à sa loi et aux crimes communistes de nouveaux peuples, dont certains tombèrent du Charybde nazi dans le Scylla du bolchévisme. [ndlr: cette perle de la propagande communiste trompant des centaines de millions d'«idiots utiles» conforte l'adage de d'Astier de la Vigerie et des autres «progressistes», à la mode à la fin des années 1940, en fait au service de la «locomotive de l'Histoire», Staline, qui affirmait que la différence essentielle entre Hitler et Staline résidait dans le fait que le premier, Hitler, tuait parce qu'il était méchant, et le second, Staline, parce qu'il était bon. Ce qui rejoint la devise des premiers camps du goulag créés par les bolchéviques Lénine et Trotski, ceux des Solovki, devise bien moins connue que celle des camps nazis Arbeit macht frei: Par une main de fer, amenons de force l'humanité vers le bonheur
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 2
L'enfer est pavé
Réconciliation par boycottage par André Guex. On se souvient que des étudiants bernois, hostiles au communisme, avaient naguère incité, au moment des fêtes de fin d'année, au boycottage des boules de Noël fabriquées dans un Etat communiste et envoyées dans les pays de l'Ouest où la survivance de la «superstition religieuse» en permettaient le fructueux écoulement. Ce boyottage avait naturellement suscité des «bonnes consciences», notamment en Suisse romande, où l'on insistait sur le fait qu'une telle mesure caractérisait chez ses promoteurs un sectarisme regrettable. § On ne s'étonnera donc pas, cela étant dit, que ce soit justement de milieux «gauchâtres» de Suisse romande que soit partie l'idée d'un boycottage généralisé des produits américains pour «protester contre la guerre au Vietnam».
Le coup des «fusils de l'espérance» par Marc-E. Chantre. Dans ce monde secoué de fièvre, où la guerilla tend à devenir le moyen normal d'opposition, alors que les «fusils de l'espérance» se multiplient en Asie, en Afrique, au Proche-Orient et en Amérique latine, ceux qui, selon Gottwald, devront sentir les effets de la nouvelle tactique à leurs propres dépens vont-ils enfin ouvrier les yeux, et par leur détermination et leur cohérsion, contraindre l'adversaire révolutionnaire, à rengainer ici ses armes et à replier là la panoplie fallacieuse de sa propagande.
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 3
A Genève, Lausanne, Neuchâtel: 1er mai, éloges et menaces du Parti du Travail Le 1er mai à Genève a fourni une occasion de vérifier le retour en force de la tendance extrémistes cherchant à politiser la manifestation. On a observé le même phénomène à Lausanne, dans une mesure moindre toutefois, cortège et manifestation officiels étant organisés au seul plan syndical.
Un critique anti-«mythe»? Par exception, au milieu de bien des pièces montrant plus ou moins de complaisance envers le communisme, la Télévision française vient de programmer la pièce de Thierry Maulnier «La Maison de la Nuit», L'action se déroule dans la maison d'un passeur où des fugitifs de l'Est se trouvent aux prises avec des agents du régime s'opposant à leur fuite. Quotidiennement encore, aux lisières de l'empire rouge et en dépit de mesures de protection peu «libérales», de nombreux fugitifs tentent d'échapper à l'oppression, Cela n'empêche pas le chroniqueur TV de la «Gazette de Lausanne» (24 mai 1967) d'écrire: «L'amorce de la pièce, jouée pour la première fois au théâtre en 1953 est un peu anachronique.» Le temps se compte encore en jour qui nous sépare de la dernière fusillade des Vopos sur le Mur
Ceux qui jouent sur les
Mao. «Le Point», l'émission de la TV romande a présenté en avril une interview d'une romancière chinoise Han Suyin qui jusfifia les «gardes rouges», fit l'apologie de Mao, de la révolution, [ndlr: et aussi l'occupation sanglante du Tibet, un soi-disant progrès qui produit l'esclavage!!!] usant tour à tour de fausses évidences, du sophisme et des affirmations les plus tendancieuses pour imposer une vision totalitaire de l'inéluctabilité d'une révolution qui a toujours raison.
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 4
On peut dire aussi: le V. mis en pièce Ce n'est pas aujourd'hui que certains s'appliquent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes. Nous avons tous connu la grande opération S qui déferlait sur le monde. «S. comme Staline», naturellement, «L'homme, le capital le plus précieux». «le génial père des peuples, premier artisan de la paix du monde»
etc. Semblables turlutaines, cela va de soi, n'ont jamais manqué de cautions bourgeoises, puisque le but de telles opérations, justement, est de mobiliser des «forces nouvelles» pour des opérations téléguidées par le parti communiste. § L'opération «V. comme Vietnam» a bénéficié, chez nous, d'un appui publicitaire important. A Genève, c'est le «Mouvement pour la paix»
[ndlr: le chroniqueur de la Nouvelle Revue de Lausanne, Samuel Chevallier parle d'une «pièce forte, qui sollicite l'intelligence et le coeur des spectateurs», encore un «idiot utile», un snob de l'avant-gardisme!]
A propos de culture: l'avant-garde
«concentrée» Dans son livre «Une nouvelle époque de la littérature mondiale», paru en 1966 à Moscou, Ivan Anissimov énonce ce qui est, selon la revue de l'Union des écrivains de l'URSS «une des lois essentielles de l'évolution de l'évolution de la littérature à l'époque actuelle». Cette «loi» la voici: «A l'époque qui a débuté après la Révolution d'Octobre est entrée en vigueur la loi de la concentration des forces d'avant-garde de la littérature mondiale aux côtés de la révolution socialiste
[ndlr: du délire en boucle!!!] Car si le simplisme soviétique veut que l'«avant-garde se concentre aux côtés de la révolution socialiste», la proposition inverse n'est pas sans séduire chez nous: «Il faut pour se donner un air avant-garde se concentrer aux côtés de l'URSS». En voici un exemple. Dans la «Nouvelle Revue de Lausanne» du 11 mars 1967, parlant «A propos de la culture», Samuel Chevallier écrit: «Finalement, cette lutte pour une culture nouvele doit aboutir, si elle aboutit, à créer un homme nouveau, plus riche, plus armé.» Et après avoir donné l'exemple de la grandeur et de la décadence de la culture grecque, Samuel Chevallier ajoute: «Si cet exemple est intéressant, c'est aussi parce qu'ils nous montre bien que nous sommes en train d'enterrer une ère pour entrer dans une autre, dans une nouvelle, qui germai chez nous comme ailleurs dès la fin du siècle dernier, mais dont la première pierre a bel et bien été posée en 1917, du côté de Leningrad. Si scandaleuse que puisse paraître cette constation.» Scandaleuse, elle l'est cette constation «avant-gardiste», car il faut rappeler tout de même, par souci de vérité, que cette «première pierre» a été posée sur des fosses communes où dorment les quelque 160'000 académiciens, professeurs, étudiants et artistes assassinés de 1917 à 1923 par le bolchévisme et qui ne durent pas, comme Samuel Chevallier aujourd'hui, mesurer tous les prolongements «cuturels» de leurs exécutions. quant aux nombreux intellectuels massacrés par Staline, dans les années qui suivirent, ils n'apprécièrent pas non plus, certainement, toute la contribution que leur mort apportait à la «culture nouvelle».
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 5
La presse sous la dictature rouge: Loi de contrôle à Prague Le problème du maintien de l'obéissance de la presse aux consignes du Parti communiste est général derrière le rideau de fer. Le relâchement de la pression qui suivit la disparition de Staline a suscité des «initiatives» dans certains journaux qui n'ont pas manqué d'inquiéter les dirigeants communistes toujours fort soucieux de tenir solidement les éléments de la formation de l'opinion. [
] Aussi, le 7 mai 1964, le Comité central du parti s'occupa-t-il sérieusement du problème de la presse en Tchécoslovaquie. En réalité, le débat fut très laborieux. M. Jiri Hendrych, «idéologue en chef» du PCT
Activités des organisations communistes internationales. L'offensive «front commun» voulue par les communistes se développe à tous les plans. Le «Conseil mondial de la Piix» est toujours aux prises avec les rivalités sino-soviétiques. Le conseil du «Bureau international du tourisme et des échanges de jeunes» (BITEJ) s'est réuni à Moscou. Le 8 mars donnait lieu, autrefois, à des manifestations féminines dans le monde, à l'appel des organisations communistes..
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 6
Enquête en Indonésie par Suzanne Labin. Au retour d'un voyage autour du monde, Suzanne Labin analyse les événements survenus en Indonésie. Enne nous brosse, dans une série de trois articles, un tableau des méthodes communistes dans un pays en développement (Réd.) [
] L'horreur absolue. On put connaître les détails grâce à un gendarme. Il se trouvait en service dans la rue où un commando de tueurs d'Untung venait d'opérer..
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 7
Enquête en Indonésie par Suzanne Labin [
] La contre Saint-Barthélémy. Ou plutôt comment la vengeance commençait.
Les exportations soviétiques. Les exportations soviétiques se répartissent comme suit entre les diverses catégories de pays: analyse pour les pays communistes, libres et en voie de «développement».
Le Bulletin du Centre national d'information No 158, mai 1967, page 8
Economie soviétique: la réforme des prix - clé de voûte de l'expérience Liberman par Lucien Laurat [
] D'autre part, l'assaississement des rouages encrassés de l'économie soviétique - il s'agit grosso modo de rétablir une véritable marge bénéficiaire - est une tâche tellement compliquée qu'il nous paraît vraiment difficile de respecter les délais fixés par les dirigeants, même en supposant que ceux-ci soient sincèrement désireux de faire aboutir la réforme.
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 1
Cinquante bougies rouges: octobre 1917 - octobre 1967 par Marc-E. Chantre. Nous n'allons pas ici refaire une historique de la révolution bolchévique [ndlr: un putsch au mieux, une contre-révolution au pire, en tant cas au profit de Guillaume II, Lénine faux anti-impérialiste et agent de l'impéralisme allemand, fossoyeur du printemps démocratique de Russie]. Encore que dans l'amas de contrevérités publiées récemment, il ne serait pas inutile de rappeler ce que fut réellement l'effroyable déchaînement de violence qui saisit alors la Russie. On ne doit pas oublier le jugement de Gorki ce temps où les criminels étaient pressés: «A toute vapeur, à travers le sang et la boue.» Il nous paraît plus indiqué à l'occasion de ce cinquantenaire de faire quelques considérations sur la «construction du communisme» en URSS et l'évolution actuelle du mouvement révolutionnaire mondial concrétisant ce que les appellent l'«internationalisme prolétarien».
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 2
Cinquante bougies roues: octobre 1917 - octobre 1967 par Marc-E. Chantre [
] On pourrait ajouter à ces promesses non tenues le fameux mot d'ordre «rattraper et dépasser les Etats-Unis» dans la production des biens de consommation principaux.
Relance du pacifisme au profit de la guerilla. Le «Comité soviétique de la défense de la paix», organisation contrôlée par le parti communiste, vient de lancer une nouvelle publication diffusée à l'échelle du monde. Cette revue intitulée «Le Vingtième siècle et la Paix» paraît en 5 langues.
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 3
Eglises du silence - A l'Est, ténèbres et lumières: A propos du livre de Jean G. H. Hoffmann [
] La récente de Jean Hoffmann (Editions de la Table ronde, Paris) sur les conditions des Eglises dans les pays de l'Est vient cependant nous prouver que tout espoir n'est pas perdu de pouvoir trouver encore un témoignage de l'intégrité ne puisse être contestée. [
] Les Etats intéressés par cette étude sont: l'URSS, l'Ukraine, les Pays baltes, les Balkans, la Pologne, l'Allemagne de l'Est et la Tchécoslovaquie. [
] L'Albanie, grande comme 5 départements français, compte 14 camps de concentration, 22 prisons et 80 détenus, parmi lesquels de nombreux enfants et on procède à des arrestations collectives.
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 4
Commercialisation de la peinture soviétique La Royal Academy de Londres vient de vivre deux mois sous le signe du drapeau rouge. En liaison avec la plus grande firme capitaliste de la branche, la délégation commerciale de l'URSS en Grande-Bretagne a organisé un vaste marché de peinture soviétique. Cette exposition groupant quelque 180 toiles de peintre contemporains
URSS La vérité qui vient de Moscou A l'occasion du 50e anniversaire de la révolution bolchévique, le Comité central du PCUS a élaboré des «thèses» qui sont une manière d'histoire effroyablement sommaire et combien travestie de la Russie depuis 1917 ainsi que de l'«édification du communisme» dans ce pays. La grandiloquence des titres de chapitres suffit à donner une idée de la nature de ce document massif conçu pour l'édification du militant
Témoins abusifs - Un pasteur avait vu double. Une nouvelle d'agence nous informait qu'aux Fêtes de Pâques 1967, les fidèles orthodoxes de Moscou «ont pris d'assaut la nuit de samedi les quelque 40 églises qui sont encore ouvertes au culte dans la capitale soviétique. C'est l'occasion de rappeler que le pasteur Jean Rouget, de Genève, témoignait au retour d'un voyage à Moscou en 1960, dans la revue de Suisse-URSS, qu'il y avait 70 églises orthodoxes
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 5
Sous l'oeil des barbares par Marcel de Corte. Supposons que la guerre s'éloigne et que les choses suivent eurs cours. Nous assisterons, nous continuerons d'assister à l'invasion des barbares. J'appelle ici Barbares, par analogie historique, les hommes «étrangers» à notre culture traditionnelle, à notre conception chrétienne de l'existence, aux caractères fondamentaux de la société où nous sommes et donc les traits encore visibles s'effacent peu à peu.
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 6
Un an après Mochtar Lubis: Une enquête en Indonésie par Suzanne Labin. Il participa avec enthousiasme à l'insurrection contre les Hollandais et à l'établissement de l'indépendance nationale encore qu'il se méfiait de Soekarno qui avait mené avec l'occupant japonais une collaboration intense, voyante et dorée. Dès l'abord aussi, Mochtat Lubis, d'esprit à la fois aigu et équilibré, se méfia des surenchères communistes. Il reprit un moment confiance en Soekarno quantil le vit mâter avec énergie la tentative insurrectionnelle que les communistes, croyant trop tôt leur heure venue, déclenchèrent en septembre 1948 à Madium (Medan?). Il crut alors l'avenir de sa patrie assuré et fonda un quotidien, l'Indonesia Raya qui se distingua très vite par sa tenue, sa clairvoyance et son courage. Quand en 1950, il constata que Soekarno, loin d'interpréter Madium comme une leçon sur les véritables intentions du communisme, se reprochait de ce dernier et le flattait, Mochtar Lubis eut l'audace de sonner l'alarme.
Le communisme dans le monde: l'Allemagne fédérale. Le parti communiste est officiellement interdit en Allemagne fédérale. En dépit de cela, l'organisation communiste clandestine continue ses activités. Actuellement, on estime à quelque 7000 le nombre des membres du parti clandestin. La tendance «chinoise» se manifeste outre-Rhin. Elle s'incarne dans deux groupes faibles mais dotés de moyen de propagande relativement important.
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 7
Les camps en URSS On ne parle plus guère des camps de concentration soviétiques. A la faveur de la déstalinisation, les bagnes rouges ont été comme réhabilités et, dans certains milieux qui font tout pour qu'on ne perde pas la mémoire des camps nazis,.on affecte de penser que les camps soviétiques ne sont pas dignes d'attention, quand on ne va pas jusqu'à prétendre, contre l'évidence, qu'ils n'existent plus. «On» refuse aussi de se souvenir que toute opposition, manifestée indivuellement ou collectivement, est interdite. Ce refus de prendre en considération cette donnée fondamentale de la vie politique en régime communiste permet, par voie de conséquence, de «faire comme si» en Union soviétique, n'existait aucun problème de détenus politiques. D'où le silence complice sur les pratiques soviétiques, de tous ceux qui, en parlant haut de ce qui se passe ailleurs voudraient que la paille d'Athènes ou de Madrid nous cache les poutres de Moscou. Le voile qui recouvre les camps de travail forcé en URSS est aussi opaque aujourd'hui qu'aux temps staliniens. Ce qui était dit «Camps de rééducation par le travil» est devenu «Colonies de rééducation par le travail». Cette jonglerie verbale de devrait de loin pas suffire à tranquilliser la «conscience universelle» qui affece de donner la voix contre l'inhumanité en Occident. Il y a de quoi s'inquiéter et un fait paraît, à cet égard significatif. Jules Margoline, détenu sous Staline dans plusieurs camps soviétiques et qui se réfugia à l'Ouest après sa remise en liberté, a demandé naguère un visa soviétique assorti de l'autorisation de visiter les «colonies» où il fut autrefois détenu. Moscou a refusé net et, de la part d'un gouvernement qui sait si bien jouer des témoignages habituellement - lorsque pour lui il y a lieu d'en espérer quelque effet de propagande - ce refus est lourd de signification. § Dans la revue «Est et Ouest», T. Tchougounov publie quelques données de colonie.
Le rire contre la révolution: Dans certains pays de l'Est, on se refuse à prendre parti entre la Chine et l'URSS. D'où cette histoire
Le Bulletin du Centre national d'information No 160, octobre 1967, page 8
Un anniversaire à ne pas oublier par Lucien Laurat. L'an de grâce 1967 est pour les dirigeants soviétiques l'occasion de célébrer deux anniversaires: le cinquantenaire du coup d'état de 1917 qui porta les communistes au pouvoir, et le centenaire de la publication du premier livre du Capital de Karl Marx, dont ils trahirent l'esprit et la lettre dès le premier jour de leur toute puissance [ndlr: Le Capital est un ouvrage si confus et incompréhensible qu'il est un peu sommaire d'affirmer que les communistes le trahirent, et cela sans le prouver, tâche impossible!]. Il convient de rappeler [
] le dixième anniversaire d'un des bluffs les plus grandioses de Khrouchtchev et qui tint pendant plusieurs années le monde occidentale en haleine. Le «défi». Le 22 mai 1957, le «No 1» d'alors prononçait à Léningrad un discours où il annonçait que l'URSS ne tarderait pas à rejoindre et à dépasser les Etats-Unis quant à la production par tête d'habitant de la viande, du beurre et du lait.
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 1
Bons baisers de Moscou par Marc-E. Chantre Dans ce numéro, plusieurs collaborateurs analysent, canton par canton, les résultats des élections fédérales et font le compte de l'avance communiste. Nous avons réservé à Neuchâtel une part toute spéciale, compte tenu de la «signifiance» des résutats dans ce canton [
] .
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 2
Le canton de Neuchâtel. [
] Pour la première fois, un canton envoie à Berne une délégation dont la majorité de 3 membres sur 5 est résolument de gauche (2 socialistes plus 1 popiste).
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 3
Le canton de Neuchâtel à la pointe du progressisme helvétique. [
] Comment en est-on arrivé là? Tout d'abord, le POP neuchâtelois comme tous les partis communistes de l'Europe occidentale a bénéficié largement de la démobilisation psychologique à laquelle conduit la politique de coexistence pacifique prônée par tant de non-communistes devenus aveugles aux réalités menaCantes d'aujourd'hui et de demain. Et puis, sourtout, les popistes se sont entendus à retirer le maximum d'avantages électoraux de la poitique partiale et agressive qu'ils mènent au Grand conseil et au sein des autorités chaux-de-fonnières et locloises (il ne faut pas oublier que, depuis longtemps, le POP a un conseil communal sur cinq dans les exécutifs des deux cités horlogères neuchâteloises). [
] Pour une politique d'action résolue contre le popisme. Alors que faire encore dans la situation actuelle pour enrayer une progression communiste qui fait bien mal augurer de l'avenir de notre canton? [
] Et surtout ne pas laisser se développer davantage dans cette prétendue «masse», le «sentiment prolétarien» dont parlait ce même responsable popiste, sentiment indispensable, en effet, soulignons-le, à l'action envahissante du marxisme-léninisme, parce qu'il sert à élargir le rerrain de conformisme ouvrier et ouvrièriste sur lequel le communisme s'efforce de bâtir une cité d'illusions et de mensonges. [
] Un rude et long combat est nécessaire.
Elections fédérales au Tessin: rentrée communiste. Pour la première fois depuis vingt ans, les communistes présentaient une liste de candidats pour le Grand conseil au Tessin. En dépit d'une partipation électorale moindre qu'aux récentes élections cantonales, le Parti communiste a progressé en chiffres absolus, allant jusqu'à tripler l'effectif de ses voix à Bellinzone.
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 4
En France comme en Suisse: les journalistes communistes «associés». Ce n'est certainement pas par hasard si, au moment où, est lancée l'idée d'une association des journalistes communistes au groupement professionnel dont ils étaient exclus jusqu'ici jusqu'ici, on voit à l'étranger, en France notamment, les rédacteurs révolutionnaires d'extrême-gauche suivre une attitude inspirée par les mêmes préoccupations.
Du côté de l'initiative chinoise. Il y a quelques semaines, une initiative était lancée par un certain «Front d'action pour une sécurité sociale gérée par les travailleurs», masque de l'Organisation communiste de Suisse, petit groupe stalinien et pro-chinois. [ndlr: c'est en URSS qu'il faudrait lancer cette initiative, car c'est la bourgeoisie rouge qui gére à son front la sécurité sociale, pour son profit uniquement]
Ils veulent la sécurité
de vaincre. Le «mouvement de la paix» s'agite beaucoup actuellement, Ruîné par la guerre soviétique de reconquête de la Hongrie approuvée par les communistes qui le dirigent
Aide contre solidarité Du côté de l'«aide au Vietnam»
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 5
Elections fédérales: les Valaisans aux urnes. Le scrutin du 28 octobre n'a pas apporté de changement dans la délégation valaisanne aux Chambres fédérales: 3 conservateurs-chrétiens-sociaux, 1 radical et 1 socialiste. Qui a financé Dellberg?.
Genève: avance communiste 1703 voix. Par rapport au résultat de 1963, celui des élections fédérales de 1967 montre l'évolution suivante: 1703 voix de plus au Parti du Travail, ce qui fait passer son pourcentage de 18,9 à 20,22; en outre, le parti vient en tête dans 11 arrondissements de la ville et dans 4 communes, contre 3 arrondissements et 2 communes il y a 4 ans.
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 6
Genève: la plaque officielle et celle qui ne l'est pas!. Gide, rentrant en son temps du pays que Lénine subjuga, avait écrit son fameux: «Jamais les fronts n'ont été aussi courbés», caractérisant ainsi la nuit que la Révolution d'octobre [ndlr: au mieux un putsch, au pire une contre-révolution] maintenait sur le vaste empire de la Russie. Lors de l'inauguration récente de la plaque commémoratve du séjour de Lénine à Genève, un professeur a évolqué l'oeuvre de Lénine en parlant d'«élargissement» et de «désaliénation» et, dans une phrase ambiguë, a déclaré que, maintenant, «pour beaucoup d'hommes, il fait jour».
L'armée suisse à l'interdit?. Les campagnes antimilitaristes du gauchisme extrémiste auraient-elles des échos dans les milieux les plus divers. On pourrait le croire en prenant connaissance des deux faits suivants:. Le club interdit aux officiers. Situé sur un des boulevards des plus suisse par le nom, un club de Genève prétendit interdire l'accès de ses locaux aux officiers en uniforme [
] La bourse ou la vie
militaire. Le deuxième cas n'est pas moins grave. Nous avons appris qu'un étudiant genevois, titulaire d'une bourse, avait été l'objet de vives critiques pour avoir osé
répondre à un ordre de marche pour une école d'aspirants.
Tchécoslovaquie: les intellectuels au pas! Le 1er septembre dernier, Novotny, le chef du parti communiste tchécoslovaquie, a défini une politique idéologique dont le moins qu'on puisse dire est qu'elle n'a que de très lointains rapports avec la «libéralisation» dont certains nous rebattent les oreilles lorsqu'ils parlent des pays de l'Est européen. On sait quels efforts le Parti du Travail fait en Suiss pour rassemble des enseignants derrière les slogans pacifistes. On devrait donner à lire, à ceux qui tombent dans ce panneau, ce que déclare ledit Novotny, au nom du PC, sur la position des pacifistes dans son pays: «Malheureusement, une forte dose de pacifisme, d'indifférence et d'innation a envahi l'esprit des responsables de l'enseignement et de l'éducation.»
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 7
Un cinquantenaire dont on a peu parlé: 50 ans de persécution religieuse en Russie. Cest sous ce titre que le prêtre Michel de Castelbajac a fait le 27 octobre un exposé en la Cathédrale orthodoxe de Genève. [
] Il nous malheureusement impossible de reproduire ici ces allocutions qui contrastent douleureusement avec les festivités du cinquantenaire soviétique dont notre presse ne manque de se faire l'écho. En ce demi-siècle, en effet, plus de 200 évêques de l'Eglise russe ont été torturés à mort, assassinés ou sont décédés en prison ou au bagne. Durant deux années seulement, de 1918 à 1920, 6673 ecclésiastiques ont été «annihilés physiquement» comme disent les communistes. [ndlr: Le Bulletin oublie l'opération de destruction et de pillage de l'Eglise orthodoxe décidée par Lénine en mai 1922!]
Economie soviétique: cinquante ans de pénurie par Lucien Laurat
Le Parti du Travail à Moscou. Le Parti du Travail ne pouvait manquer d'aller célébrer un régime qui fit monter le crime politique à un niveau record. Jean Vincent, André Muret, Edgar Woog et Robert Tuscher.
Le Bulletin du Centre national d'information No 161, novembre 1967, page 8
Economie soviétique: cinquante ans de pénurie par Lucien Laurat
Adieu au colonel-brigadier Roger Masson Jusqu'en 1964, le Comité d'Action civique formé de personnalités représentatives des milieux nationaux