Le Bulletin du Centre national d'information No 128, juin-juillet 1963, page 6
17 juin 1953: on arrache le drapeau de la tyrannie, par Marc-E. Chantre (suite de la page 1) Anticommuniste, ce mouvement ouvrier l'est sans contestation possible. Les signes ne permettent pas de s'y tromper, D'abord parce qu'il se déclenche en marge des «institutions» qui encadrent les travailleurs et doivent les rendre dociles au parti, Ensuite parce que les grévistes vont s'en prendre aux permanences du parti et faire un sort partout ils le pourront - comme à la porte de Brandebourg - au drapeau rouge devenu le symbole de leur esclavage
[
] Le premier bilan sera lourd. Les chiffres sont relativement bien connus en dépit de la censure communiste: quelques 600 morts; environ 100 ouvriers furent passés par les armes après un jugement sommaire, 50 «Vopos» (policiers du peuple, toujours la tromperie!) furent exécutés pour refus d'exécution d'ordres, c'est-à-dire pour avoir refusé de prendre part à la répression. Les choses n'en restèrent pas là. Dans les semaines qui suivirent on enregistra encore plusieurs milliers d'arrestations (25 à 30'000 selon les sources).
Soutien au communisme: 52 commerçants genevois renforcent la «Voix ouvrière».
