Le Bulletin du Centre national d'information No 96, janvier 1959, page 8

Toujours le dumping chinois. A l'occasion du dernier “Comptoir suisse”, à Lausanne, nous nous étions déjà fait l'écho des doléances des commerçants…

Premier examen: le plan septennal en URSS par Marc-E. Chantre. […] Le «plan» est aussi un élément de propagande (a usage interne et externe) de l'URSS. Ce qui explique que les thèses prononcées par Khrouchtchev le 13 novembre devant le Comité central aient été achevées d'imprimer en français (140 pages) 18 jours plus tard.

Les anti-partis majoritaires. On se souvient qu'en date du 7 mars 1953, à la suite de la mort de Staline, le praesidium (nouveau nom du Politburo) du Comité central du PCUS (parti communiste de l'Union soviétique) était remanié et son effectif ramené à 10 membres qui devaient composer la fameuse «direction collégiale». § Si l'on s'en tient aux informations qui sont parvenues ensuite sur le «groupe anti-parti», on s'aperçoit que 7 de ces 10 membres ont été limogés (Malenkov, Molotov, Boulganine, Kaganovitch, Sabourov), retrogradé (Pervoukhine) ou fusillé (Béria). § Au XXe congrès, le praesidium avait été remanié: au 9 membres survivants (Béria seul était disparu à ce moment-là), étaient venu s'adjoindre Chepilov, Joukov, Kirichenko, Souslov et Mme Furtseva. Nous étions alors en février 1956. De ces 14 membres, de la «direction collégiale», 8 - c'est-à-dire la majorité - ont été exclus ou rétrogradés pour leur attitude anti-parti: Malenkov, Molotov, Boulganine, Kaganovitch, Chepilov, Joukov, Sabourov et Pervoukhine (rétrogradé).

1958 communisme

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