Le Bulletin du Centre national d'information No 7, novembre-décembre 1956, page 1

“Négative et inutile?”. La tragédie hongroise nous indigne, comme nous ont indigné TOUS les crimes perpétrés au nom du bolchévisme depuis bientôt 40 ans. Mais cette tragédie ne nous a pas supris. Le langage que nous allons tenir ne sera pas nouveau. Ce sera le même que depuis bientôt 10 ans nous tenons ici pour dénoncer l'odieuse imposture du «nouvel humanisme soviétique», doublée de celle du «paradis des hommes» que seraient, selon leurs dires, les régimes rouges. Signé B.N.I.

La guerre des cyniques. L'horreur de la guerre de Hongrie conduite avec la froide cruauté que les Soviétiques ont toujours montrée dans l'«annihilation physique» de leurs adversaires a soulevé l'indignation dans les pays libres. Pour notre part, ce nouveau crime imputable à la conception marxiste-léniniste du développement mondial de la révolution ne nous a pas surpris. IL EST ABSOLUMENT DANS LA LIGNE DES ACTES DE VIOLENCE, DES CRIMES ET DES GENOCIDES SUIVIE METHODIQUEMENT PAR L'URSS DEPUIS LA REVOLUTION BOLCHEVIQUE [ndlr: un coup d'état financé par l'Allemagne impériale]. Des millions de personnes assassinées lors de la terreur rouge instaurée par le gouvernement de Lénine en 1918 à la tragédie hongroise de 1956, le «chemin qui mène au socialisme» est jalonné d'actes de violence et rouge du sang de tous ceux qui n'ont pas pliés l'échine devant les exigences du communisme et de l'impérialisme soviétique […] Marc-E. Chantre oublie la liquidation des classes dites exploiteuses selon le schéma du Manifeste communiste de 1848!

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