Le Bulletin du Centre national d'information No 6, octobre 1956, page 4
La fin des mythes. Il est encore trop tôt pour dire si nous allons assister, dans un avenir très prochain, à l'écroulement de l'Internationale que Moscou entretenait en terre étrangère pour la réalisation de ses visées impérialistes. [ndlr: et pour cacher l'exploitation sanguinaire des travailleurs en URSS et les génocides des peuples de l'URSS!] [
] Ce à quoi nous assistons, c'est à la déconfiture d'une expérience qui ne pouvait se développer que dans une atmosphère de terreur assurant une discipline unique au service d'un chef unique. [
] De toute façon, l'existence même du communisme est liée à l'usage de la force. S'il renonçait à celle-ci, il serait balayé par les masses qu'il a asservies. C'est à dire qu'au bout de la voie de la «libéralisation», le communisme trouvera sa propre condamnation ou l'obligation de revenir à sa politique de violence pour survivre.
Le capital le plus précieux. [
] Ainsi, voici quelques jours, les restes de Rajk ont été conduits en pompes solennelles du cimetière des condamnés au Panthéon des «démocraties populaires» Il a fallu quatre ans, la mort de Staline, et le XXe Congrès du PCUS pour que l'on s'avisât en Hongrie, que le «chacal puant» pendu comme «agent de l'impérialisme et dévationniste dangereux» était en réalité un pur héros national, défenseur sans reproche de l'authenticité marxiste-léniniste. [
] Et les régimes communistes, aujourd'hui comme hier, sont des dictatures! Ne l'oublions pas. Marc-E. Chantre