Le Bulletin du Centre national d'information

1955

Le Bulletin du Centre national d'information No 1, Février 1955, page 1

1945-1955. La coexistence des uns, c'est l'anéantissement des autres.Un étudiant qui a «mordu» à l'hameçon des «partisans de la paix». […] En face, le bloc soviétique. Voici son tableau de chasse sans compte des territoires annexés par l'URSS de 1939 à 1945. Annexion de: Prusse orientale (1945); Ruthénie tchécoslovaque (1945); Partie sud de Sakhaline (1945); Iles Kouriles (1945). Soviétisation de la Mongolie intérieure (1945). Le Tibet cède à la pression de la Chine communiste (1951). Alignement politique de 1945 à 1948 et intégration au bloc communistes des pays suivants: Albanie, Bulgarie, Roumanie, Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie, Allemagne orientale, Yougoslavie (jusqu'au titisme).

Odieuse distinction: le «Suisse» André Bonnard reçoit le Prix Staline et 100'000 Roubles en récompense de son engagement pour le régime soviétique, ennemis des peuples. Combien gagne un ouvrier soviétique dans le «paradis des travailleurs»? […] La vérité n'a pas de prix. Lettre ouverte à un Prix Staline, Bonnard.

Le Bulletin du Centre national d'information No 1, Février 1955, page 2

Le Parti du Travail parfait son noyautage du «Mouvement de la Paix». […] A propos de la Conférence de Genève sur l'Indochine, “L'accord se revèle impossible” […] Intervention du chef socialiste Pineau devant le groupe SFIO de l'Assemblée nationale: “En bref, le Sud est désorganisé, en proie aux discussions intestines, sa population et convaincue que depuis la Conférence de Genève, la France se désintéresse de l'Extrême-Orient. Donc, elle estime que le communisme a d'ores et déjà gagné toute l'Indochine.” Ce qui est vrai, mais la suite est encore plus révélatrice que les Accords de Genève, présenté comme une victoire de Mendès-France, ont été une fatale duperie. Le corps expéditionnaire est dans une situation difficile “Enfin, le Nord se renforce, l'armée d'Ho Chi-Minh a dépassé le contingent fixé à Genève. Fait plus grave, le Vietminh dispose maintenant d'une aviation. Les Chrétiens des évêchés sont martyrisés ou condamnés à la noyade en voulant fuir et il manque 20 à 25'000 prisonniers français que nous devons considérer comme morts dans les camps.”

Le Bulletin du Centre national d'information No 1, Février 1955, page 3

Unesco: les délégués "suisses”: Denise Kreis de Radio-Genève, André Saenger des «Coopératives de consommation» et Georges Pfund, président du Parti du Travail, «directeur» de l'organisation communiste “Connaître”[…] Dans le sillage des communistes: Qu'y a-t-il sous ce “Faux-nez”? relatif à la troupe de théâtre des Faux-nez, faux-nez mais certains de vrais staliniens qui ont gobé l'imposture du «paradis des travailleurs»!
Coexistence et anéantissement (suite): “Durant le même temps, les communistes ont menés 3 guerres victorieuses ou partiellement victorieuses en Etrême-Orient: la guerre d'Indochine, la guerre de Corée et la guerre de Chine [ndlr: Et le Tibet?]. Sur un 4e point du globe, les communistes avaient déchaînés les hostilités: en Grèce. Mais là, leur défaite fut totale. [ndlr: Et la France et l'Italie?]

Le Bulletin du Centre national d'information No 1, Février 1955, page 4

L'Urss à l'OIT. Les syndicats ouvriers et ceux du patron sont les mêmes! C'est la fin de l'aliénation des salariés promises par Marx. En effet, dans la société socialiste, il n'y a plus de travailleurs exploités!
Toujours la propagande bulgaro-communiste. La république démocratique de Bulgarie toujours pas aux ordres du peuple, mais de Moscou!

Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1955, page 1

Une fois de plus. Le mensonge communiste est démontré. “Car toute la propagande communiste est centrée sur l'Urss. Le communiste doit une «fidélité inconditionnelle à l'Urss», il doit considérer «l'Urss comme la seule patrie des travailleurs», il doit voir en l'Urss «le guide de la révolution mondiale». C'est dans les «réalisations soviétiques» que le communiste doit trouver aussi la «preuve» que le communisme est non seulement possible, mais encore qu'il représente le seul régime favorable aux travailleurs. Pour cela, le militant doit être fanatiquement convaincu que les conditions de vie en Union soviétique sont les meilleures qu'il soit dans le monde entier. C'est la raison des mensonges systématiques que profère quotidiennement la presse communiste sur le niveau social des populations de l'Empire rouge. Aussi ne s'étonnera-t-on pas que nous mettions tant d'insistance à dénoncer le mensonge communiste sur les conditions de vie en Urss et à prouver, chaque fois que nous pouvons prendre la presse communiste en flagrant délit, la fausseté des précisions qu'elle prétend apporter dans ce domaine.”

Le droit d'être anticommuniste. En fait c'est le devoir d'être anticommuniste, car, cette monstrueuse imposture a esclavagisé les ouvriers et les paysans après avoir liquidés les nobles, les bourgeois, les petit-bourgeois, et tout individu qui refusait de servir ce régime inhumain.! En février 1955, Mao Tsétoung va commencer ses opérations des “communes populaires” et du ”Grand bond en avant” qui font provoquer un chaos et une famine qui, à eux deux, vont tuer plus de 50 millions d'êtres humains; sans compter ceux depuis la prise du pouvoir en octobre 1949! Et cela couvert par un masque de belles intentions, de mensonges et d'une rafale d'opérations de désinformation! Des millions d'«idiots utiles» ne croyant plus au social-impérialisme soviétique vont retomber dans ce piège!

Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1955, page 2

Une fois de plus. Le mensonge communiste est démontré (Suite). “Qui donc croire, devant ces chiffres, la fable du “Vorwärts” de l'ouvrière à domicile qui renonce à travailler toute la journée par peur du fisc soviétique?” Quant à la “Voix ouvrière”, elle cite des salaires 10 fois plus élevé qu'en réalité!

Le seul “appel” qu'il faudrait signer. Les communiste, par le truchement des «partisans de la paix» [= agents du social-impérialisme soviétique] recommencent le coup de l'«Appel de Stockholm». Aujourd'hui, c'est «Appel de Vienne» qu'ils ont baptisé leur nouvelle machine de guerre dirigée contre les nations occidentales. Article signé Ch.

Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1955, page 3

Qu'en dites-vous Monsieur Bonnard? . Le livre de Hélène et Pierre Lazareff “L'Urss à l'heure Malenkov” révèle que lors d'un séjour dans le «paradis des travailleurs», un petit livre sur Paris avait rapidement disparus des librairies. “Pourquoi cette disparition subite? Parce que ce petit livre présente aux Soviétiques la «vérité communiste» sur la France et sur Paris. Une image scandaleusement déformée, maquillée de la vie en Occident. Une image qui ne doit pas évidemment susciter aucune envie dans le coeur des sujets de MM. Kroutchev et Boulganine.” L'URSS, c'est le pays du grand mensonge! “Alors Bonnard, si vous osez encore rester l'homme-lige du parti communiste, l'exécutant dociel des consignes «pacifistes ou culturelles» des milieux officiels soviétiques, alors vous reculez les bornes de l'inconscience… Ou celles de la mauvaise foi”. Marc-E. Chantre.

Communisme… pas s'y fier. Encore une tromperie du «Mouvement pour la Paix» en fait au service du social-impérialisme soviétique. “Une invitation à participer à une soirée de discussion sur les conditions d'une coexistence pacifique entre les peuples a été envoyée à un grand nombre d'intellectuels genevois. Parmi les personnes qui ont accepté de signer ce manifeste, nous relevons les noms de communistes notoires comme Claire-Thérèse Massot, Armand Magnin et Maurice Pianzola, Jean Fahrni, Marc Oltramare, Charles Affolter, etc… à côté des pasteurs Baroni et Brocher, de René Bovard, Robert Lüthi, dont les interventions dans les meetings communistes se sont multipliées depuis un certain temps.” Article de J. Z.

Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1955, page 4

Le programme des manifestations spectaculaires des nombreuses organisations dirigées par le Kominform. On remarquera que l'essentiel de ce programme est constitué par des manifestations pacifistes. L'«offensive de Paix» soviétique va se développer largement en 1955.

Le “Globe” qui perd la boule. L'importance à dénoncer le péril communiste.

Grincements à “Connaître”. Cette revue qui se prétend apolitique n'est en fait qu'un cheval de troie de la propagande communiste, sous la direction de Jean Vincent. “Ne laissons pas les éléments les plus intéressants de notre jeunesse tomber dans les filets d'«animateurs culturels» dont l'objectif dernier est d'amener au communisme des forces nouvelles.”

La duplicité du pacifisme rouge

Le Bulletin du Centre national d'information No 3, mai 1955, page 1

Une arme empoisonnée: LA PEUR. “La propagande communiste utilise une arme dangereuse! La peur. Par tous les moyens, elle tente de semer le désarroi dans l'opinion publique des pays libres en peignant sur les murailles les diables les plus cornus et biscornus qu'elle peut livrer à l'imagination des foules. se trouve-t-on en «haute conjoncture», la propagande communiste parle de «chômage probable», de «surproduction»; elle tente de semer la peur dans les milieux ouvriers.” Marc-E. Chantre oublie la terreur en URSS contre le peuple, tout comme la “Voix ouvrière”, voix éteinte depuis octobre 1917 en URSS!

Une mise en garde nécessaire: La revue «Contacts»

Le Bulletin du Centre national d'information No 3, mai 1955, page 2

Ce qu'il fallait… connaître. La revue soi-disante culturelle était un camouflage à la propagande communiste du Parti du Travail dont 5 militants occupait les 6 places du conseil d'administration. Georges Pfund, président de “Connaître” s'est libéré de la tutelle du Parti du Travail qui n'a pas apprécié d'être le dindon de la farce. En fait “Connaître”, c'est la nième mouture d'une revue soi-disante neutre pour mieux faire passer la propagande soviétique comme le fut “Labyrinthe” mensuel pour les lettres et les arts… et l'URSS.

Allo! M. Bonnard. Le masque de l'agent Bonnard de Staline tombe!

Le Bulletin du Centre national d'information No 3, mai 1955, page 3

Ozénov, un apparatchik d'Orel a fait amener l'eau à sa maison, «une ligne privée»

Après “Connaître”, “Clartés”
. Ayant perdu la revue suite à leur renvoi de “Connaître”, le Parti du Travail recommence la même tromperie avec “Clartés” qui réunit Georges Haldas, Freddy Buache, Weideli et Brunschweiler, tous proches du PdT, Haldas et Buache étant des staliniens… en acier.

Elections à Genève. Les communistes cèdent du terrain.

Le Bulletin du Centre national d'information No 3, mai 1955, page 4

Il n'y en a point comme eux. “La propagande d'Hitler et de Goebbels, inspirée par le «philosophe» Rosenberg, a justifié l'agression nazie par la «supériorité» de la race germanique. Staline et ses successeurs n'ont pas méconnu la force extraordinaire des mythes qu'un régime totalitataire peut mettre au service de sa politique d'expansion. La «supériorité raciale» étant passablement compromise et d'ailleurs peu utilisable pour un Etat multiracial [ndlr: en apparence!], les idéologues et le propagandistes soviétiques ont lancé de la «supériorité de l'éternelle Russie». Le Bulletin oublie tout de même que de nombreux peuples dont les “Allemands de la Volga”, les Cosaques (Don, Kouban et Donbass), ont été victimes de génocides. La politique bolchévique a provoqué des génocides de classes et de races, au profit des Russes et au profit des bolchéviks. Enfin, sur ce point comme de nombreux le nazisme et le communisme, une fois de plus les deux régimes se rejoignent!

Appel de Madame Zinaïde Trouchnovitch dont le mari a été enlevé à Berlin par des agents soviétiques. Qu'est devenu Trouchnovitch, membre de “L'Union nationale des travailleurs et des solidaristes russes” (NTS), organisation nationaliste et anticommuniste fondée en 1930 par de jeunes émigrés russes blancs exilés à Belgrade. Toujours selon Wikipédia, “En 1954, l'une des personnalités les plus importantes du mouvement solidariste russe, Alexandre Trouchnovitch, fut kidnappé à Berlin-Ouest par la Stasi, et mourut pendant son transfert dans une voiture diplomatique”. Pauvre Madame Zinaïde Trouchnovitch, quand elle écrit son appel, son mari est mort depuis de nombreux mois. Où est-il enterré? Qu'on fait Amnesty Internationale, l'Onu et la Ligue des Droits de l'Homme?

Le Bulletin du Centre national d'information No 7, novembre 1955, page 1

La crise interne du PDT. La fièvre, de nouveau, monte au sein du Parti suisse du Travail. La lutte des factions et des diverses tendances, remisée au second plan après le grand éclatement du parti en 1952, est de nouveau très vive et tend à se cristaliser autour de l'antagonisme opposant Jean Vincent à Etienne Lentillon.

Lénine a dit… Marc-E. Chantre raille la falsification par Ducommun d'une phrase de Lénine, rédacteur en chef de la “Voix ouvrière”, baillonnée en URSS depuis octobre 1917, qui aurait modifié une citation de Lénine. Cela suite à une affiche du Comité Suisse d'Action Civique comportant une écrevisse et une phrase de Kroutchev du 17 septembre dernier: «…mais si quelqu'un croit que nos sourires entraîneront l'abandon de Marx, Engles et Lénine [ndlr: et de Staline?], il se trompe cruellement. Ceux qui l'attendent devront attendre qu'une écrevisse apprenne à siffler.» Ou qu'un communiste tienne ses promesses!

Le Bulletin du Centre national d'information No 7, novembre 1955, page 2

La crise interne du PDT (suite). Les récentes élections au Conseil national montrent que le crayon a bien fonctionné dans le clan «intellectuel» et contre les «ouvriéristes». Jean Vincent vient en tête (cumulé d'office), précédant de Félice et Jean Hochstaetter, ce qui fait trois intellectuels aux premières places. Lentillon, Magnin, Trub et Storz, «ouvriéristes» et syndicalistes, viennent en queue.

Deux documents montrant les manoeuvres du Parti du Travail pour tenter d'étouffer “Connaître”, libérée de l'occupation communiste.

Les "Amis du Livre” L'affaire “Connaître” a bouleversé les plans du Parti du Travail. Six mois après, les «chargés d'affaires culturelles» du parti commencent seulement à remettre sur pied une ciné-club et une maison d'édition. C'est peu. Il est vrai que la crise de “Connaître” a ouvert les yeux à un très grand nombre de personnes qui jugent superflu davoir de nouveaux contacts «culturels» avec le Parti du Travail. […] Parmi ceux qui ont engagé l'opération des “Amis du Livre”, on retrouve Robert Tuscher, membre du parti, activiste des «Partisans de la Paix»; le couple Bertand et M. Danielewicz.

Le Bulletin du Centre national d'information No 7, novembre 1955, page 3

Les armes de la répression. Tout le monde a pu lire dans la presse que la Tchécoslovaquie livre des armes au gouvernement égyptien du colonel Nasser. Cette conquête par le «camp de la paix» d'un marché jusqu'ici aux «marchands de la mort violente et autres munitionnaires capitalistes» a fourni à un échotier de la «Voix ouvrière» des commentaires sarcastiques dans le No du 25 octobre 1955. Quand le crime est patent, faire diversion; une des méthodes de base de la propagande communiste. De plus, “L'Egypte connaît une féroce répression politique”, mais quand elle est le fait d'un régime de gauche, et de plus ami de l'Union soviétiqe, c'est normal; et les champions de l'indignation contre les démocraties libérales se taisent! Et si ces armes servaient contre le peuple égyptien?

Le Bulletin du Centre national d'information No 7, novembre 1955, page 4

La Guilde du film de Genève. Les communistes genevois ont toujours rêvé de mettre la main sur ciné-club, [ndlr: mais avec Freddy Buache à la Cinémathèque suisse, ils ont réussi… avec quelles complicités?] […] Incapables de voir dans le septième art, autre chose qu'une arme au service de la politique et intoxiqués par elle, ils appelaient de leurs voeux un cinéma devant exalter «notre joie de vivre, nos travaux et nos luttes pour un bonheur réel.» Une série d'oeuvre soigneusment triée sur le volet étaient proposées. Il n'y manquait ni «Les marins de Kronstadt» [ndlr: massacrés par Lénine en mars 1921], ni «La Route au tabac» de John Ford, ni «Marinka, jeune fille russe» (histoire fort divertissante où il est question de tracteurs, de plans quinquennaux et de normes à remplir). […] La totale déconfiture des communistes dans l'affaire “Connaître” les a inciter à chercher ailleurs. Le nouvel enfant du Parti du Travail s'appelle maintenant d'un nom très neutre, la «Guilde du film de Genève».

M. Ehrenbourg, prédicateur du désert? M. Anet dans les milieux littéraires et religieux, doit servir de caution aux maneouvres des servants de Moscou. On le retrouve à la tête du «Mouvement genevois de la Paix», aux côtés du asteur Borcher et de M. Georges Haldas… M. Anet a publié il y a quelques semaines un volumineux papier dans les colonnes de plusieurs hebdomadaires romands, dont le Message social (No du 25 septembre 1955).

Le colonialiste Vincent: Le Bulletin fait remarquer à juste titre que Vincent condamne le colonialisme de l'occident, mais celui du social-impérialisme soviétique dont il est le valet depuis les années 1930! Dans ces années, sous la couverture du Secours rouge, il était allé en Chine pour sauver les époux Ruegg, en fait des agents du Komintern avec les passeports des Ruegg, serviteurs de l'URSS qui les fusillera en 1937, les Ruegg pas Jean Vincent!


Retour