Le Bulletin du Centre national d'information No 3, mai 1955, page 4

Il n'y en a point comme eux. “La propagande d'Hitler et de Goebbels, inspirée par le «philosophe» Rosenberg, a justifié l'agression nazie par la «supériorité» de la race germanique. Staline et ses successeurs n'ont pas méconnu la force extraordinaire des mythes qu'un régime totalitataire peut mettre au service de sa politique d'expansion. La «supériorité raciale» étant passablement compromise et d'ailleurs peu utilisable pour un Etat multiracial [ndlr: en apparence!], les idéologues et le propagandistes soviétiques ont lancé de la «supériorité de l'éternelle Russie». Des livres et des brochures circulent en des centaines de millions d'exemplaires à travers l'Union soviétique qui exaltent le nationalisme russe et inculquent dans l'âme de la jeunesse l'orgueil chauvin d'apartenir à un «Herrenvolk» invincible. L'éducation nationaliste et chauvine commence à l'école et dans le mouvement «pionnier». De jeunes enfants de 6 à 10 ans apprennent que tout, du bateau à voiles à l'hélicoptère, en passant par la radio et le radar, fut inventé par les fils du glorieux peuple russe. Mais c'est surtout dans les rangs du Komsomol (Jeunesse communiste) et à l'armée que les instructeurs du Parti achèvent «l'éducation patriotique».” Le Bulletin oublie tout de même que de nombreux peuples dont les “Allemands de la Volga”, les Cosaques (Don, Kouban et Donbass), ont été victimes de génocides. La politique bolchévique a provoqué des génocides de classes et de races, au profit des Russes et au profit des bolchéviks. Enfin, sur ce point comme de nombreux le nazisme et le communisme, une fois de plus les deux régimes se rejoignent!

Appel de Madame Zinaïde Trouchnovitch dont le mari a été enlevé à Berlin par des agents soviétiques. Qu'est devenu Trouchnovitch, membre de “L'Union nationale des travailleurs et des solidaristes russes” (NTS), organisation nationaliste et anticommuniste fondée en 1930 par de jeunes émigrés russes blancs exilés à Belgrade. Toujours selon Wikipédia, “En 1954, l'une des personnalités les plus importantes du mouvement solidariste russe, Alexandre Trouchnovitch, fut kidnappé à Berlin-Ouest par la Stasi, et mourut pendant son transfert dans une voiture diplomatique”. Pauvre Madame Zinaïde Trouchnovitch, quand elle écrit son appel, son mari est mort depuis de nombreux mois. Où est-il enterré? Qu'on fait Amnesty Internationale, l'Onu et la Ligue des Droits de l'Homme?

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