1953: Staline meurt, mais son horrible régime continue

Au moins, la mort d'Hitler a permis la dénazification de l'Allemagne, mais la déstalinisation de la Russie, elle est encore attendue, et ce nettoyage est d'autant plus nécessaire que le XXe congrès du PCUS a été une énorme supercherie, une tromperie communiste par un leader qui avait des flots de sang sur les mains, moins que Kaganovitch et que Staline, meurtriers masse dont Khrouchtchev fut le lieutenant.

Des deux compères (Hitler et Staline), seuls les communistes demeurent!

Sur ce point, à nouveau la profonde lucidité de Chantre se révèle: dans les numéros de 1953, la mort de Staline tient une place mineure, car ce n'est pas la disparition du “petit père des peuples” qui va changer la nature intrinsèquement immonde du régime soviétique imposé par le sang et les larmes par Lénine. Certes, Khrouchtchev avec d'autres lieutenants de Staline, Molotov, Kaganovitch, Béria éliminé comme bouc émissaire, fera quelques réformettes, mais qui ne modifieront pas fondamentalement le régime de Lénine, tyran sanguinaire ennemi du peuple.

Le Bulletin du Centre national d'information No 1/2, janvier/février 1953, page 1

Pogrome. […] [ndlr: à propos du complot des médecins juifs] Et voici tous les plumitifs du communisme international, y compris leurs sous-produits de Suisse, qui coupent les cheveux en quatre, pour nous démontrer que l'arrestation d'un juif par un nazi est un crime honteux alors que le même fait commis par un communiste devient un exploit, un acte de vigilance, une manifestation élevée d'un nouvel humanisme…

[ndlr: escrocs, faux-jetons et odieux lèche-bottes du maître du Kremin] Vous lisez la «Voix ouvrière»: Léon Nicole et ses amis y sont dépeints comme d'affreux «titistes» tout habité de la volonté de nuire à l'Union soviétique qu'ils méprisent. Et l'on cite, pour preuves, telle ou telle des paroles d'un «nicoliste» dont il ressort clairement que les membres de la dissidence nicolienne n'envoient pas dire, en catimini, ce qu'ils pensent réellement du «génial Staline et de ses glorieux collaborateurs». Mais vint le jeudi, et vous lisez de Léon Nicole: Jean Vincent, Lentillon, Stroz et Muret y sont décrits comme de farouches contempteurs du Kremlin, et comme des collaborateurs de la «clique slanskyste» entièrement mus par des sentiments hostiles à l'Union soviétique.[…] Il n'est pas besoin de souligner longtemps combien cette attitude est odieuse et révélatrice du caractère servile de ceux qui pastronnent sur les trétaux du communisme suisse. [ndlr: Et qui font la réclame pour un régime qu'ils savent provoquer un malheur quotidien pour le peuple qui vit dans la misère et dans la terreur!]

Le Bulletin du Centre national d'information No 1/2, janvier/février 1953, page 2

Pogrome (suite). […] Il est intéressant de signaler que lors d'un procès en 1938, les médecins Levin et Pielnew furent accusés de faux diagnostiques volontaires. L'accusation, alors soutenue par Vichinsky [ndlr: lui aussi juif]…

«Esprit» à Genève. Lettre reçue de MM. les professeurs Luc Monnier et Marcel Raymond de Genève, réactions à une critique de la revue “Esprit”. L'occasion pour Chantre de dénoncer les manoeuvres du Kominform pour faire participer des «idiots utiles» à des bastringues «apolitiques», machination qui depuis 1919, fondation du Komintern, est un des moyens favoris pour duper; et MM. les professeurs Luc Monnier et Marcel Raymond, n'y voient que du feu. Ces intellectuels ne démontrent que leur indignation imbécile!

Le Bulletin du Centre national d'information No 1/2, janvier/février 1953, page 3

Les équivoques du Congrès dit «de la paix», à Vienne. [ndlr: les passages soulignés par un lecteur anonyme résume l'extrême lucidité de Marc-E. Chantre sur le fait que le «mouvement de la paix» stalinien n'est en réalité qu'une machine de guerre, au même titre que l'Armée rouge, le KGB et le Kominform, par un régime qui impose une guerre civile depuis octobre 1917. En fait, il n'y a aucune équivoque sauf pour les imbéciles! Il faut reconnaître que Staline, comme sont prédecesseurs Lénine, maîtrise sur bout du doigt l'art de manipuler les «idiots utiles», individus qui ne demande que ça! De plus, cette imposture rejoint celle de l'«antifascisme» stalinien qui servit de diversion pour permettre le déroulement impitoyable des 3 paroxysmes de la terreur de masse que furent la collectivisation de 1929-30, la Grande famine de 1932-33 et la Grande terreur de 1937-38.]

Le Bulletin du Centre national d'information No 1/2, janvier/février 1953, page 4

Les équivoques du Congrès dit «de la paix», à Vienne (suite).

Quelques lignes pour annoncer la mort du “Grand bourreau des peuples”, Staline. [ndlr: Au moins, la mort d'Hitler a permis la dénazification de l'Allemagne, mais la déstalinisation de la Russie, elle est encore attendue, et ce nettoyage est d'autant plus nécessaire que le XXe congrès du PCUS a été une énorme supercherie, une tromperie communiste par un leader qui avait des flots de sang sur les mains, moins que Kaganovitch et que Staline, meurtriers masse dont Khrouchtchev fut le lieutenant. Sur ce point, à nouveau la profonde lucidité de Chantre se révèle: dans les numéros de 1953, la mort de Staline tient une place mineure, car ce n'est pas la disparition du “petit père des peuples” qui va changer la nature intrinsèquement immonde du régime soviétique. Certes, Khrouchtchev avec d'autres lieutenants de Staline, Molotov, Kaganovitch, Béria éliminé comme bouc émissaire, fera quelques réformettes, qui ne modifieront pas fondamentalement le régime forgé dans le sang et les larmes par Lénine, tyran sanguinaire ennemi du peuple.]

Faucille contre scalpel. Il est intéressant de relever, publiés par la Voix ouvrière du 25 février, des extraits de la Pravda, relatifs à la découverte, par une doctoresse soviétique, du «complot des médecins criminels» [ndlr: qui sera ensuite nommé «complot des blouses blanches»]. On pouvait s'attendre à ce que l'on nous donnât des précisions sur les faux diagnostiques appliqués, par les médecins en question, aux personnalités dirigeantes du Régime. On nous permettra de souligner , en passant déjà, qu'il semble bien, malgré que la médecine ait été collectivisée en URSS, qu'il y a là-bas une catégorie de médecins, les meilleurs, réservés aux traitements des potentats du Régime et une autre, celle des petits médecins sans renom, appelés à donner des soins au «vulgum pecus». [ndlr: une médecine à deux vitesses 35 ans après la «révolution d'octobre» et 21 ans «la victoire dans la construction du socialisme en URSS» !]

Le Bulletin du Centre national d'information No 3/4, mars/avril 1953, page 1

Amnistie? [ndlr: impossible pour les dizaines de millions de morts du régime bolchévique!] Il fallait s'attendre avec l'arrivée au pouvoir de Malenkov à une recreudescence, en Union soviétique, de mesures politiques prises à l'usage de la propagande extérieur. Le nouveau dictateur rouge est en effet un technicien de l'«agitation», c'est lui qui a orchestré les campagnes du Kominform. C'est pourquoi l'on enregistre immédiatement une recrudescence de l'«offensive de paix» lancée voici plus de 4 ans par l'Internationale communiste. Chantre démonte l'imposture de l'«amnistie» qui ne s'applique pas aux condamnés politiques en vertu de l'article 7 de la décision du Kremlin.

Après deux élections. Les récentes élections qui se sont déroulées dans les cantons de Vaud et Bâle ont démontré que le danger communiste était loin, dans notre pays, d'être liquidé… tout comme en URSS!!!

A beau mentir…. Selon la Voix ouvrière du 29 février, Chantre écrit: “si l'on en croit Mirov, la seule préoccupation des dirigeants soviétques serait l'édification pacifique du régime communiste.” Selon la Voix ouvrière du 24 février, le maréchal Sokolowski, lors du 35e anniversaire de l'armée soviétique: “Maintenant, l'Union soviétique est plus forte que jamais…” Question: qui de Mirov ou de Sokolowski est un menteur?

Le Bulletin du Centre national d'information No 3/4, mars/avril 1953, page 2

Un parti pas comme les autres… En plus de signaler le caractère militaire du Parti du Travail, ne pas oublier que c'est aussi une organisation sectaire qui moule les individus après les avoir conditionné!

A l'école révolutionnaire. On se rappelle les récentes révélations de Léon Nicole sur le projet qu'avait formé la direction du Parti du Travail d'exiler le vieux leader communiste en Tchécoslovaquie. [ndlr: Nicole au goulag, lui qui en nie l'existence, cela lui ferait du bien!]

8 mars: Journée communiste. Chaque année, le Bulletin a adénoncé la manoeuvre communiste que constituait l'organisation le 8 mars…

Toujours les souscriptions. On sait que le parti du Travail prétend trouver les moyens nécessaires à son activité et à l'entretien d'un personnel permanent ou semi-permanent largement disproportionné aux effectifs du parti [ndlr: pour exploiter au maximum les militants conditionnés!], ainsi qu'au maintien d'une presse dont le nombre de lecteurs a fondu […] A propos des collectes, “les conditions dans lesquels se déroulent les prétendues collectes de fonds par le parti!!!

Les beaux titres… La Voix ouvrière [ndlr: baillonnée en URSS!] du 16 février 1953, sous le titre “Les Chacals” s'en prend à Dentant («Gazette de Lausanne»), René Payot («Journal de Genève») et Eddy Bauer («Curieux»). Le 7 mars 1953, sous les titre “Les Hyènes” s'en prend à René Payot et aux dirigeants de Radio Sottens. On y lit que, dans les milieux dirigeants sévirait «la haine de classe, la haine du communisme, la haine de l'Union soviétique, la haine du monde du travail». Par des spécialistes de la haine, des vipères lubriques!

Le Bulletin du Centre national d'information No 3/4, mars/avril 1953, page 3

Le monde d'où l'on s'enfuit… Statistiques des admis à Berlin-Ouest en 1952, des réfugiés fuyant «le paradis des travailleurs» franchissant le rideau de fer au péril de leur vie. En février 1953, 1430 par jour, tous des ingrats.

Un gouvernement bien assis… sur la constitution. Le 28 février, la Voix ouvrière nous informait que Malenkov a été nommé premier ministre de l'URSS, le jour où Staline commençait son agonie. Le VO ne peut voir que «la constitution soviétique n'était qu'un chiffon de papier» et que les soviets ne font qu'avalider les choix des dirigeants!

Démocratie mode tartare. La Voie Ouvrière du 5 mars 1953 donne des éléments de la loi électorale en Chine rouge. «Les gros propriétaires fonciers qui n'ont pas modifié leur état social, les contre-révolutionnaires et les autres personnes qui ont perdu leurs droits politiques, ne pouront exercer leur droit de vote actif et passif.»

Bravo la Radio française. Tous les dimanches matin, la Radio présente un documentaire sonore «La vie en rouge» de Jean Castet, René Vilmet et Marie-Madelaine Dujon. Il s'agit d'une présentation, toute de verve caustique, de la réalité soviétique et communiste. Il faut entendre ces citations de la presse communiste et ces commentaires percutants qui font éclater les bulles de savon de la propagande rouge. [ndlr: en 2010, “La-bàs, si j'y suis” et de nombreuses émissions du soi-disant service public, font de la propagande rouge sans être inquiété par le CSA!]

Le Bulletin du Centre national d'information No 3/4, mars/avril 1953, page 4

La technique de la désinformation. Les délégations qui sont appelées à Moscou sont toujours soigneusement composée. […] Rôle du VOKS […] Etrangers traités comme des hôtes de marque, logés dans les 5 grands hôtels de Moscou, largement au dessus du niveau de vie de l'ouvrier soviétique, toujours sous le contrôle de charmants guides. “La splendeur des bâtiments publics ne pouvait cependant cacher l'affreuse pauvreté du peuple.” Comment on fourvoye les rénitents, ceux qui résistent à l'opération de tromperie…

Le Bulletin du Centre national d'information No 5, mai 1953, page 1

A la pointe du combat… Le communiste André Muret intente un procès à Marc-E. Chantre pour avoir dénoncer un truquage dans les résultats d'une souscription en faveur du Parti du Travail. De plus, le Bulletin avait révélé qu'un voyage de Mme Muret en Roumanie était une couverture pour apporter de l'argent renflouant les caisses du Parti du Travail.

Appel à nos amis et lecteurs. Au procès Arnold, certains témoignages de membres du Parti du Travail ont clairement établi que le Centre national d'information avait fortement contribué à réduire les possibilités d'action du communisme en Suisse. Il faut s'attendre donc à une contre-attaque communiste contre le CNI.

Le Bulletin du Centre national d'information No 5, mai 1953, page 2

Le mensonge des «baisses de prix» soviétiques. Le 1er avril dernier, le gouvernement soviétique annonçait une nouvelle baisse de prix. On se rappelle qu'à chacune de ces baisses, loin de nous donner le prix réels pratiqués dans le commerce en Union soviétique, les journaux communistes se contentairent de publier les pourcentages de réduction décidée.

Avance communiste à Neuchâtel. un gain communiste aux élections du Grand conseil. [ndlr: les élections étant toujours truquées en URSS, les communistes sont élus sans opposition, comme dans le régime nazi!]

«Charlot» progressiste. La «Voix ouvrière» du 27 avril 1953 consacrait un article de première page au fait que Charlie Chaplin avait déclaré qu'il refusait de retourner aux Etats-Unis parce que, selon ses dires, il y serait impossible à un homme «d'idée libérale» de vivre et de travailler. [ndlr: encore un qui a des fatales illusions sur l'URSS, pays à qui il aurait pu demander l'asile politique!]

Argent «bourgeois», propagande communiste! Il est intéressant de souligner qu'à plusieurs reprises au cours du procès Arnold qui vient de se dérouler à Bâle, l'accusé et son défenseur (Dr Heeb) s'en sont pris violemment au CNI et à son «Bulletin». […] Le défenseur d'Arnold a bien raison: les annonces de la presse communiste n'ont qu'un but, celui d'entretenir l'appareil de propagande du parti. Il serait temps de s'en apercevoir.

Le Bulletin du Centre national d'information No 5, mai 1953, page 3

Les espions du Kremlin. Le 24 mars dernier, on annonçait en Suisse, l'arrestation de Rudolf Rössler et Xaver Schneiper. Ces deux arrestations viennent s'ajouter à la liste déjà longue des agents soviétiques, ou travaillant pour une «démocratie populaire» sur notre sol, que l'on a mis hors d'état de nuir […] Le Dr Rössler en lien avec le Dr Farner qui joue un rôle important dans «Suisse-URSS» […] Rössler réussit à établir des liaisons secrètes avec des personnages très haut placés dans l'appareil militaire de l'Allemagne… […] Après l'affaire Rado (Rote Kapelle), l'affaire Rössler va permettre d'écrire un nouveau chapitre de l'histoire de l'espionnage soviétique en Occident.

La manoeuvre communiste sur les étudiants. Comment, au lendemain de la guerre, les communistes ont pu s'emparer de l'Union internationale des Etudiants.

Le Bulletin du Centre national d'information No 5, mai 1953, page 4

Après le procès d'un mauvais Suisse. Ils spéculent sur notre faiblesse. … les commentaires de certains journaux estimant qu'après les procès de Pierre Nicole et Arnold, il convenait de cesser de poursuivre les chefs communistes!!!

Le taureau… du rire. Quelques réponses d'Arnold à son procès.

Le Bulletin du Centre national d'information No 7/8, août-septembre1953, page 1

Le Parti du Travail et l'affaire Béria … le 14 mars 1953, la «Voix Ouvrière» [ndlr: voix baillonnée en URSS, écrasée à Berlin-Est] dans un éditorial consacré aux rumeurs sur les dissensions en URSS, écrivait: «La mort du camarade Staline a été le signal du déchaînement d'une campagne insane de suppositions, de spéculations imbéciles ou mensongères, sans exemple… Qui est Malenkov? Et Béria? Orthodoxe ou suspect?…Le 10 juillet, soit moins de quatre mois après, la même «Voix Ouvrière», en dernière page, annonçait en titre «Béria, ennemi du peuple soviétique et du parti communiste» Sans commentaire!!!

17 juin: l'imposture d'un régime «populaire» On connaît la thèse communiste qui veut que le soulèvement populaire de Berlin-Est et quantité d'autres villes de la Zone soviétique ait été orchestré par des «agents provocateurs» à la solde des Américains. De telles «explications» peuvent suffire à des fantatiques du parti du Travail et à quelques «intellectuels» dont la candeur (ou la mauvaise foi) politique n'a pas fine de nous étonner. Agents provocateurs ou pas, il n'en reste pas moins que des dizaines de milliers d'ouvriers ont sautés sur l'occasion qui leur était offerte de manifester leur irréductible hostilité à un régime qui les berne et les exploite.

Le Bulletin du Centre national d'information No 7/8, août-septembre1953, page 2

17 juin: l'imposture d'un régime «populaire» le moins intolérablement restreint; les rations insuffisantes prévues sur les cartes de rationnement étaient introuvables et seuls quelques privilégiés pouvaient se permettre d'acheter des produits alimentaires et autres objets de première nécessité en vente libre dans les «Ho-Läden» (magasins du «secteur parallèle»). Voilà qui contredit singulièrement les affirmations optimistes des amis du Dr Hugo Kramer qui rédigent, dans la «Voix Ouvrière», les «bulletins de victoire» de la marche en avant du socialisme. Ce qui contredit encore plus, c'est que le Dr Kramer avoue que non seulement le ravitaillement avait baissé mais que «d'une manière générale», on avait aussi économisé sur les dépenses culturelles et sociales pour «concentrer tous les moyens sur le développement de l'industrie lourde et la défense contre la «politique belliciste» de Bonn.»

23 août 1939: L'URSS veut la guerre. Dans l'atmosphère de fièvre qui caractérisait ce mois d'août 1939, l'alliance germano-soviétique provoqua une immense surprise, un grand désarroi, tant parmi les dirgeants des Nations occidentales que parmi les partis communistes. A Moscou, tout le monde rayonnait, la caméra enregistrait des sourires satisfaits. On sable le champagne. Staline porte un toast en l'honneur d'Hitler: «Je sais combien la nation allemande aime son Führer; j'aime donc boire à sa santé.» […] [Ndlr: Court article rapportant l'ampleur de la collaboration Hitler-Staline se terminant par un extrait du discours au Soviet Suprême de Molotov qui exalte le 31 octobre 1939 l'amitié germano-soviétique, «scellée dans le sang».] “Deux ans d'alliance germano-soviétique”, A. Rossi, Arthème Fayard, 1949.

Le Bulletin du Centre national d'information No 7/8, août-septembre1953, page 3

Les Popistes sont-ils communistes?

La Voix ouvrière du 9 décembre 1946, dans un article singé P.O.P. de Nyon, disait: « Nous comprenons fort bien l'anticommuniste inconscient et superficiel que pratique M. E., Nous concevons fort bine que celui-ci confonde systématiquement «Communisme» et «Parti du Travail». S'il connaissait tant soit peu notre littérature et notre programme politique, il saurait que cette assimilation est pour le moins hâtive.» Si nous comprenons bien, les popistes nyonnais tenaient à se faire passer, aux yeux du public, pour des non-communistes. § Quelques jours plus tard, le 14 décembre 1946, certains journaux de Suisse alémanique ayant cru comprendre que Léon Nicole, alors président du Parti Suisse du Travail, aurait déclaré que la plus grande injure que l'on puisse faire au Parti du Travail était de dire ou d'écrire que ses membres étaient des communistes, la Voix Ouvrière publia la rectification suivante: «J'estime, a déclaré Nicole avec force, qu'un parti comme le nôtre doit avoir le courage des ses amitiés. Nous ne devons pas trembler devant les attaques de la bourgeoisie, quand elle croît nous adresser cette suprême injure, que nous sommes des communistes. Nous devons oser dire que parti se place, sur le plan international, du côté de nos partis frères, les partis communistes français, tchèques, italiens d'ailleures invité et représentés à notre congrès.» La Voix Ouvrière du 14 décembre 1946 avoue donc: le P.O.P. est un parti communiste. § Quels peuvent être les motifs de ces tentatives de mascarade:

  1. Du point de vue électoral: Le mot communisme fait peur…
  2. Du point de vue de la pénétration dans les élites: Les intellectuels seront plus facilement appâtés et s'accoderont mieux des termes de «progressistes», de «partisans de la paix», etc., que du sonore «communiste», mieux fait pour plaire aux «durs».
  3. Du point de vue de l'influence sur les milieux bourgeois apolitiques: Il est de fait que l'on se méfiera bien moins…
[ndlr: En 1946, Staline a dit aux communistes de faire profil bas, comme l'imposture de la “Grande guerre patriotique” pour duper alors que son seul objectif est de se maintenir à la tête de son empire; et tant pis pour les morts y compris les millions de victimes parce qu'il a été dupé par son compère Hitler!]

L'exécution des Rosenberg, Les fusillades de la Zone soviétique: des intellectuels nous écrivent. H.-L. Jeanmaire, Alice Descoeurs pas du tout écoeurée par les massacres des communistes…. Nous avons adressé dans notre dernier numéro, un appel aux intellectuels qui avaient signé les diverses pétitions en faveur des Rosenberg. […] Des 69 signataires des «appels en faveur des Rosenberg» auxquel nous demandions de condamner les exécutions sommaires de la zone soviétique à la suite des manifestations ouvrières du 17 juin dernier, 14 seulement ont jugé utile de donner suite à notre appel. Quelques uns s'indignent que nous ayons osé leur demander ce qu'ils pensaient des fusillades de la Zone soviétique. Nous pensions toutefois que puisque ces personnes avaient cru bon de manifester publiquement leurs sentiments dans l'«affaire Rosenberg», à l'instigation plus ou moins du Parti du Travail, elles seraient fort heureuses de pouvoir grâce à notre appel, crier hautement leur dégoût pour les exécutions sommaires d'Allemagne orientale… Tel n'est pas le cas de certains qui se refusent à condamner expressément la répression des grèves de la Zone soviétique. D'autres préfèrent hypocritement excuser les violences en question en parlant d'une «juste colère» des autorités soviéto-allemandes. D'autres se félicitents ouvertement des «liquidations physiques» des grévistes allemands. [ndlr: les ouvriers victimes des régimes communistes n'ont jamais été aidé par la solidarité des pseudo progressistes. Curieux, cette solidarité à deux vitesses!]

Le Bulletin du Centre national d'information No 7/8, août-septembre1953, page 4

L'exécution des Rosenberg couvre Les fusillades de la Zone soviétique. Brocher, Dr Lévy-du-Pan, Dr A. Miéville

Le Bulletin du Centre national d'information No 7/8, août-septembre1953, page 5

Le Bulletin du Centre national d'information No 7/8, août-septembre1953, page 6

L'exécution des Rosenberg, Les fusillades de la Zone soviétique. Dr Mamie

Partisans de… l'épée!

Le Bulletin du Centre national d'information No 9, octobre 1953, page 1

Le coup des «pèlerins» L'action de propagande soviétique inaugurée. voici deux ans, par les «pèlerins de Moscou» prend soudain un développement. Ces derniers temps, deux «délégations» ont fait un long voyage - entièrement payé par les Soviétiques - en URSS. Les participants étaient recrutés principalement dans les rangs des communistes militants. On y joignit un ou deux non communistes suffisamment entourés par ls «sollicitude» du reste de la délégation et par les «interprètes» soviétiques pour qu'ils ne risquent pas de faire de constations désagréables. Première délégation «Suisse-URSS» et la seconde, exclusivement féminine, dirigée par Charlotte Muret…

Des amis… qui n'en sont plus!
Les «Amis de la Nature» sont l'une des «organisations ouvrières de masses» les plus fortes de notre pays. Il ne s'agit pas seulement d'une simple organisation touristique et sportive, mais d'une socitété qui, selon le «Vorwärts» du 24 décembre 1952 est «une organisation ouvrière et, comme telle, a des tâches bien plus étendues que tout autre organisation touristique. En 1952, cette organisation groupait 18'500 membres. […] Depuis longtemps, les AN sont divisés politiquement, Socialistes et communistes s'affrontent au sein des sections et tentent de s'emparer ou de conserver les leviers de commande. […] infiltrations communistes […] susciter la haine contre les Anglais et les Américains, et déprécier les conditions de vie.

La voix d'en face. Le «Vorwärts» consacre sa chronique du 4 août 1953 à la «clique du Centre national d'information» qui, par ses révélations et son action patiente, sans bruit et sans recherche de sensationnel, gêne considérablement les entreprises des «Malincocos» de chez nous.

Le Bulletin du Centre national d'information No 9, octobre 1953, page 2 et 3

L'exécution des Rosenberg, Conclusion d'un débat, Les fusillades de la Zone soviétique. Chantre pose aux signataires des pétitions en faveur des Rosenberg, la question de s'indigner contre les fusillades des ouvriers à Berlin-Est, des centaines, si ce n'est des milliers de tués sans compter les arrestations. La plupart des réponses démontrent que, derrière une protestation humanitaire, se révèle un engagement procommuniste. Et des manipulations pareilles, il y a: “contre la bombe atomique américaine: rien contre la soviétique”, “contre les bombardements américains en Indochine, mais rien contre les Khmers rouges“contre les missiles de l'OTAN contre l'URSS, mais rien contre les SS-20”, et actuellement “contre Guantanamo, mais rien contre le goulag tropical de Cuba”.

Réponse de L.-J. Jaccard, Henri-L. Miéville, Peschier.

Le Bulletin du Centre national d'information No 9, octobre 1953, page 4

Le petit bout de chemin… Le Dr Hugo Kramer, rédacteur du «Zeitdienst» se défend d'être communiste. S'il entend ar là qu'il n'est pas inscriti au parti, on le croira voontiers. Mais il ne nous empêchera pas d'affirmer ici que son activité politique à la tête des «socialistes religieux» dont l'extrême-gauchisme n'est plus à démontrer, il sert presque à tout coup les objectifs de l'Entreprise révolutionnaire.

Deux grands vaincus des élections allemandes: le communisme et le «neutralisme». […] Or, l'écrasement du parti communiste de l'Allemagne occidentale a dépassé en ampleur tout ce que l'on a enregistré jusqu'ici dans les autres démocraties occidentales. […] De 1'366'706 à 607'413, soit -55%. [ndlr: le communisme prend le pouvoir dans le chaos qu'il engendre, par la force d'une armée étrangère, mais jamais démocratiquement!]

Le coup… et le coût du Festival. Chantre raille les magouilles sur le financement du festival de Bucarest.

Le Bulletin du Centre national d'information No 10, décembre 1953, page 1

Des projets communistes aux nôtres… «Le parti du Travail et ses succursales diverses qui vont de la «Jeunesse libre» aux «partisans de la paix» sont loint d'être liquidés. Si électoralement, le parti n'a pas retrouvé ses effectifs de 1945 dans la plupart des régions de notre pays, il a ependant consolidé certaines positions dans les usines. Après le flottement par l'affaire Nicole [ndlr: Léon ou Pierre?], il s'est repris et s'efforce de retrouver son équilibre interne, En conformité avec les mots d'ordre actuels du Kominform, le parti du Travail affiche une sertaine modération. Il fait «patte de velours» essayant de sortir de l'isolement politique dans lequel ses fanfaronades prosoviétiques l'avaient rejeté. Il parle d'«unité» et convie les socialistes…

McCarthy battu. […] Armand Bron, secrétaire de «Suisse-Urss» a indisposé ses hôtes lors d'un récent séjour à Moscou: “Voyez-vous ça! Noter les prix affichés…”. “La presse communiste, si empressée à parler de la «chasse aux sorcières», tait depuis 1917 la répression en URSS, et arrive à retourner les faits en oubliant que lors des «chasse aux sorcières» des «ennemis du peuple» dans le parti, les accusés, condamnés, d'office étaient fusillés le lendemain, alors que personne ne fut fusillé par suite des accusations, le plus souvent fondées, du sénateur McCarthy. Le mensonge culotté d'une mauvaise foi absolue!

Un syndicaliste vous parle des allocations familliales en URSS. Misérables en comparaison de celles des «exploités» de l'Ouest!

Le Bulletin du Centre national d'information No 10, décembre 1953, page 2

A la réunion de son comité central des 17 et 18 octobre derniers, le parti du Travail s'est donné trois tâches principales: servir la diplomatie soviétique, renforcer le noyautage communiste dans les entreprises, éliminer les «saboteurs de l'Unité ouvrière». Selon la résolution finale du comité du parti, il existe maintenant «un puissant camp de la paix, un front puissant de la démocratie et du socialisme qui… [ndlr: plus menteur, tu meurs!]

La «VO» ment une fois de plus. La Voix ouvrière a entrepris un travail de saper pour miner a confiance de notre population dans les chefs de notre Armée. [ndr: essayer de faire de même en URSS, et vous ramassez au mieux 10 ans de camp de concentration ou de la mort!

«La vie en rouge»

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