Le Bulletin du Centre national d'information 1951

Le Bulletin du Centre national d'information, No 1, janvier 1951, page 1

1950-1951
1950 restera l'année du «réchauffement de la guerre froide». Si les Soviétiques n'ont pas directement participé à des actions de guerre caractérisée, ils ont indubitablement réglée le déroulement.

Transferts de fonds communistes: La Centrale sanitaire suisse mise en cause.
Encore une organisation crypto-communiste, la CSS épinglée par une commission d'instruction allemande pour des transferts d'argent.

Le Bulletin du Centre national d'information, No 1, janvier 1951, page 2

Le torchon brûle encore…
Notre dernière chronique sur les dissensions au sein du POP vaudois a trouvé un grand écho dans la presse quotidienne.

Toujours l'impossible collaboration…
Le dialogue entre staliniens et chrétiens

Les invités du Kremlin Marc Schalks, expulsé de Genève après la tragédie du 9 novembre 1932, devint speaker à Radio Moscou. Sa femme, Yvonne Bovard, violoniste, part pour Moscou en 1936, pour le rejoindre. Le «Bulletin» demande à «Suisse-URSS» de savoir que sont devenus Schalks et sa femme?

D'un insulteur à l'autre. Le dénommé Pierre Nicole, ne fait pas mentir le dicton «Tel père, tel fils»

Le Bulletin du Centre national d'information, No 1, janvier 1951, page 3

L'enfer des travailleurs
. Le Centre d'information estonien, qui, à Stockholm, réunit une documentation précieuse sur le martyre de l'Estonien, écrasée et pillée par l'occupant soviétique, vient d'éditer le texte d'un document remis aux délégations de l'AG des Nations unies, en septembre dernier. Ce document rédigé par Aleksander Kaclas… […] Esclavage. […] Comme on le peut constater, le NKVD, en 1941 déjà, ne tentait rien d'autre que de décapiter complètement le peuple estonien en anéantissant les élites du pays. En une seule nuit. celle du 14 juin 1941, plus de 7000 personnes appartenant aux catégories ci-dessu furent déportées en Urss, par familles entières, enfants compris… [ndlr: Les massacres comme Katyn ne sont ni un accident et encore moins un cas isolé: l'URSS exécute les élites des pays afin d'y empêcher toute résistance nationale, comme ce fut le cas pour l'Ukraine, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, l'Armérie, la Mongolie, etc. Ce que Chantre pouvait voir du «paradis des travailleurs», une fatale tromperie qui a dupé des millions d'«idiots utiles» dans les pays capitalistes, sachant l'enfer que subissaient les ouvriers en URSS depuis 1918].

Le Bulletin du Centre national d'information, No 1, janvier 1951, page 4

L'enfer des travailleurs
.Censure postale. Bien que la Constitution soviétique déclare en son article 129 que …l'inviolabilité du secret de la correspondance est protégée par la loi», encore un mensonge soviétique fait en toute connaissance de cause, pour couvrir le crime habituel… Crimes contre la famille. M. Auguste Rei, ancien président de la République estionienne a présenté, en août 1948, aux délégués de la Conférence internationale de la Croix-Rouge à Stockholm, une statistique sur la déportation et l'exécution d'enfants pour la seule période de 1940 à 1941. Près de 10'000 enfants victimes. Persécutions religieuses.

Madame Tichova n'est donc pas la seule. Le Bulletin dénonce les statégies d'«enveloppement» par divers services de propagande des «démocraties populaires».

Le Bulletin du Centre national d'information, No 2, février-mars 1951, page 1

Après le retour des «pélerins» Une poignée de nos concitoyens, tous communistes, dûment sélectionnés par la Légation soviétique, ont été officiellement invités à faire un voyage à Moscou. Cela suffit à la «Voix ouvrière», peu difficile, pour conclure, «qu'il n'y a pas de rideau de fer».

Retour d'URSS. Les pélerins de retour font une pub d'enfer pour l'URSS et remboursent ainsi leur voyage. Veulerie et avilissement, les qualités de base de tout communiste!

Le petit maltraité de l'histoire «Suisse-URSS». Nous avons parlé de la rivalité acharnée qui oppose, au sein du POP, le clan Muret à celui de Buenzod.

Retour d'URSS.Les «pélerins de Moscou», cette poignée de nos concitoyens communistes qui ont été sélectionnés pour répondre à une invitation officielle soviétique, sont rentrés dans notre pays. Ils font maintenant, tant bien que mal, le «boulot» qu'on leur a demandé de faire. Ils disent ce qu'ils ont vu, c'est-à-dire pas grand chose, au cours d'un séjour de quelques jours à Moscou et comblent les lacunes de leur information en puisant à larges mains dans les dossiers de la propagande communiste habituelle. Ça, c'est pour le bon public, celui qui est tout heureux de donner 20 sous pour se faire par la propagande du Parti du Travail ou celle de «Suisse-Urss», ce qui revient exactement au même. Mais il y a l'envers du décor. Il y a tout d'abord ce «pélerin de Moscou» qui, dans l'intimité, ne se gêne pas pour avouer que ce voyage a été pour lui «une grosse désillusion»

Un livre recommandé: “Les communistes français durant la drôle de guerre”, A. Rossi, Editeur Iles d'or, Paris. Sous le pseudonyme de A. Rossi, Angelo Tasca a publié en 1949: “Deux ans d'alliance germano-soviétique: août 1939 - juin 1941

Le Bulletin du Centre national d'information, No 2, février-mars 1951, page 2

Les projets des «partisans de la paix» Depuis 1949, les «partisans de la paix» organisés par les communistes et les communisants de chez nous s'efforcent d'élargir leur champ d'action. Ils n'y sont guère parvenus jusqu'à présent car le peuple suisse ne s'est pas fait faute de leur prouver qu'il n'avait pas besoin des enseignements du Maréchal Staline, le «plus grand capitaine de tous les temps» comme l'appelle la presse communiste pour manifester son attachement à la paix [ndlr: alors que Staline impose une guerre civile contre le peuple en URSS, prépare la guerre en Corée et amplifie la subversion dans le monde entier!!!] On verrait ainsi le parti communiste (ou le parti du Travail}, par l'intermédiaire des «partisans de la paix» être en mesure de manoeuvrer un plus vaste «rassemblement pacifiste» formé essentiellement de représentants de cette «bourgeoisie abhorée» dont le léninisme réclame la liquidation. Déjà l'offensive conjuguée du parti et des «partisans de la paix» se développe en direction de nos organisations religieuses. Il appartient donc à toutes les organisations non-communistes, qu'elles soient politiques, religieuses, sportives et culturelles ou scientifiques d'être sur leurs paroles et de s'opposer résolument à toutes les tentatives d'infiltration communiste. Quant à ceux qui seraient tentés de croire que l'on peut essayer de s'entendre avec les communistes, nous leur recommandons de lire «Les principes du léninisme» par Joseph Staline. Car, par plus que Hitler avec son «Mein Kampf», Lénine et Staline n'ont fait mystère de leurs intentions de liquider leur adversaire et d'asservir les pays qui auraient l'incroyable audace de ne pas fléchir le genou devant les maîtres de l'«ordre nouveau».

Des partisans, mais pas de la Suisse. Le 26 janvier dernier, le Conseil d'Etat de Genève interdit au «Mouvement de la paix» d'organiser une séance du «Conseil mondial de la Paix», comme en 1932 !

Main tendue… et poing fermé. «Vivre», la feuillle de cette «Jeunesse» qui a le front de s'appeler «libre» alors qu'elle est inféodée au Parti du Travail, nous apprend dans son numéro de févirer 1951, que les jeunes communistes multiplient dans les cantons romands, les contacts avec les «Jeunesses protestantes». On se propose même, du côté communiste, à convier quelques jeunes protestants à participr au «Festival» au titre camouflé et organisé par l'organisation de jeunesse du Kominform: «Fédération mondiale de la jeunesse démocratique»

Réponse aux «pélerins de Moscou»: Les ouvriers suisses vivent mieux que l'ouvrier soviétique. Les bases de notre tableau: Les prix en Suisse: nous avons établi le prix des produits considérés sur la base […] Les salaires en URSS: en février 1949, «Theory and Praxis » publiait une étude sur les salaires en URSS et révélait que le salaire journalier moyen de l'ensemble de l'industrie du pays était de 17,26 roubles soit un salaire de 2,16 roubles. La presse communiste, en 1949 et 1950, n'a jamais annoncé d'augmentation des salaires nominaux en URSS. En revanche, elle a annoncé plusieurs baisses de prix en précisant qu'au pays du socialisme…

Le Bulletin du Centre national d'information, No 2, février-mars 1951, page 3

Réponse aux «pélerins de Moscou»: Les ouvriers suisses vivent mieux que l'ouvrier soviétique Etude comparative des salaires et des prix.

Le Bulletin du Centre national d'information, No 2, février-mars 1951, page 4

II L'enfer des travailleurs.
Dans un mémoire remis aux délégations des divers pays membres de l'Assemblée générale de l'ONU, le Centre d'information estonien a dressé un implacable réquisitoire contre l'Union soviétique. On sait que l'Armée rouge a occupé l'Estonie, pour la seconde fois, au milieu de 1941 [ndlr: ?] et qu'au cours de cette même année déjà, le Gouvernement soviétique proclamait que les trois Etats baltes faisaient désormais partie intégrante du territoire. [ndlr: la Russie est tout autant occupée par le parti communiste que les Etats baltes, cette bourgeoisie rouge vivant ax crochets du peuple conditionné par une répression quotidienne et un bourrage de crânes tout aussi quotidien!] […] Elections et volonté populaire. Nul n'ignore que la Constitution soviétique précise qu'en URSS «le pouvoir appartient à la classe ouvrière» représentée par les députés au Soviet. […] En réalité le droit de présenter des candidats est réservé aux organisations du parti communiste…

Le Bulletin du Centre national d'information, No 12, décembre 1952, page 1

Quinze mois!
Pierre Nicole a été condamné. Il n'a pas pu fournir le moindre commencement de preuves pour étayer les graves accusations qu'il avait lancées contre le Conseil fédéral.

Les projets des communistes suisses. Au lendemain des élections fédérales, il est intéressant de donner connaissance de projets d'activité des communistes en Suisse. Ces projets, Jean Vincent, les expose dans la revue «Socialisme» (no 80, décembre 1951). Nous en donnerons l'essentiel…

Le Bulletin du Centre national d'information, No 12, décembre 1952, page 2

Les projets des communistes suisses. Leur version publique présentée par l'agent de Moscou depuis 1932, Jean Vincent

Offensive contre les Eglises. Le but des organisations crypto-communistes est de prolonger l'action du parti communiste jusque dans les milieux qui, sans cela, ne seraient jamais touchés par sa propagande et, progressivement, d'amener ces mêmes milieux à prendre une attitude favorable, ou, à tout le moins, à montrer une neutralité bienveillante à l'égard du mouvement révolutionnaire. C'est pourquoi les organisations crypto-communistes ne s'adressent pas, dans leur grande majorité, à la «classe ouvrière»…

Vincenteries! Quelques mensonges de Jean Vincent qui a toujours soutenu Moscou, les dirigeants pas les peuples soviétique ni suisse…

Le Bulletin du Centre national d'information, No 12, décembre 1952, page 3

Offensive contre les Eglises
. Suite

Réconcilié avec les “flics”. Un délégué genevois au Festival de Berlin nous régale, dans le numéro de «Vivre», organe de la «Jeunesse libre» (octobre-novembre 1951, page 7) d'une description fort savoureuse de la «Volkspolizei» (police populaire) de la zone soviétique allemande.

Réconcilié avec les “flics”. Un délégué genevois au Festival de Berlin nous régale, dans le numéro de «Vivre», organe de la «Jeunesse libre» (octobre-novembre 1951, page 7) d'une description fort savoureuse de la «Volkspolizei» (police populaire) de la zone soviétique allemande.

Zéro de stalinisme à l'élève Malik. La «Vie Protestante» du 12 octobre dernier, sous le titre: «Sept questions à M. Malik» donnait à titre documentaire, les réponses formulées par Malik, ministre-délégué des Affaires étrangères de l'URSS à 7 questions posées par une délégation de Quakers américains soucieux d'établir «un contact sincère entre l'Orient et l'Occident». Nous allons voir, réponses de Malik et oeuvres de Staline en mains, combien il est vain d'escompter une quelconque sincérité de la part des dirigeants de l'Etat soviétique.

Le Bulletin du Centre national d'information, No 12, décembre 1952, page 4

Les projets des communistes suisses. Au lendemain des élections fédérales, il est intéressant de donner connaissance de projets d'activité des communistes en Suisse. Ces projets, Jean Vincent, les expose dans la revue «Socialisme» (no 80, décembre 1951). Nous en donnerons l'essentiel…

Les offensives totalitaires. De la paix nazie à la paix soviétique. On se rappelle que la paix, le désarmement et la sécurité internationale formaient l'essentiel de la propagande hitlérienne destinée à l'exportation. Il est intéressant, comme les «Cahiers du communisme» l'ont déjà fait, de mettre en parallèle quelques-unes de ces magnifiques déclarations des dictatures brune et rouge qui, pour l'une a cherché, pour l'autre cherche encore à abuser l'opinion du monde entier en couvrant du manteau hypocrite d'un pacifisme grandiloquent l'impérialisme agressif qui toujours les anime.

M. Gloor du CICR est rentré de Moscou. A juste titre, les membres du Comité International de la Croix-Rouge se sont toujours abstenu. à la suite de leurs déplacements à l'étanger, de donner des conférences qui puissent, dans une mesure ausi faible fut-elle, servir une propagande politique quelconque. Cette sérénité était bien dans la ligne d'un organisme qui s'est toujours fait une haute idée de sa mission humanitaire. Malheureusement, si l'on en croit divers comptes-rendus publiés dans certains journaux - notamment le journal Le Peuple, il semblerait que le Dr Gloor, vice-président du CICR, qui joua autrefois un grand rôle dans la gauche socialiste, a fait en rentrant d'une mission à Moscou, une conférence sur la vie dans la capitale soviétique, conférence au cours de laquelle il prétendait que la presse suisse informait très mal ses lecteurs sur cette question.

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