Le Bulletin du Centre national d'information 1950
L'offensive du «Mouvement de la Paix» et son Appel de Stockholm accompagne l'agression de la Corée du Sud par la Corée du Nord, guerre déclenchée qu'avec l'accord de Moscou.
Le Bulletin du Centre national d'information No 1, janvier-février 1950, page 1
Le complot s'étend chaque jour. Vous rappelez-vous l'émotion qui avait gagné notre pays - comme tous les pays libres - au lendemain du coup d'état tchécoslovaque? De toutes parts retentissaient alors les appels à la vigilance et les mises en garde contre l'activité pernicieuse du parti du Travail
Le temps a passé, l'indignation s'est évanouie. Les détails du coup de force communiste de Prague se sont estompés dans les mémoires, les grèves d'agitation dirigées par le Kominform ont cessé peu à peu chez nos voisins.
Le Bulletin du Centre national d'information No 1, janvier-février 1950, page 2
Les communistes suisses sous la loupe Nous avons, à plusieurs reprises déjà, dénoncé le caractère typiquement révolutionnaire des menées souterraines de certains cercles d'«initiés» au sein du PdT.
Le Bulletin du Centre national d'information No 1, janvier-février 1950, page 3
Les communistes suisses sous la loupe (suite)
«Nous suivrons tes enseignements
» Le Parti du Travail a promis de suivre les enseignements de Staline, à l'occasion du 70e anniversaire de ce dernier. Nous avons à quoi nous en tenir. Le PdT prétend qu'il n'est pas un parti comme les autres et que son objectif est de travailler à des réformes qui «allégeront le sort des exploités», [ndlr: mais pas ceux en URSS et encore moins dans les «démocraties populaires» exploitées par Moscou, ni en Corée du Nord, en Albanie et au Nord-Vietnam]
Le drapeau suit le commerce
Récemment notre pays signait à Prague, de nouveaux accords commerciaux avec la Tchécoslovaquie. Les communistes suisses mènent grand tapage autour de ce traité commercial qui, à les entendre, devrait nous inciter à revoir complètement notre attitude envers les pays en voie de bolchévisation.
Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1950, page 1
La force réelle du parti communiste. Le parti communiste, c'est l'état-major de la révolution, enseigne le Léninisme. Cette définition, il faut la rappeler constamment à beaucoup d'entre nous qui, du côté bourgeois, ignorent trop souvent tout de ce qu'est, en réalité, un parti léniniste et commettent cette grave erreur de vouloir toujours mesurer la puissance de choc d'un parti communiste à l'ampleur de ses seuls effectifs.
Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1950, page 2
La force réelle du parti communiste (suite) pour que nous prenions enfin conscience de l'urgente nécessité de nous unir dans une lutte énergique et implacable contre un adversaire qui s'est juré de nous écraser et de nous asservir.
A scandale, scandale et demi. Les rédacteurs de la presse communiste sont très pressés, ces temps, de parler des «scandales bourgeois» [ndlr: comme diversion sur le procès Löw-Haug qui a dévoilé l'envers des transactions financières sur les sociétés commerciales comme «Mundus Verlag» et autres centres d'édition communistes] [
] La presse du Parti du Travail qui ne s'est pas contenté d'avoir pour membres Löw, Haug et Hofmaier et encore Würgler, mais qui leur a confié des fonctions élevées, est-elle bien fondée à vouloir donner au pays des leçons de propreté et d'honnêté?
L'école du déshonneur Il fut un temps où la «Jeunesse Libre» s'affirmait catégoriquement indépendante de tout parti politique. Dès les premiers numéros de notre Bulletin, nous avons dénoncé la duplicité des chefs de cette organisation dont les liens étraoits avec le parti du Travail ne faisaient aucun doute.
Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1950, page 3
Le parti des roublards
Les nombreuses astuces pour financer les partis communistes avec des chiffres du Kominform. La presse communiste est fort avare sur la situation financière du parti et de ses journaux et revues. Tout ce qu'elle en dit c'est que le manque de moyens est toujours pressant à l'extrême-gauche
mais on n'a pas vu que l'argent fût venu à manquer. [
] Les nombreux voyages des rédacteurs communistes, Pierre Nicole, Claude Chaillet et Pianzola .
Le Bulletin du Centre national d'information No 2, mars 1950, page 4
Coup d'oeil sur les services soviétiques: un pilier de la révolution mondial L'URSS, fidèle au Léninisme qui veut qu'elle soit la base de départ de la révolution mondiale, sait qu'en contrôlant - et en désorganisant - les relations maritimes
.
Le Bulletin du Centre national d'information No 3, avril 1950, page 1
Ces partisans
de l'Armée rouge Nombreux sont ceux qui ont été étonnées de vois. à la fin février dernier, les «partisans de la paix» mêlés aux gens de «Suisse-URSS» (toujours présents losqu'il s'agit de prendre le parti de l'URSS contre la Suisse) exprimer publiquement, à l'occasion de son 32e anniversaire, leur profonde admiration devant l'Armée rouge et assurer ses chefs, non moins publiquement, de leur profond dévouement.
Le communisme à l'université L'Université de Genève a été le théâtre, à plusieurs reprises déjà, d'incidents provoqués par les scandaleuses menées politiques d'étudiants - qui ne le sont qu'en titre fort souvent - rattachés aux organisations communistes de «Jeunesse libre» ou du «Cercle d'études socialistes». Nous avions souligné, dans notre «Bulletin» de septembre 1949, le rôle de certains étudians étrangers - et nous citions leurs noms - qui, abusant de notre hospitalité et de notre tolérance, se livraient au sein de l'Université de Genève à une agitation impudente.
Le Bulletin du Centre national d'information No 3, avril 1950, page 2
Le communisme à l'université (suite) Il est temps de débrider enfin l'abcès qui empoisonne les milieux universitaire genevois. Il faut que cessent les manoeuvres sournoises d'étudiants venus des pays situés derrière le rideau de fer et disposant de bourses accordées par leurs gouvernements [
] Chantre dénonce Jean Hochstaetter, communiste notoire, et Serge Karceweski, se trouve fascisme battu et communisme triomphant, président de l'«Union des citoyens soviétiques de Suisses».
Les points d'appui communiste en Allemagne occidentale En plus de la manipulation de l'«Association des victimes du régime nazi», de la «Jeunesse libre allemande», les «Comités pour l'unité et une paix juste» et la «Fédération pour une rénovation démocratique», des vestiges de l'ancien «Front noir», le Cercle de Nauheim dirigé par le professeur Noack.
Le Bulletin du Centre national d'information No 3, avril 1950, page 3
Les points d'appui communiste en Allemagne occidentale
Schéma des organisations communistes et communisantes d'Allemagne occidentale: Cercle de Nauheim dirigé par le professeur Noack.
Le Bulletin du Centre national d'information No 3, avril 1950, page 4
Les points d'appui communiste en Allemagne occidentale (suite) Une quirielle d'organisations dont les «chrétiens pour le socialisme», alors que les Chrétiens sont pourchassés en URSS!
Ces Lettres si peu françaises «Les Lettres françaises» sont cette publication communisante aux méthodes à la fois violentes et insidieuses, que le procès Kravchenko a tristement mise en vedette. Parmi les collaborateur de ce journal, présentés par lui comme provenant de tous horizons politiques et rattachés à toutes les confessions, citons Wurmser, Aragon, Eluard, Joliot-Curie, Vercors, André Chamson, Louis Martin-Chauffier, Pierre Seghers et l'abbé Boulier, tous bien connus pour être communistes
Derrière le camouflage, le stalinisme intégral. Pour accroître le rayonnement du journal, le communistes ont fondé, en France d'abord, puis dans d'autres pays des «Cercles des Lettres françaises»
en Suisse, 7 villes: Genève, Lausanne, Zürich, Neuchâtel, Bienne, Bâle et La Chauds-de-Fonds. Le travail des diverses sections est coordonné par un certain E. Oppliger de Genève. [
] Pour qui connaît la sympathie que vous le journal de Léon Nicole à cette organisation «culturelle», il ne subsiste aucun doute sur les liens très étroits qui la relient à l'extrême-gauche. Si l'on prend sous la loupe, au hasard, une réunion du «Cercle des Amis des Lettres françaises» tenue récemment à Lausanne, on constate que l'orateur en fut Henri Lefèvre, le philosophe communiste français, La discussion qui suivit fut dirigée par l'ex-professeur Jacques Adout (actuellement emprisonné pour une «scandale» que la «Voix ouvrière» ne dénoncera pas, soyons-en sûrs!), communiste bien en cour au PdT. Durant l'échange de vues, prirent la parole: le professeur André Bonnard, le Dr Jeanneret et le Dr Dreyfuss, trois communiste notoires.
Le Bulletin du Centre national d'information No 4, mai 1950, page 1
Le voyage en zigzag
. Les communistes sont passés maîtres l'art d'accomoder leur propagande aux nécessités du moment. C'est ce qui déconcerte leurs adversaires, c'est aussi ce qui leur permet de «doper» constamment ceux qui leur sont fantiquement acquis, mais encore d'influencer certains milieux qui se voudraient pourtant totalement à l'abri des intrigues de parti de Moscou. Définissant la règle que doivent suivre les chefs marxistes-léninistes, Dimitrov, dans son rapport au VIIe congrès de l'Internationale communiste (1935), proclamait: «Nous ne serions pas des marxistes révolutionnaires, des léninistes, les dignes disciples de Marx-Engels-Lénine-Staline, si suivant la situation changée et les tranformations intervenues dans le mouvement ouvrier mondial, nous ne remanions pas de façon appropriée notre politique et notre tactique.» Au même congrès, Manouilski ajoutait encore
[
] Il est bon toutefois de souligner les contradictions de la propagande de l'extrême-gauche. Ce peut être une utile mise en garde à l'intention de ceux qui seraient tentés, à l'occasion, d'accorder quelque créance aux affirmation les plus solennelles de meneurs qui prétendent aller à la Vérité par les chemins du mensonge, à la Justice par ceux de la violence et à la Paix par ceux de la guerre civile.
Le Bulletin du Centre national d'information No 4, mai 1950, page 2
Le mensonge: l'arme principale d'un parti marxiste-léniniste Pour les besoins de sa propagande, le parti communiste ne craint pas de multiplier les affirmations les plus contradictoires. Le «Bulletin» se fait un devoir d'illustrer par quelques exemples flagrants les fluctuations de la tactique communiste. Nous pensons, en effet, que si l'on veut utilement lutter contre le péril communiste, il convient avant tout d'éclairer les masses sur la duplicité de ceux qui prétendent «donner à tous la démocratie, la justice et la paix».
Le Bulletin du Centre national d'information No 4, mai 1950, page 3
Le mensonge: l'arme principale d'un parti marxiste-léniniste (suite) «Notre bien aimé» Staline et la paix.
Le Bulletin du Centre national d'information No 4, mai 1950, page 4
Commerces en tout genre! Les firmes sous-marins de Moscou.
Un bouillon de culture. Les communistes ne sont pas à court d'organisations pour agir au sein des milieux intellectuels et «bourgeois». L'une sort peu à peu de l'ombre qui entoura sa naissance pour manifester une agitation de bien mauvais aloi. Nous pensons à Travail et Culture
Quand le sport mène à tout. Le 16 avril, lors d'un reportage à Radio Lausanne, chaleureuse recommandation pour un film soviétique
Et le réseau SATUS, relais de propagande soviétique?
Le Bulletin du Centre national d'information No 5, juin 1950, page 1
Attention
danger! Neutre l'«appel de Stockholm»? Action illustre bien de qu'il est en réalité: une manoeuvre uniquement dirigée contre les Etats-Unis et les puissances occidentales, une action de soutien en faveur de la «politique de l'Union soviétique et des pays de démocratie populaire». Nombreux sont les milieux, pourtant avertis des questions politiques, qui estiment que l'«appel de Stockholm» est anodin, insignifiant et qu'apposer sa signature sous un tel texte n'engage, en fait, à rien.
Le Bulletin du Centre national d'information No 5, juin 1950, page 2
Attention
danger! (suite) Chantre dénonce la machination de l'«appel de Stockholm» qui permet aux partis et organisations communistes de se renforcer en trompant sur leur pseudo défense de la paix. Selon la «Voix ouvrière» /17-18 juin 1950), il y aurait déjà 55'000 signatures pour un objectif de 300'000!
Connaissez-vous «Connaître»? Sur tous les fronts l'offensive communiste devient plus entreprenant, par le moyen, surtout, de groupes camouflés. L'un de ceux-ci, «Connaître»
«Existence assurée
» Les chiffres faux de la propagande sur le sort des ouvriers soviétiques dont le standard de vie est largement en dessous de tout ce que nous connaissons en Occident, sans aucune liberté, surveillé sans arrêt, et sans espoir
Le Bulletin du Centre national d'information No 5, juin 1950, page 3
«Les paysans avec nous» 17 mai 1950, à la «maison du peuple» de Zürich, les communistes organisent une manifestation de solidarité en faveur des petits producteurs valaisans. Toujours le mensonge effronté et éhonté, car les petits producteurs de Russie ont été liquidés par Lénine, puis par Staline au moyen de la collectivisation imposée de force.
Menaces sur l'Afrique. Il n'est donc pas surprenant que l'offensive conduite par les partis communistes et leurs organisations satellites dans les pays satellite occidentaux correspnde un regain d'activités subversives dans les pays coloniaux. Si dans le Sud-est asiatique - en Indochine, notamment - l'action communiste a déjà un caractère insurrectionnel, elle n'en est encore qu'au stade des préparatifs en Afrique. [
] Le Kominform noir. Le centre principal des activités communistes se trouve en Ethiopie
Le Bulletin du Centre national d'information No 5, juin 1950, page 4
Menaces sur l'Afrique. Le Bulletin décrit avec précision les actions en Afrique des agents de Moscou.
Envoi de propagande. A plusieurs reprises, des lecteurs nous ont demandé si nous serions disposés à soumettre, à titre de propagande, le «Bulletin» à des personnes qui en ignoraient l'existence
Le Bulletin du Centre national d'information No 6, juillet-août 1950, page 1
Les honteux procédés de «Connaître» Chantre dénonce l'organisation crypto-communiste de la revue Connaître qui s'efforce de compromettre des personnalités bien connues dans les milieux nationaux afin d'en évoquer la caution. Et nous écrivions: «C'est ainsi que Connaître se vanterait de compter dans la liste de ses orateurs, Max Petitpierre, président de la Confédération, et le Général Guisan!» Nous étions bel et bien renseignés et le sommes mieux encore aujourd'hui. Nous publions les précisions qui suivent pour bien montrer quels sont les moyens auxquels ont recours les communistes pour tenter de s'infilter dans tous les milieux et pour prouver que les chefs communistes n'hésitent pas à mentir avec une effronterie sans pareille lorsque leur mavaise cause l'exige.
Les méthodes pour faire signer l'«Appel de Stockholm». Un jeune communiste raconte dans le journal «Vivre» comment il a convaincu un sceptique de signer l'Appel de Stockholm. [
] Le malheur dans cette histoire est que le sceptique n'ait pas demandé pourquoi il n'y avait que dans les pays occidentaux que les dockers refusaient de transporter du matériel de guerre. Car en URSS, la question ne se pose pas, là-bas on fusille les saboteurs de la défense nationale s'ils refusent leurs services à l'Armée rouge.
Ce Bulletin s'agrandit.Pour le deuxième anniversaire du lancement de notre «Bulletin» nous avons le grand plaisir d'être en mesure d'agrandir notablement le format
Le Bulletin du Centre national d'information No 6, juillet-août 1950, page 2
Dans les cantons Zürich Un nouveau «piège à bourgeois» Le congrès cantonal de la section zürichoise du parti du Travail qui s'est déroulé les 17 et 18 juin dernier avait été soigneusement orchestré. Les semaines qui le précédèrent virent les groupes locaux multiplier leurs effrs pour bien faire entrer dans la tête des militants toute la gamme des mots d'ordre lancés par le Kominform et repris par le parti dans son «programme national»:
Dans le monde En Allemagne occidentale: L'espionnage économique par les cellules d'entreprise. Avec la tentative de main mise sur les syndicats et le parti socialiste. Chantre dévoile le questionnaire de renseignement
Le Bulletin du Centre national d'information No 6, juillet-août 1950, page 3
Au service exclusif du mensonge. La liste des procès en diffamation et la «Voix ouvrière» prise en flagrant délit de mensonge!
Du côté de la très rouge Centrale sanitaire suisse
Sous la direction du Dr Hans von Fischer et porte-parole des «partisans de la paix sürichois», la CSS a des relations avec Montagnana, sénateur communiste, vice-président de la Ville de Milan
La CSS, une officine du Kominform, comme fut le Secours rouge, pour le Komintern
Dans les cantons:
Le Bulletin du Centre national d'information No 6, juillet-août 1950, page 4
En Corée: La guerre des «partisans de la paix» 25 juin 1950 à l'aube, les armées communistes du Nord de la Corée attaquaient la frontière sud-coréenne marquée par le 38e parallèle.
Parti électoral: non insurrectionnel. «Nous courons le danger de devenir, ou de rester un parti purement électoral. C'est le pire qui pourrait nous arriver dans la période présente, alors que les contradictions de classe s'aiguisent et que les grandes décisions vont se prendre entre les forces du capital et celles du travail.» M. Stohler, rapport politique au congrès cantonal du Parti du Travail, 20 mai 1950.
Le Bulletin du Centre national d'information No 8, septembre 1950, page 1
Il faut dire «non» au parti de l'insurrection! Celui qui suit, jour après jour, la presse communiste, celle de Suisse comme celle de l'étranger, ne peut pas ne pas s'être aperçu du net «raidissement» qu'a marqué et que marque encore la propagande communiste depuis quelques temps. Après une courte période de désarroi engendré par les multiples défaites électorales subies par le communisme dans le monde libre, les chefs du parti, sous l'énergique impulsion du Kominform, ont réappris l'abc des attitudes révolutionnaires. D'autre part, les récents succès de l'expansionnisme communiste (aprè le «stop» de l'année 1948) en Chine et, tout dernièrement en Corée ont galvanisé la volonté et le fanatisme révolutionnaire des militants.
Le Bulletin du Centre national d'information No 8, septembre 1950, page 2
Le communisme dans les services publics. Récemment, dans la Neue Zürcher Zeitung, un correspondant attirait l'attention du public sur le fait que la plupart des postes de confiance, au sein du personnel des PTT zürichois, se trouvait aux mains de communistes.
Groupe des «Amis du Bulletin». Dès réunions dès septembre.
«Campagne de vacances» et vacances à la campagne. André Muret fustige l'enthousiasme défaillant des collecteurs de signatures pour l'«appel de Stockholm», alors que la baisse est due aux vacances!
Le Bulletin du Centre national d'information No 8, septembre 1950, page 3
La paix soviétique: une arme de guerre Ce n'est pas la première fois que les chefs soviétiques font de la paix l'argument central de leur propagande et l'arme principale de la guerre froide qu'ils conduisent depuis plusieurs décennies contre les pays «capitalo-bourgeois». On se rappelle le défunt RUP (Rassemblement Universel pour la Paix) qui, avant la dernière guerre, fondait son pacifisme sur un antifasciste militant. Pratiquement, le RUP n'a pas survécu au déclenchement de ce dernier conflit mondial. Il eut été étonnant, évidemment, que le pacifisme antifasciste, d'inspiration communiste, survécût au pacte germano-soviétique. La seconde campagne pour la paix orchestrée par la diplomatie soviétique date des «beaux jours» de la collaboration soviéto-nazie, collaboration qui, rappelons-le, s'étendit aussi bien aux domaines économique et politique que militaire. Dans un livre remarquable par la densité de sa documentation, l'historien A. Rossi donne la mesure exacte de la contribution soviétique à l'effort de guerre allemand.
Deux ans d'alliance germano-soviétique: août 1939 - juin 1941, A. Rossi, Fayard, Paris, 1949, Sa 9241
Un coup bien préparé. Il nous paraît bon, à la suite de notre article «La guerre des partisans de la paix», de retracer encore ici quelques-uns des préparatifs soviétiques qui précédèrent le déclenchement des hostilités par les Nordistes, en Corée. Rappelons d'emblée que l'intérêt porté par la Russie à la Corée ne date pas d'aujourd'hui.
Y a-t-il deux façons de battre le communisme? Dans notre précédent numéro, nous dénoncions vigoureusement les scandaleux procédés de «Connaître», la coopérative pour le développement des Lettres, Arts et Science que dirige le communiste Georges Pfund.
Le Bulletin du Centre national d'information No 8, septembre 1950, page 4
Y a-t-il deux façons de battre le communisme? (suite) Un pasteur parle du Réarmement moral. Plusieurs représentants du marxisme le plus extrémiste, anciens militants communistes, y ont été transformés complètement et sont devenus des militants de l'action chrétienne. [ndlr: peut-être que c'est au contraire le Réarmement moral qui est devenu un foyer d'infection marxiste, selon la méthode de changer le contenu mais en gardant l'emballage pour tromper les «idiots utiles».] .
Un membre de moins, un agitateur de plus. Encore une organisation crypto-communiste, le «Mouvement de Jeunesse»