Pour Carlo Sommaruga le vandalisme, c'est la faute à Blocher

Et les manifs avec le vandalisme à Genève sous prétexte du G8 réuni à Evian en 2003? Carlo Sommaruga était alors peut-être en vacances à Cuba?

Ce socialiste qui voit des nazillons partout, soutient le régime communiste de Castro et honore Che "Carnecito" Guevara. Au cas où Sommaruga ne l'aurait pas remarqué, Cuba est une dictature au profit de Castro et sa clique, qui serait responsable, selon Trial.ch, de plus de 15'000 assassinats: Guevara d'une centaine seulement. Toujours les Droits de l'Homme à deux vitesses!


UDC : De la haine et de la violence

8 octobre 2007 - http://www.carlosommaruga.ch/spip.php?article201

Le peuple suisse estomaqué et le monde interloqué découvrent une Suisse où la lutte politique en arrive à la violence physique : désordre urbain, agressions physiques, incendie, dommages pour des dizaines de milliers de francs. Evènements incroyables et inimaginables. Chacun les croyait réservés aux banlieues ghettoïsées aux tensions sociales extrêmes de Paris, Marseille, Londres ou Liverpool. Tout à coup cette violence déboule ici. Elle se répend entre les deux symboles de la capitale helvétique : la place fédérale et la fosse aux ours. Qui plus est, elle est le fait de jeune suisses bien de chez nous. Comment en est-on arrivé là ?


Les propos xénophobes et racistes « udcistes », le comportement de caudillo de son leader Christoph Blocher, les attaques blocheriennes aux institutions de l’Etat de droit, la remise en cause de la séparation des pouvoirs, le mensonge comme méthode de communication d’un membre du gouvernement (samedi encore sur la prétendue absence d’informations sur les risques de la manifestation UDC), ce sont là des violences symboliques quotidiennes qui s’étalent en crescendo depuis des mois dans le paysage politique suisse. Ces violences ne génèrent pas de flammes ou de dommages, ni d’images télévisuelles de choc. Elles sont nettement plus pernicieuses. Elles brûlent la raison, cassent les cœurs et détruise le ciment social, biens inestimables qui fondent la démocratie et le bien vivre ensemble. Ces violences symboliques développent la haine sociale et attisent la réponse physique violente de ceux qui n’ont pas accès au pouvoir de communication et aux mobilisations de masse par l’argent.

La condamnation indiscutable des actes de violence physique doit dès lors avoir lieu avec la même sévérité que celle qui doit présider à la sanction des actes de violence symbolique et institutionnelle.

A défaut, la classe politique oublie les fondamentaux de la démocratie et fait le jeu des populistes en stimulant au passage les peurs dont ces derniers s’enivrent.

Il est temps que les partis de la droite démocratique cessent de jouer avec les populistes haineux. Il est temps de prendre conscience que la défense des institutions passe par la rupture de l’alliance avec l’UDC. L’appel au « sursaut républicain » du vice président du Parti radical le jour même des confrontations bernoises est une farce s’il n’est pas accompagné d’actes tangibles reconnaissables par les électrices et les électeurs, comme l’annonce de la non-réélection de Christoph Blocher au Conseil fédéral.

Rappelons qu’en France, lors de la menace lepéniste aux élections présidentielles de 2002, dans le cadre l’appel au sursaut républicain lancé par les forces de droite comme de gauche, les socialistes avaient invité à voter pour l’adversaire démocratique Jacques Chirac.
Aujourd’hui en Suisse, la situation exige des partis de la droite une réaction de même nature. L’annonce de la non réélection du tribun populiste en est une.

A défaut, notre démocratie et notre espace de libre d’expression n’auront pas fini d’être malmenés : chaque excès générant un autre excès, auxquels succèderont les appels des biens pensants à une surveillance accrue, à une répression plus musclée, etc. Refrain connu.

Il est plus que nécessaire que MM. Pelli, Bender, Gutzwiller et tous les candidats radicaux en alliance avec l’UDC relisent rapidement la magnifique et prémonitoire œuvre théâtrale de Max Frisch « Bierdermann et les incendiaires ».

Rappelons en conclusion que les Socialistes, à l’instar de la Présidente de la Confédération, Madame Micheline Calmy-Rey, sont depuis fort longtemps dans le camp de la raison, de la défense des institutions et de la cohésion sociale comme de la justice sociale. Les électrices et les électeurs doivent en être conscients.

Carlo Sommaruga,
Conseiller national

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