Le 9 novembre 1932 ou le «putsch» raté de Léon Nicole

Max-Marc Thomas

Les Cahiers de la République, Genève 1982

Réédition d'articles parus en 1933 dans "La Suisse"

Max-Marc Thomas était journaliste à "La Suisse", qualifié durant les années 1930 par la gauche marxiste de fasciste. L'ostracisme et le censure autour de ses articles continuent encore aujourd'hui. Au lieu de critiquer ces articles souvent très justes, il ne restait, pour le disqualifier, qu'à le diaboliser.

Il est reproduit ici l'ensemble de "Le 9 novembre 1932 le putsch raté de Léon Nicole". Réf. BdG BTM 10513.

NDLR: le mot putsch est trop fort, l'organisation d'une émeute par le PSG, les anarchistes aux ordres de Tronchet et le PCS a déjà été prouvée par le Tribunal qui ne condamna, bizarrement, que les chefs du PSG. Le but de Nicole était de faire associer le parti de l'Ordre nationale d'Oltremare, avec la répression sanglante de l'armée qui n'était que la conséquence d'une provocation organisée dans ce but. Un double mensonge puisque la provocation a été l'oeuvre de la gauche et que l'armée, agressée et débordée, ne fit que se défendre. Mais le réseau de propagande de gauche usa de cette double imposture jusqu'à maintenant, ce qui permit de refuser sa responsabilité des 13 morts et de blessés ainsi que de faire croire au danger fasciste des années 1930, alors que le véritable danger était celui des marxistes du PCS et du PSS. Une nouvelle fois, les fascistes arrivent à se faire passer pour des antifascistes!


Les collabos de l'horreur soviétique!

On ne pouvait pas accuser Léon Nicole et le PSG de recevoir leurs ordres de Moscou puisque, dès le printemps 1932, alors que commence la Grande famine d'Ukraine durant laquelle 10 millions d'innocents vont mourir (sans compter les animaux), Staline est au bord de la Mer Noire. C'est son principal lieutenant, Lazare Kaganovitch, qui agit depuis la capitale de l'URSS.

De plus Humbert-Droz, qui avait dû faire son auto-critique, était en apparence, le chef local du komintern, le vrai était en URSS.

Alors que de nombreuses archives du pcus et du komintern sont maintenant accessibles, aucun historien suisse s'est déplacé à Moscou. Curieux! Pour ne pas avoir les preuves des manipulations des socialistes nicolistes, du PCS et des autres agents de Moscou, comme Romain Rolland, réfugié à Villeneuve .

Programme du Komintern depuis la création de la IIIe International (1919): disqualifier et détruire l'ennemi principal, les sociaux-traîtres de la IIe Internationale afin de contrôler l'ensemble du mouvement ouvrier. Quant aux anarchistes, ils seraient éliminés à la première occasion comme en Espagne.

Quel silence sur les condamnations de Nicole, Dicker and Co.


Page 11: «Nous tenons à dire au peuple qu'il doit vivre à côté de la Russie soviétique, à côté de son exemple». Léon Nicole

Page 12: A propos d'un article d'Edmond Privat dans le Travail du 3 septembre 1932 sur Gandhi: «Jamais nous n'accepterons l'enseignement de la non-violence. Cette propagande ne se fera pas dans notre journal».

Page 16: «Du sang qui coulera ce soir». Les témoignages qui accablent et prouvent l'organisation de l'émeute provoquant la réaction de l'armée.

Page 19: Nicole, le responsable du sang versé cherche à se faire passer pour la victime. Le but était de montrer le caractère fasciste de la Suisse. Une diversion pour faire ignorer la Grande famine d'Ukraine qui était en train d'assassiner 10 millions d'innocents?

Page 21: Et la subversion vise aussi l'armée suisse.

Page 23: «ruiner le sentiment national et d'exciter les esprits contre l'armée»

Page 27: «Le monde est entré dans un phase révolutionnaire». Le Travail 10 mars 1932

Page 32: A savoir: «le groupe à Tronchet» est celui du syndicat FOBB, de tendance anarchiste.

Page 34: Au procès, on montre des armes brisées et des casques bosselés, preuve de la violence organisée contre le détachement de l'armée présent.

Page 37: Nicole, sur ordres du Komintern se rend au Congrès d'Amsterdam (fin août 1932) qui est organisé par Willi Munzenberg, un autre agent suisse du Komintern.

Page 38: La résolution de Léon Nicole au Congrès d'Amsterdam, Le Travail, 30 août 1932.

Page 40: «Par tous les moyens…» écrivait Nicole dans le Travail du 2 septembre 1932 à son retour d'Amsterdam.

Page 42: «La pourriture du régime est arrivé à un tel degré que c'est faire oeuvre de salut public que de s'en débarrasser par n'importe quel moyen.» Nicole, Le Travail, 3 septembre 1932.

Page 43: Les voyages en URSS, de JeanVincent du PCS (1932) et de jeunes comme M.H., L.F. écrivant dans le Drapeau rouge les merveilles qu'on leur montrent dans la paradis communiste. Léon Nicole, membre du PSS va recevoir ses ordres d'agents du Komintern «en Alsace et à Paris» .

Page 44: De retour d'Amsterdam, Léon Nicole prépare un coup de force, Le Travail, 5 octobre 1932.

Page 45: «On agira dans chaque pays par tous les moyens. Aux chants et manifestations patriotiques, on opposera la littérature, les chants et les manifestations internationalistes, antimilitaristes ou révolutionaires» Nicole, Le Travail, 2 septembre 1932. Et «les lettres à Gertrude Duby où Léon Nicole dévoile son jeu trouble d'agent communiste».

Page 46: «… Le congrès mondial d'Amsterdam, en s'élevant contre la guerre "impérialiste", a admis la légitimité de la "guerre de classe", de la guerre civile».

Page 47: «La guerre civile et le sang versé le 9 novembre portent aussi la signature de Léon Nicole».

Page 48: Extrait de la "note Lentillon" de Nicole au PCS: «Si nous ne quittons pas le parti socialiste pour entrer dans le parti communiste, c'est parce que nous pensons mieux atteindre la masse que nous voulons attirer à nous que si nous étions dans les cadres du parti communiste».

Page 49: «Amener la masse au bolchevisme.» le but de Nicole avoué dans la note à Lentillon.

Page 50: Les lettres à Gertude Duby, Allemande, d'origine suisse, agent de Moscou dont le Travail paie son voyage.

Page 51: «La faute impardonnable». Nicole désavoué par le PSS qui mettra encore 7 ans avant de l'exclure.

Page 52: Déjà en 1927 (affaire Sacco-Vanzetti), Nicole chauffait l'opinion, excitait à l'émeute.

Page 54: «La troupe n'est pas sortie en février, Léon Nicole fit l'émeute en novembre».

Page 55: La mauvaise foi de Nicole qui se dégonfle devant le tribunal. L'élection de Moriaud et la situation de la Banque de Genève.

Page 57: Le dernier acte des assises fédérales.

Page 58: «Attendu que les accusés déclarés coupables par le jury…».

Page 59: «Attendu que les actes établis par les réponses du jury à la charge de Nicole, Millasson, Lebet, Daviet et Wutrich tombent incontestablement sous le coup de l'article 46 du Code pénal fédéral;».

Page 60: «que les accusés Isaak Edmond et Baeriswyl Francis qui…».

Page 61: Noury, Hofer Max et Duboux Edmond-Louis, acquittés.

Page 62: «P. C. M. le Tribunal condamne: Nicole (6 mois), Lebet (4 mois), Millasson (4 mois), Daviet (2 mois), Baeriswyl ( 2 mois)….» .

Page 64 et 65: Petit résumé chronologique.

Page 67: Table des matières

Page 68: Ours

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