Davos, 4 février 1936: L'assassinat de Wilhelm Gustloff par David Frankfurter
Introduction
A la veille de l'ouverture des débats du procès Frankfurter à Coire il nous a paru intéressant d'examiner brièvement les principaux arguments avancés dans une excellente publication, intitulée
« DER FALL GUSTLOFF » Wolfgang Diewerge. Verlag Franz Eher Nachf., München 1936. et sortie dernièrement de presse à Munich.*
Son auteur, Wolfgang Diewerge examine avec un soin tout particulier les différentes phases, s'il est permis d'employer ce terme, par lesquelles se sont déroulés les événements qui devaient amener la fin tragique de GUSTLOFF, le chef des organisations du P. N. S. O. A. en Suisse. En guise de préface, l'auteur cite les paroles prononcées sur la tombe de la victime à Schwerin, le 12 février 1936, par le Chancelier HITLER.
« Ce n'est pas un hasard, mais bien une main dirigeante qui a organisé ce crime et qui veut encore en organiser d'autres...»
Il est fait ensuite un historique de l'ensemble de la question du national-socialisme en Suisse, question intimement liée, chacun a pu s'en rendre compte, au mouvement juif. Il est rappelé aussi de quelle façon tendancieuse lai politique allemande en Suisse a été, la plupart du temps, examinée par la presse et les politiciens de parti.
Si la question de l'ANSCHLUSS ou d'une annexion de notre pays avait pu apporter quelques doutes dans les esprits, nous devrions aujourd'hui être pleinement rassurés par les déclarations de l'auteur. Cette brochure vient à son heure car elle montre aux Suisses qui, avec raison, veulent être maîtres chez eux, quel est le véritable rôle des organisations créées par le IIIe Reich à l'étranger.
Wolfgang Diewerge examine consciencieusement les faits, mais sans jamais se laisser entraîner par la haine ou la passion. C'est précisément ce qui fait la valeur de son écrit.
Dans son introduction, l'auteur déclare avoir voulu révéler au public les dessous d'une vaste campagne de haine dirigé contre son pays. Le fait de dévoiler les véritables coupables calmera les esprits, réprimera les excès de zèle et contribuera au maintien des bonnes relations entre le Troisième Reich et notre pays.
Nous pensons que l'auteur a réussi dans son entreprise et c'est la raison pour laquelle nous soumettons ses principaux arguments aux lecteurs de langue française. Le cas Gustloff devra être pour nous plus qu'un enseignement, une leçon qu'il ne faudra pas oublier.
Gaston FONJALLAZ.
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