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Le cas Gustloff page 22 à 27 |
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Le conseiller national Canova s'est borné à produire devant le Parlement une quantité de coupures de journaux. CE NE SONT PAS ENCORE DES PREUVES, déclara M. Baumann. On peut écrire dans tous les journaux sans donner son nom. Une autorité qui sent sa responsabilité ne peut pas prendre ces articles de presse pour autre chose que ce quils sont. Lorsque M, Canova déclare que le peuple lui-même, prendra des mesures si les autorités ne font rien, nous constatons que ce système, devient un danger pour la tranquillité publique et présente aussi un autre danger au point de vue des inconvénients politiques que nous pourrions avoir avec le Reich, Et lorsque M, Canova dit encore que dans les Grisons il est nécessaire de £aire intervenir l'influence de certaines personnes pour empêcher qu'un beau jour Gustloff ne soit l'objet de graves voies de faits, ces paroles apparaissent non pas seulement comme une menace, mais comme une véritable provocation.
Quant à lexpulsion de Gustloff, le Conseil fédéral laurait ordonnée sil avait eu les motifs suffisants de le faire.
La réponse de M. Baumann - nous n'en avons cité que les passages essentiels - nous fait voir quelle était l'activité politique de Gustloff et combien peu fondées étaient les accusations lancées contre lui.
Diewerge complète cet ensemble en nous donnant dans sa brochure un tableau de l'homme qu'était Gustloff et un extrait des règlements des groupements nazis à l'étranger.
Tous ceux qui ont approché Gustloff, dit l'auteur, ont été frappés de l'idéalisme et de l'enthousiasme patriotique qui se dégageaient de lui. Modeste et réservé, il savait sattirer le respect et la sympathie de ses concitoyens qui sentait en lui le chef et un ami. En tant que chef, il sest toujours efforcé et il a réussi à faire appliquer le règlement de son parti, et ceci en parfaite harmonie avec les lois du pays dont il était lhôte, Du règlement nous ne citerons que les deux premiers articles qui nous intéres-
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sent particulièrement, les autres étant consacrés aux devoirs de patriotisme et de solidarité entre membres:
1. Obéis aux lois du pays dont tu es l'hôte.
2. Abandonne la politique du pays dont tu es l'hôte à ses habitants. La politique intérieure d'un pays étranger ne te regarde pas. Ne t'en mêle pas, même pas dans des conversations.
Après le crime
Les réactions et manifestations qui suivirent l'assassinat de Davos furent des plus diverses. Les unes, infiniment respectables, de deuil et de sympathie. Les autres, allant de l'indifférence à une sorte de sadisme politique qui n'est pas à l'honneur de l'état d'esprit de notre époque.
Diewerge s'est donné la peine de réunir les faits les plus importants, spécialement ceux qui concernent notre pays. Cette partie de la brochure est des plus intéressantes car elle situe le « cas» sur son véritable terrain. D'un côté les partisans du nationalisme et de l'autre la clique infâme du socialo-communisme et du judaïsme.
Pour l'auteur, le crime de Davos est incontestablement le résultat d'une violente campagne de provocation, lancée et entretenue tout spécialement par le judaïsme international GUSTLOFF EST TOMBE, VICTIME DE LA HAINE JUIVE.
Ce même sentiment a du reste été exprimé clairement par le Chancelier Hitler, sur la tombe de Gustloff, devenu de par la force des choses et une suite logique d'événements, un HEROS NATIONAL.
Le chef des organisations du P. N. S. O. A. en Suisse est devenu, a dit le Fuhrer, le premier martyr des nationaux-socialistes qui poursuivent à l'étranger la lutte pour la mère patrie. Après avoir déclaré que les nationaux-socialistes pendant leur ascension au pouvoir n'ont jamais commis un attentat contre leurs adversaires, le Chancelier déclare :
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Nous n'avons jamais combattu avec de telles armes. Il y eut, en revanche, une longue série de nationaux-socia1istes assassinés, lâchement frappés. Derrière chacun de ces assassinats, il y avait la même force qui est responsable de ce meurtre. Derrière les quelques citoyens aigris, se tenait la force haineuse de notre ennemi juif, un ennemi auquel nous n'avions pas fait de mal, mais qui essaie de mettre le peuple allemand sous le joug et d'en faire son esclave et qui est responsable de tout le mal qui nous a été fait en novembre 1918, et qui est responsable aussi de tous les malheurs qui accablèrent l'Allemagne par la suite. Des quantités de nos partisans et de nos braves camarades sont tombés. Le nombre des blessés a dépassé 40.000. Après cette hécatombe, il fallut que le national-sooialisme à l'étranger ait son martyr en la personne d'un homme qui ne fit rien dautre que de se prononcer pour l'Allemagne.
Ce n'est pas un hasard, mais bien une main dirigeante qui a organisé ce crime et qui veut encore en organiser d'autres. Cette fois-ci, pour la première fois, le véritable instigateur dn crime a agi lui-même. Nous comprenons fort bien ce défi et nous l'acceptons.
Le crime de Davos a soulevé en Suisse une émotion et une indignation quasi unanimes. Cette indignation allait à l'acte odieux perpétré sur notre territoire par un étranger qui ne pouvait trouver moyen plus lâche pour abuser de l'hospitalité de notre pays. Reconnaissons à ce sujet que, dès que fut connue la nouvelle de l'attentat, nos autorités fédérales ont agi auprès de la presse allemande dans un sens « apaisant» pour éviter que les relations de bon voisinage avec la Suisse ne soient troublées et M. Motta, président de la Confédération, exprima télégraphiquement la sympathie du Conseil fédéral.
Une question retint surtout l'attention de nos autorités, c'est l'attitude d'une certaine presse suisse et la responsabilité qu'elle assume dans l'affaire. Nous avons vu
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dans cette étude quelques échantillons du genre, échantillons suffisants pour comprendre que Diewerge puisse parler de campagne. « dépassant toute mesure» contre le Troisième Reich.
A ce sujet, la «Gazette de Lausanne» (8.2.36) écrit:
La liberté de 1a presse existe heureusement encore en Suisse et notre peuple ne se la laissera pas ravir; elle est garantie par la Constitution, à condition qu'elle s'exerce dans certaines limites prescrites par 1a décence et par la loi. Malheureusement, les journaux socialistes ont trop souvent outre-passé ces limites et ont grossièrement abusé de la liberté de presse. Nous avons souvent déploré les violences de langage inouïes que certain journal d'extrême-gauohe (inutile de préciser) se permettait aussi bien à l'égard de nos magistrats que de certains chefs d'Etat et régimes étrangers. Ces campagnes systématiques d'injures avaient pour but de créer une atmosphère de haine autour du fascisme et de l'hitlérisme, Il serait puéril de le nier. (C'est nous qui soulignons).
Quelle fut l'attitude de ces semeurs de haine? Ils battirent en en retraite, criant bien haut qu'ils ne sauraient en rien être rendus responsables du meurtre de Davos. La «Thurgauer Zeitung» affirme même avec impudence qu'il est impossible de trouver dans toute la presse de gauche une seule ligne qui puisse être interprétée comme une incitation à l'assassinat de Gustloff! Nous n'épiloguerons pas sur ce point - le procès de Coire fournira probablement quelques éclaircissements à ce sujet - et nous terminerons cette longue énumération avec un fait particulièrement scandaleux. Diewerge cite une assemblée publique tenue le 5 février 1936 dans une des plus grandes salles zurichoises. Les orateurs inscrits étaient les suivants:
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Ed. Zellweger, Dr en droit, Zurich,
Johannes Huber, conseiller national, St-Gall,
Dr A. Maag, président, Zurich,
E, Paul Graber, cons, nat., la Chaux-de-Fonds.
Suivant le «Tagblatt der Stadt Zurich», le président de l'assemblée aurait été un certain Dr Kronauer de Zurich. Le sujet annoncé était: La lutte pour la liberté!
Si nous en croyons le compte rendu de la « Neue Zurcher Zeitung » (7. 2. 36) des applaudissements frénétiques auraient salué l'annonce de la mort du chef des organisations du P. N. S. O. A. en Suisse.
De tels faits se passent de commentaires, On peut avoir à l'égard de l'hitlérisme ou du fascisme l'opinion que l'on veut, mais des hommes dignes de ce nom ne s'abaissent pas de telle sorte. Que ceci se soit passé en Suisse est une honte pour le pays. Que penser de « concitoyens» qui ne respectent même pas un mort! On nous répondra peut-être comme l'a dit le sieur Maag: celui qui fait couler le sang, appelle le sang, L'excuse (!) est trop grossière, On n'éclate pas en applaudissements devant une victime lâchement abattue,
La place nous manque pour continuer l'analyse de tous les faits recueillis par Diewerge. Contentons-nous de dire que le Juif Frankfurter trouva des personnes qui le condamnèrent, mais d'autres aussi qui l'excusèrent, le portèrent même aux nues, ceci bien entendu tout particulièrement dans les milieux juifs.
Dans le « Freien Argauer », le conseiller national socialiste Schmid cherche à excuser le meurtrier en laissant entendre qu'il aurait peut-être eu à souffrir personnellement du nouveau régime allemand !
Ailleurs ( «Hajnt», 12, 2, 36) un certain Alimlach félicite Frankfurter, « Un Juif a tiré, dit-il, et les détonations ont retenti dans le monde entier ». Pour Alimlach, ce « tranquille et modeste étudiant juif» a simplement voulu protester (sic). Toujours suivant le même, l'assassin a
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voulu « réveiller la conscience du monde, secouer la morale endormie ». S'il a tué, c'est parce qu'il n'avait « pas trouvé d'autre moyen pour réagir contre cette catastrophe» (resic).
Quel bel éloge de la plus basse lâcheté !!!
Ceci n'est qu'un exemple parmi tous ceux qui, dans l'ouvrage de Diewerge, illustrent la tactique de l'internationale juive. Pour n'en pas dire davantage, terminons en rappelant que les Juifs ont même cherché à faire passer leur criminel pour un « nouveau» Guillaume Tell. Pour la Suisse cela fait évidemment très couleur locale! Malheureusement pour ces Juifs, nous avons l'impression que notre héros légendaire avait quand même un peu plus de courage et de
raisons pour passer à la postérité.
Considérations générales
Les dernières pages du « Cas Gustloff» sont consacrées à des considérations sur les organisations du P. N. S. O. A. en Suisse et leurs rapports avec les autorités du pays.
Diewerge se demande d'abord si de telles organisations sont contraires au droit d'association prévu par la Constitution fédérale. Il s'appuie sur le commentaire juridique de Fleiner et répond par la négative. Il rappelle aussi les déclarations précises faites à ce sujet par M. Baumann, chef du Département fédéral de Justice et Police. Reste encore l'art. 70 de la Constitution, article conçu en ces termes :
« La Confédération a le droit de renvoyer de son territoire les étrangers qui compromettent la sûreté intérieure ou extérieure de la Suisse.»
De telles craintes écrit l'auteur, ne peuvent exister que dans l'imagination pleine de fantaisie de certains émigrés! Ceci nous fait souvenir d'un article paru dans la «Volsksstimme» (6.2.36) de St-Gall, où il est écrit noir sur blanc: « Gustloff n'aurait pas été assassiné