Zürich, 14 juin 1932, le PCS reproduit la même provocation qu'en janvier 1932.
«Une émeute à Zürich: un commissaire de police et plusieurs agents blessés»
Cette fois-ci, le prétexte sera la grève des monteurs. «Trois jeunes gens haranguèrent la foule après quoi le communiste Fluck invita tout le monde à se former en cortège. [
] Des coups de feu furent même tirés en l'air après que les manifestants eurent de leur côté ouvert un bombardement en règle avec des pavés. [
] Plusieurs agents et le commissaire Scheidegger furent plus ou moins sérieusement blessés par des projectiles.»
Par chance, pas de mort, mais le PCS fera mieux la prochaine fois. Il faut absolument que le sang coule.
Journal de Genève du 16 juin 1932.
Les relations avec l'URSS
Le centre suisse de l'Entente internationale contre la troisième internationale a adressé à tous les membres du Conseil national une lettre s'opposant à ce que la Confédération facilite de quelle que ce soit l'évolution des relations commerciales avec la Russie.
Au point de vue économique, est-il dit, toutes les facilités accordées aux Soviets, ne peuvent qu'à prolonger la durée de la crise. Quant au crédit soviétique, il est certain dit la lettre, que les Soviets ont été dans l'impossibilité au cours de ces derniers mois, de faire honneur à toutes leurs échéances. Au point de vue de notre politique intérieure, tout développement donné au rapports commerciaux entre la Suisse et les Soviets, n'aurait, dit la lettre que des conséquences dangereuses.
Pour conclure, elle demande que le congrès communiste envisagé à Genève pour le 1er août soit interdit.
