Le parti communiste fomente une émeute à Zürich
«Au lieu de travail et de pain, la bourgeoisie fait mitrailler et assommer les ouvriers par la police aux ordres des chefs socialistes, ses laquais. Les chefs social-fascistes au service de la justice militaire et du fascisme.» Le Drapeau rouge du 30 janvier 1932.
Derrière ce morceau d'indignation et de mensonge, la réalité des faits:
1) "Trois jeunes soldats de Zürich", comprendre 3 militants ou sympathisants du PCS qui tend de répendre la subversion au moyen de son journal "La Caserne";
2) La colère de la camarilla des officiers réactionnaires et la haute bourgeoisie financière de Zürich: Le jargon du Komintern. Le PCS jubile, il a créé deux victimes, deux soldats sont condamnés à 10 ans de camp en Sibérie, pardon à 10 jours d'arrêts de rigueur.
3) Pour faire monter la sauce, ils commencèrent une grève de la faim. A noter la critique des "adorateurs de Mussolini" par des spécialistes, les adorateurs de Staline.
4) Une manifestation est organisée par le Secours rouge International et la Jeunesse communiste, deux officines du PCS. Il y aurait eu 5'000 personnes dont "«un grand nombre d'ouvriers socialistes désireux de manifester contre la justice militaire et sa défense du fascisme». Les deux objectifs, d'abord faire croire que des "ouvriers socialistes" sont déçus par les chefs social-traîtres et participent à une manifestation organisée par le PCS, le vrai guide du prolétariat. Et le second, faire croire que la justice militaire serait fasciste car tous les officiers sont des adorateurs de Mussolini.
5) Des militants du PCS (ou des agents du Komintern venu discrètement de l'étranger) attaquent deux guérites et enfoncent la porte de la caserne. L'agression est organisée par le PCS.
6) «Aussitôt, la police qui, à Zürich est aux mains et sous les ordres des chefs socialistes, sans donner le moindre signal, tire sur les premiers rangs de la foule une trentaine de coups de feu
».
Le but de la manipulation du PCS est atteint: en apparence le PCS et les "ouvriers socialistes" sont victimes des chefs socialistes (social-traîtres) en défendant d'autres victimes, deux grévistes de la faim emprisonnés par des officiers fascistes. En réalité, les victimes sont celles d'un plan machiavelique conçu, préparé et effectué par le PCS .
Humbert-Droz peut publier sa version délirante et mensongère: «contre cette offensive brutale de la bourgeoisie aidée des chefs social-fascistes, dressons le front unique de tous les ouvriers.» On fabrique l'événement, tant pis s'il y a des morts et des blessés, afin que le PCS devienne le leader des ouvriers, les chefs du parti socialiste étant disqualifiés par leur collusion avec l'armée, évidemment fasciste.
Italie: «notre vaillant parti communiste, l'animateur du mouvement des chômeurs, mène une lutte de beauté contre les chemises noirs et entraîne derrière lui, la masse des ouvriers et des paysans.» Info tout aussi délirante et mensongère. Faire croire que le Komintern agit et gagne partout.
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