Nuit rouge le 16 juin 1932 à Zurich suite à une provocation du parti communiste suisse:
un mort, de nombreux blessés y compris dans la force publique.
«Les sanglantes échauffourées de mercredi à Zürich: Une bataille à coups de pavés. On assiste à des véritables actes de brigandage. - Une cinquentaine de blessés, dont 3 agents. De nombreuses personnes ont été blessées aux cours échauffourées de mercredi soir. Les manifestants ne voulaient pas disperser et la police dut intervenir jusque dans le quartier de Aussersild. Des coups de feu ayant été tirés du restaurant Zur Sonne, il fut procédé à une sérieuse visite de cet établissement. Les manifestants remplirent des corbeilles de pavés qu'ils portèrent dans les maisons voisines et de là poursuivirent leur bombardement. De nombreuses fenêtres et quelques lampes de la Landstrasse sont brisées et les environs de l'Helvetiaplatz ainsi que de la Landstrasse sont touchés de pavés. Afin de ne pas faire un usage trop fréquent des armes à feu, la police se mit elle aussi à lancer des pierres. L'automobile du service d'alarme qui était intervenue à la suite d'un accident, fut démolie et ses occupants blessés. Une automobile sanitaire eut ses vitres brisées. A la Landstrasse et à la Dienerstrasse les manifestants élevèrent des barricades que la police dut détruire à deux reprises. [
] Au total, 29 personnes ont été transportées à l'hôpital, quelques-unes d'entre elles gravement atteintes. Une vingtaine d'autres manifestants, plus légèrement blessés, ont été transportées par l'automobile sanitaire communiste. § La police a procédé à l'arrestation de 50 personnes, dont un grand nombre de femmes et d'étrangers, plusieurs arrêtés portaient des armes à feu. § M. Wiesendanger, inspecteur de police, arrivé en hâte du Tessin par l'express du soir, a annoncé à la presse que 3 agents de police ont été sérieusement blessés; un grand nombre d'autres sont légèrement atteints. § Il semble que l'affaire avait été préméditée. L'inspecteur, qui est lui-même légèrement blessé, est d'avis qu'il faut renoncer à l'attitude d'indulgence et de tolérance. Il demandera que les agents soient de nouveau coiffé du casque d'acier, car on ne saurait abandonner la force publique de cette façon; on aboutirait à une guerre civile interminable. [
] L'une des personnes blessées a succombé dans la nuit à l'hôpital.

Journal de Genève, 17 juin 1932
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