“Où est les danger?” Sous le prétexte de lutter contre les "fascistes", des actions continuelles visant à créer un climat de crainte et d'insécurité. Les “antifascistes” sont de vrais fascistes!

Le Journal de Genève, le 16 avril 1933

A noter quelques profondes erreurs de la part de R. P.:

A noter que les communistes et Léon Nicole prétendent défendre la démocratie suisse, totale imposture, car ils servent en même temps l'URSS, négation de toute démocratie!


Où est le danger?

En déclarant au Connseil national qu'il y avait dans le pays une dertaine fermentation révolutionnaire, M. Häberlin n'a fait que caractérisé exactement la situation actuelle. En Suisse allemande surtout, les esprits sont agités, le bouleversement hitlérien a consterné l'extrême-gauche et l'a rendue irritable et craintive, tandis qu'il créait un trouble marqué dans une partie de la jeunesse toujours accessible à des influences spiritueles venant de l'étranger. Un conseil fédéral qui était allé prononcer une conférence à Bâle et à Zürich nous disait sa tristesse d'avoir vu de grandes forces policières mobilisées à l'extérieur et à l'intérieur de la salle où il parlait. Les organisateurs de ces réunions avaient eu des raisons de craindre qu'elles fussent troublées par des exaltés d'extrême-gauche. Il est humiliant de constater que dans un pays démocratique où chacun devrait avoir le respect de l'opinion d'autrui, un magistrat ne peut plus s'exprimer en public sans la protection de la force armée.

Depuis lors, les incidents se sont multipliés. A Schaffhouse, à Brugg, à Bâle, à Glattbrugg, communistes et socialistes ont cherché à troubler des assemblées - souvent privées - convoquées par le Front national. A Bâle, la police a dû intervenir, des participants furent blessés et deux communistes arrêtés.

La presse socialiste blâme ces atteintes portées à la liberté de réunion. La Tagwacht qualifie de tactique stupide la conduite des communistes: nous exigeons la liberté de réunion pour tous, écrit-elle, et nous nous défendrons quand des manifestations ouvrières seront sabotés. Nous prenons note de ces protestation, mais elles auraient plus de poids sur la Tagwacht, organe de M. Grimm, avait critiqué la tentative faite le 9 novembre par Léon Nicoe, Nicole a voulu porter le désordre dans une assemblée, violant ainsi un principe constitutionnel. Son initiative fut la cause de l'émeute qui termina tragiquement la soirée. Jusqu'à prédent les communistes de la Suisse allemande qui l'ont imité n'ont pas créé de troubles graves, mais ils ont enfreint la loi, et c'est symptôme grave, car cela montre qu'à l'extrême-gauche, il se trouve des éléments prêts à sortir de la légalité. Les chefs socialistes essaient d'accréditer la légende que des courants fascistes se manifestent en Suisse, et ils se posent en défenseurs de cette démocratie, qu'en temps des triomphes révolutionnaires à l'étranger ils ne cessaient de vilipender. Qui donc cherche actuellement à violer les principes libéraux qui sont à la base du régime? Le Front national a le droit de convoquer des assemblées pour exposer son programme. Si les gens d'extrême-gems veulent l'en empêcher, ils provoqueront des réactions très vives et obligeront leurs adversaires à former des sectiosn de défense. Les querelles s'envenimeront, et l'on aura en Suisse la répétition de ce qui s'est passé en Allemagne, entre nazis et communistes. Dès que des particuliers doivent se protéger enx-mêmes, c'est l'anarchie dans l'Etat - et le commencement de la guerre civile.L'extrême-gauche serait bien avisée de se rappeler quelle fut la conséquence des disputes allemandes.

Les actes de violence commis par les communistes - et certians éléments socialistes - montrent combien nécessaire est le renforcement de la défense de l'Etat; tant au point de vue législatif qu'en ce qui concerne la réorganisation des polices cantonales, des mesures rapides doivent être prises. Et si les socialistes avaient eu vraiment l'amour de la démocratique qu'ils ont proclamée dans leurs discours, ils auraient saisi la main que leur tendit M. Haeberlin. M. Graber a préconisé la création d'un front démocratique pour la conservation et les respect des libertés publiques, M. Graber songeait sans doute au péril fasciste: les actes commis à Bâle, Brueg et ailleurs par des éléments qui de sont point bourgeois lui apprendront-ils que la démocratie est menacée plus sérieusement à gauche qu'à droite?

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