Fribourg, 8 octobre 1932, Une émeute à Fribourg. "Le peuple contre les traîneurs de sabre"
Toujours le même discours de la gauche, une émeute est toujours de la faute de la police. Ici, c'est se rajoute la "dictature militaire" et les "impairs du major Boccard". Ces pauvres soldats qui avaient subis tout y compris le froid et la famine cherchaient "quelques légitimes compensations à toutes leurs misères". Entre en scène, le major Boccard "avec son manque de tact habituel" qui fit arrêter le miltaire Lauper. De plus, cet officier a commis l'erreur de revenir sur place "pour les morigéner".
Le Travail du 9 octobre 1932. A cette époque, un quotidien ouvrier avait du vocabulaire.
"Le poste de police qui fut pris d'assaut". "Il était une heure du matin quand les hydrants, à ce moment aux mains des assaillants, furent dirigés contre le poste et ses défenseurs. Ceux-ci, de l'intérieur, tirèrent avec leurs fusils, heureusement personne ne fut gravement blessé. Les prisonniers furent libérés par les manifestants, qui, après coup, allumèrent un feu sur la place de l'Hôtel-de-Ville. Ce feu fut alimenté par une moto de gendarmerie, un malheureux petit char présent sur la place."
Ce n'est pas en URSS que ces émeutes arrivent, car le GPU les liquident vite fait! De plus, la terreur constante devient préventive!