Lausanne, 1er mai 1932, le Parti communiste suisse manifeste malgré l'interdiction

Vue la situation tendue en Suisse suite à une activité subversive croissante, le Conseil d'Etat a interdit au parti communiste de manifister le 1er mai. «Les communistes de Lausanne ont immédiatement compris que l'arrêté gouvernemental était arbitraire, anticonstitutionnel et tout à fait grotesque. Aussi décidèrent-ils de n'en pas tenir compte. Comme les années précédentes, une manifestation fut préparée pour le matin du 1er mai sur la Riponne.» Si cet arrêté était anticonstitutionnel, pourquoi ne pas déposer une plainte? En fait, cette interdiction découlant de la stratégie de tension pratiquée permet au PCS de poser en victime d'un état évidemment fasciste et lui donne l'occasion d'organiser une nouvelle provocation. Quand des orateurs voulurent prendre la parole, ««une nuée de flics s'abattirent sur l'assemblée, appréhendèrent ceux qui ne s'empressaient pas de circuler et qui n'obtempéraient pas immédiatement à leurs ordres. Il y eut 37 arrestations dont onze furent maintenues et ce sont ces onze camarades qui comparaissaient le 28 juin devant le tribunal de police. »

Drapeau rouge du 9 juillet 1932
Le Drapeau rouge du 9 juillet 1932

Drapeau rouge du 9 juillet 1932

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